Bienvenue, Invité. Veuillez vous connecter ou vous inscrire.
26 Septembre 2021 à 06:40:18

Izazen  |  Messages récents
Pages: [1] 2 3 ... 10

 1 
 le: Aujourd'hui à 00:13:59 
Démarré par Guy H - Dernier message par Guy H



20, la contemplation, nouveau regard ou vue sur les choses,
 modèle, vision sacrée et
27, les lèvres ou nourrir, administration de la nourriture.


La vue (ce qui se voit et ne se voit pas), amplifiée d’une contemplation permet de mettre en lumière toutes intentions naissantes.
Et pourquoi pas d’administrer une nourriture appropriée.H27



20, la contemplation, regard ou vision sacrée.  KUAN.

Le trigramme Terre est surmonté du trigramme Vent ou bois.
Le Vent court sur la Terre atteignant et touchant toute chose.
C’est l’image symbolique du regard circulaire.


Les mots : obtention d’une vision d’ensemble – observation libre d’attachements – compréhension accrue – solitude –
intégration grâce à la réflexion.


Mais aussi :
Regarder au loin, observer d’un lieu élevé. Contempler, examiner. Parcourir et visiter un pays. Aspect, vue, apparence. Juger, conjecturer, deviner. Conception, point de vue, idée. Faire voir, faire connaître, instruire, informer.
Lieu élevé d’où l’on peut voir de loin, belvédère.
Monastère, temple taoïste.

Autres symboles :
Une chouette – l’œil capable de voir dans le noir – le regard de la chouette – regarder l’invisible de la situation – contempler – observer – un monastère – un belvédère.

Ricci : perception de l’invisible, moment où l’on saisit
 l’influx des énergies cachées.


Cet hexagramme est particulièrement
imagé par les traits (yin et yang)
 deux traits yang surmontent 4 yin.
 Cette image est une tour,
depuis laquelle il est possible de voir loin mais
d’où depuis le lointain elle sert de repère.
La vision est dite circulaire.

On en vient à la nécessité de choisir ce qui est important de voir
et l’importance de voir le sacré.
Nathalie Chassériau de préciser cette importance de voir autrement:
Un regard perçu par les autres :
Ceux qui savent vraiment voir ce qui les entoure et en perçoivent les aspects cachés
ont souvent un regard plus brillant et plus perçant que celui des autres ;
cette intensité n’échappe pas à ceux que les entourent.

Elever son point de vue traite aussi du charisme, celui d’une personnalité dont le rayonnement
 peut influencer l’entourage et qui se doit d’en tenir compte.


Autre image par l’idéogramme, à gauche,
 est celle d’un héron, oiseau criard portant une aigrette.
C’est un animal grave et digne et
l’idéogramme qui représente cet animal,
lui donne deux bouches comme pour inciter sur sa voix dont la puissance attire la femelle.

A droite un œil est immense, placé sous un homme
qui fait effort pour voir au-dessus de la foule et
cet immense œil montre que l’homme est fasciné et attiré
 … peut-être par l’envie car tourné vers l’intérieur.

 KUAN est " la dignité que l’on regarde ".
Double vision si j’ose dire.
Il est dit, tout le monde regarde
mais les uns regardent dans l’attente de quelque chose et
les autres à la recherche du moyen d’obtenir ce quelque chose.

Dans tous les cas ce n’est pas au présent
 qu’il faut conjuguer l’objectif mais au futur.

La forme de l’hexagramme représente un temple ou une ancienne tour taoïste, symbole
des différents corps de l’être humain:
physique, astral, mental, âme et spirituel.

Le temple permet de voir et d’être visible, tel un phare ou un modèle,
 soit depuis son portail, soit de puis son sommet.
 Le portail permettant de focaliser la vision.
Le sommet lui, de représenter le chemin permettant d’élever sa vision afin d’acquérir la clarté d’esprit.
La vision sacrée est alors mise en éveil.

Cela réclame aussi d’avoir une attitude grave, réfléchie dans la contemplation,
où chaque geste aura un sens et des conséquences.
C’est également le temps de faire un bilan…
bilan de ce qui a été accompli et
donc vu sous un autre regard que l’initial.
Voir autrement qu’hier.

L’objet ou le but visé (en cet hexa) doit occuper
tout notre esprit et rien ne doit le distraire
 s’il l’on veut réussir.
Ici ce n’est pas la réalisation
ou le but qui sont importants, mais ce qui les précède.
On va donc servir de point de mire à des regards
et il nous faut agir en conséquence,
 attentif à nos moindres actes.

Et si notre vision s’élargit parce qu’au "cœur"
  de l’hexagramme se trouve  le 23, l’éclatement…
une vision nouvelle a besoin d’abord
que l’ancienne s’effondre , vole en éclats.

Comme si le temps de la disparition
 (de l’ancienne vision) est propice à l’élévation du regard.
Des hexagrammes dérivés au H20
nous avons le H42 augmenter
 H59, dénouer
 H53 progresser pas à pas
 H12, adversité
H23 usure
 et H8 alliance.
Six hexagrammes afin de plonger notre regard en ses différents aspects.

La vision inspire à la contemplation du spirituel et d’être doté d’un pouvoir
celui d’émettre de l’harmonie.
La droiture s’impose d’elle-même.

Cet hexagramme a une importance particulière
 car il plonge dans le regard,
celui de tous les jours et
 manifestement cette plongée en
ce regard renseigne, enseigne.
Celui qui a une vision éclairée ne fait pas la différence
 entre lui-même et le reste de l’existence. Le tout devient lumineux.

Il n’y a aucune frontière, son point de vue est :
  "Je suis tout ce que je perçois et tout ce qui existe est en moi. "
On dit que celui qui voit loin et dont la pensée est profonde,
inspire le respect et influence les êtres sans qu’ils le sachent.

Au cœur du regard porté sur le quotidien……
 est venu l’instant de réfléchir à la vie,
 de prendre du recul par rapport à l’activité et
à l’emprise d’un esprit affairé,
 et d’expérimenter la nature profonde d’un détachement serein.

 François Roustang écrit ceci sur le regard :

"  Lorsqu’on fixe un objet, on supprime l’environnement
dans lequel il se situe. Mais alors il devient impossible de voir.
Le rapport de la figure au fond est nécessaire pour qu’il y ait
perception; si le fond est effacé, la figure l’est aussi."


  " Ô quand tu nous tiens, tu apportes souplesse et don de soi. "
Cette citation incite à se limiter à l’instant présent et de contempler ce qui va encore déranger l'ancien regard, une perception nouvelle.

A la vue de cette vision nouvelle, il est important de ramener son regard à son comportement,
 ses paroles, ses actions et cette étude d’exprimer deux souhaits suprêmes :
aider et comprendre le yang pur.

Le guide a une vision nouvelle, il est celui qui apporte une nourriture et l’administre. D’expliquer l’importance de l'alimentation quotidienne.
D’exprimer une grande force par la souplesse
( "la mastication" )
 mais aussi sa grande vue sur le long terme…
 pas forcément par une dynamique extérieure (yang –visible)
 mais une réflexion dynamique ( yin- invisible).



27, Les lèvres ou nourrir , administration de la nourriture.

Les mots :  nutrition – santé – bien-être – apport aux autres – instauration de l’équilibre – sustentation du corps, de l’esprit et de l’âme .

Mais aussi :
Bas du visage, menton, joues. Nourrir, entretenir.

Autres symboles :
La bouche – les joues – la tête – nourrir et se nourrir de concepts, d’informations, tout autant que d’aliments – c’est là entretenir la rectitude.

Le Ricci : entretien de la vie, moment où la puissance atteint graduellement tous les êtres et les fait vivre.  (en paix )


Ce guide est une image très belle.
Tonnerre en bas où un trait yang " pousse " deux traits Yin,
c’est comme un bol posé, ouverture vers le haut, la mobilité en action,
cette action est de mâcher mais également celle d’ouvrir une bouche
 pour introduire et avaler.

Montagne en haut, autre bol renversé lui sur celui du bas, il y a stabilité.
Image de nos mâchoires,
l’une mobile l’inférieure,
 l’autre immobile attachée au crâne.


"  Ainsi l’homme de bien est attentif dans ses paroles
et mesure dans ce qu’il mange et boit. "


Le tonnerre gronde au pied de la montagne.
Turbulence et roulements où s’entendent le désir et l’impatience.
L’égarement poussant à des paroles excessives,
 engendrant des réactions brutales,
 nourrissons nous par ce guide de cette humilité.

S’il importe de calmer des ardeurs,
 c’est qu’aucune faim
– physique, affective, spirituelle, sexuelle ou autre –
ne se comble réellement dans la hâte.

En Chine plus qu’ailleurs, le corps et l’esprit ne font qu’un.
Si la tempérance favorise un bon entretien du corps,
 une nourriture correcte n'influence-t-elle pas l’esprit en retour ?

Une saine régulation transparaît dans la manière de se comporter avec l’entourage,
 et notamment dans les paroles qui sortent de la bouche.
Il est surtout question de pensées de paix qui devront mûrir
 puis en chemin de pouvoir devenir paroles et déboucher sur des actes concrets.

Michel Foucault dans " Le souci de soi " nous éclaire de belle manière.
 "  Il ne s’agit pas d’instaurer une lutte de l’âme
 contre le corps, ni même d’établir des moyens par lesquels elle pourrait se défendre en face de lui,
il s’agit plutôt pour l’âme de se corriger elle-même
 pour pouvoir conduire le corps
selon une loi qui est celle du corps lui-même. "


" En s’asseyant dans le silence, détendu et confortable,
observant simplement la respiration et les pensées,
 on vide l’ esprit et les tensions qui affectent le bien-être.

Quand une pensée qui captive l’attention s’élève,
on respire alors calmement, cette tension se relâche et
l’on revient à la neutralité.
C’est la forme de méditation la plus simple et elle fonctionne… "


Par le manger (mastication) on rumine
ainsi de n’être plus hypnotisé par les habitudes terrestres, par une illusion sociétale.
Si l’inférieur exprime la dynamique (le tonnerre), le supérieur demande un arrêt, une réflexion de la retenue (la montagne).

En ce H27 l’idée basée au niveau de la bouche
démontre que de grandes choses comme des petites sont contenues puis délivrées en paroles justes , appropriées à une situation de décantation.

Cela demande de demeurer dans la juste confiance en cette nourriture
pour ramener de l’ordre et faire accepter le farouche,
quoi de plus normal que de vivre le plus simplement en mangeant
chaque jour ces "petites choses" comme de plus "grandes".

En ce H27, il y a matière à surveiller le comment nous mangeons,
comment nous absorbons tout ce qui va constituer
 notre corps,
 notre mental,
nos paroles!

Être attentif à tout ce qui décroît comme
à toutes forces montantes (Yin ou Yang) maîtrisées.
Et de ressentir les deux énergies imbriquées
contraires complémentaires qui "s'expliquent" lors de la "digestion. "

Sachant que tout évolue comme il se doit, de manière parfaite (et imparfaite),
ces forces font reprendre progressivement… …
 de l’harmonie en soi.
Il y a alors une transformation symbolique
croissance et décroissance ne font plus qu’UN
et se vivent dans l’éclat en une saine lumière.
C’est la conscience de soi qui s’exprime.

L'étude, tous les jours un peu plus
le Tao, tous les jours un peu moins
de moins en moins jusqu'au non-agir comme alimentation.


Pour l'association de ces deux hexas, le symbolisme des trigrammes : nous retrouvons cette énergie duelle des trigrammes.

H20 : le trigramme Terre en bas est surmonté du trigramme Vent (ou bois).
H27 : le trigramme Tonnerre en bas est surmonté du trigramme Montagne.

Il est significatif que l’élément Terre est le catalyseur et
doté d'un grand pouvoir de perception intérieur, le vent l’accompagne.

La terre laisse souffler le vent en son sommet et de lui intimer : regarde bien le panoramique et découvrir un chemin nouveau.
Puis d’utiliser le tonnerre pour s’accorder avec la montagne qui reste en haut du H27.
Réunis tonnerre et montagne, de s’accorder à alimenter, nourrir les populations.
Le tonnerre, son fracas entre en action mais la montagne de stabiliser cette action, mesurer la nourriture.
Ces deux éléments étant les garants d’une alimentation harmonieuse propice à élever son YIN
propice à mesurer toutes paroles. L’hexa nucléaire étant le H2. L’élan réceptif.

La conclusion à cette étude nous vient de Dominique Bonpaix en son
« Yi Jing pour les nuls ».
" Pour mieux comprendre :
…/… Une force accueillante et engendrant la vie œuvre au cœur de la situation.
Disponibilité et adaptabilité aux circonstances permettent de maîtriser les égarements et les impulsions, de trouver la régularité et la modération nécessaire à une nourriture quotidienne."


Ouvrir des espaces… c'est trouver une tranquillité, une réceptivité
propice à alimenter son intérieur et extérieur,
la paix de l’âme.
D’où une phrase répétitive en ce Yi Jing : Fondamentalement ouvert.

 J'ajoute à cette étude
qu'à toute vision nouvelle dans le quotidien,
 un potentiel extraordinaire "sort" de terre.
Tout danger extérieur n'a pas de prise, même si cela "souffle",
le vent s’arrêtera de lui-même, laissant place à la montagne sereine.

C’est le principe même des transformations,
ce n’est plus subir le déroulement des phénomènes,
mais d’en côtoyer leur émergence par la vision du quotidien.



Guy H

[Aparté : A signaler qu'il n'y a aucun rapprochement à des événements actuels,
 et si cela était, complètement fortuit cela serait, car les baguettes utilisées apportent chaque jour des hexagrammes de manière aléatoire pour cette étude.


 2 
 le: Hier à 22:02:37 
Démarré par Guy H - Dernier message par Guy H


46, La poussée vers le haut ou croissance et
53, progresser pas à pas.


Par cette parfaite succession des hexagrammes…
dans "  Initiez-vous au Yi-King " le Dr J.P Guyonnaud indique ceci :
" H44, les rencontres conduisent au rassemblement (H45),
le rassemblement permet de monter et l’union faisant la force (H46),
mais à force de monter on s’épuise. H47."
Et encore ceci :
" Les êtres et les choses s’assemblent, grandissent, avancent.
C’est l’image symbolique du Bois qui naît en terre,
de s’élever sans cesse, signifie employer la force.



46, la poussée vers le haut ou croissance.

Les mots : évolution constante – gain de confiance – acceptation de défis – promotion – reconnaissance .

Mais aussi :
Monter, s’élever. Monter en grade, être promu. Sheng est une ancienne mesure de capacité, environ un dixième de litre.

Autres symboles :
Des céréales à l’intérieur d’un boisseau – une mesure à grain – ascension – monter – promotion – les céréales dans le boisseau se déversent et s’élèvent en un tas.

Le Ricci : promotion, moment où l’élément faible fait effort pour s’élever à un niveau supérieur.


Deux traits composent cette image :
une côte abrupte, sur laquelle les pas laissent leur trace.
C’est une " ascension lente ".
" Ce qui est petit grandira un jour !"

Poussée vers le haut, monter, naissance, croissance SHENG.

Au cœur de la terre naît le bois, croissance.
Ainsi l’homme de bien grâce à sa nature docile (tel un arbre) accumule peu à peu pour s’élever et grandir dans la vie.
Au cœur de l’hexagramme un autre évoquant aussi un arbre différent, le H54, l’épousée qui est celle qui veut satisfaire son ambition
et s’élever dans la société, perpétuer les générations mais cela implique des devoirs
et de pérenniser un arbre généalogique.

Regardons alors cette complicité de la terre et du bois :
l’une incarne la malléabilité par laquelle on s’adapte,
 l’autre tire de la souplesse son endurance et sa force.

Nathalie Chassériau (" Prenez les bonnes décisions avec le Yi King") apporte une introduction éloquente pour définir ce H46 :
" L’hexagramme traite d’une qualité rare et précieuse : l’endurance opiniâtre de ceux qui ont un but et le poursuivent dans l’obscurité, parfois dans la solitude, sans jamais se laisser décourager par les résistances qu’ils rencontrent, ni par l’apparente aridité de leur cheminement. "

La terre est le centre, le cœur, le vide,
 où la naissance s’ébauche.
Le bois est l’image de l’effort patient par lequel
ce qui veut apparaître finit par prendre forme.
L’arbre prend racine dans le sombre sous terre et sans aucun découragement branches et feuilles le font croître, ce qui est en bas est comme ce qui est en haut.
Par des actions combinées,
 les forces se concentrent à l’intérieur,
 forgeant dans les profondeurs
 la puissance tenace qui pousse à grandir……c’est la sève.

Le temps est long avant que l’on perçoive la lumière
 et finisse par percer.
Un temps où chaque effort est
 un pas supplémentaire vers le Sud.
Un temps de rudesse, où il faut consentir,
 faire confiance sans savoir.
Jusqu’à ce que peu à peu,
 à force de don et de courage,
 on gagne en solidité,
 en densité, en ampleur.
La forêt de devenir.

Jusqu’à ce que l’abnégation conduise à la hauteur.
Il faut pour cela comprendre la qualité première de la terre, (H2)
toute de docilité, de flexibilité, d’abandon ou don de soi.

"L’idéogramme Shun, suivre le flux, comprend les notions de docilité, d’obéissance, de naturel, de coulant, d’aisé.

Il y a ici l’idée de se laisser porter par le flux naturel de l’existence,
de ne pas s’opposer au cours des choses,
d’épouser le mouvement global,
 de ne pas intervenir à tort et à travers. "


En fait l’ "homme doué "(ou homme de bien) conseille de comprendre que la vie demande parfois de reculer
 en mordant sur le terrain gagné.
Se révolter c’est perdre inutilement de l’énergie.

Ce H46 en événementiel invite à
  "s’abandonner, accepter" les circonstances telles
qu’elles se présentent, n’opposer aucune résistance,
cette attitude permet de prendre appui sur un courant plus profond.

De faire appel à des ressources naturelles :

"  Ne plus penser et ne plus sentir, pour que la pensée et
le sentir soient portés à leur optimum de puissance. "


L’homme de bien imite la terre lorsqu’il laisse le monde venir à lui et l’accepte tel qu’il est.
Il imite le bois qui s’enracine lorsqu’il laisse le temps donner forme à ses efforts.
Il fait confiance à ce mouvement simple d’abandon qui recueille.
Il connaît la mécanique sans prétention de
ce qui s’épaissit peu à peu pour s’élever et grandir.

François Roustang ajoute : 
" Sur quoi va-t-il donc prendre appui ?
Sur ce qui ne dépend pas de lui, sur ce qu’il possède
sans en avoir la maîtrise, sur ce qu’il ne s’est pas donné,
sur ce qui lui est le plus nécessaire et qu’il ne peut que recevoir :
son existence en cet instant.

Sur cette existence sans détermination particulière,
il peut faire fond tranquillement, mais à condition
qu’il se défasse de tous ses avoirs ou que, du moins,
il les considère comme découlant de cette source première."


Une croissance pour être pérenne suscite un développement par étapes, c’est tout trouvé avec le H53.


[/color]

53, progrès graduel, pas à pas.

Le trigramme Montagne est surmonté du trigramme Vent (ou bois).
Ce H53 est une progression réglée, graduelle, imagée par l'élévation des arbres
et c’est la montagne qui fixe les étapes.
Un arbre croît au sommet d’une montagne qui par sa masse a concentré beaucoup d’eau en son intérieure, lieu où de nombreuses sources y coulent.

Les  mots : progrès graduel – continuité – prudente lenteur – faculté d’adaptation – approche convenable.

Mais aussi :
Se déverser dans, se jeter dans (cours d’eau). Mouiller, humecter, imbiber.
Exercer une influence (bonne ou mauvaise). Prononcé au quatrième ton) : Avancer pas à pas, pénétrer peu à peu, graduellement.

Autres symboles :
L’eau, le char, la hache, ces trois éléments creusent petit à petit les surfaces avec lesquelles ils sont en relation – progression par à-coups – mouvement cyclique.

Le Ricci : développement régulier, moment où une nouvelle étape est franchie dans la marche vers un accomplissement final.


En ce H53 on perçoit la manière d’utiliser la réceptivité en soi et
d’autres qualités toutes yin.

Faire entrevoir une progression harmonieuse
se présente sous la forme de trois images dans le pictogramme chinois.
- L’eau de la rivière qui creuse peu à peu son lit
- Le char lourd qui avance lentement
- la hache qui débite le bois petit à petit par éclats.


Que des signes symbolisant une progression par petits pas…
chaque jour est un pas nouveau.

L’idée est d’avancer peu à peu… comme par une autre image antique toute chinoise dirions-nous :
"La femme à marier attend que l’homme s’avance " !
Le progrès graduel décrit une avancée lente, cadencée, régulière, pour laquelle la patience et l’endurance sont requises tout comme en toute méditation.

Dans le texte du H53, le symbole de cette progression est imagé par un échassier (grue, héron ou oie sauvage) au vol tranquille et sûr – oiseau migrateur dont le retour
 à date fixe est perçu comme garant de fidélité
 et d’espérance à atteindre des lieux où il fera bon y vivre.

Les différentes étapes du voyage de cet oiseau s’accompagnent du thème de l’enfantement,
symbole du projet que l’on cherche à mener à terme.
Cette capacité d’engendrement,
c’est la femme qui en est l’exemple (pérennisation des générations) et le symbole.
C’est donc la principale qualité YIN qui est mise en avant ici :
par un terme chinois qui signifie :
attendre, espérer, accueillir, se proposer
 et sert de marque pour le futur.

L’homme, quant à lui, est caractérisé par le terme
 qui désigne à la fois le mouvement et une action,
 une marche en avant caractéristique du comportement Yang disons du Ciel.

Tandis que la femme son domaine est la Terre et sa réceptivité,
c'est l'assurance de pérennité;
l’arbre sur la montagne apporte deux indications :
la montagne est rigueur, le bois est force de croissance.
En incrustant patiemment ses racines dans la roche,
l’arbre en dissout jour après jour l’inaltérable
dureté et grandit lentement,
 fortifiant sa sève par cette résistance.

Il est dit que le sage à la rigueur,
il n’a d’autres ancrages que sa force personnelle,
d’autre souci que de maintenir la direction qui l’affermit telle la sève
 de l’arbre qui embellit.

Et toute arbre avec ses racines contourne même les roches
 les plus denses du sol.

En cette situation il est utile d’avoir une hauteur intérieure ,
et non pas un motif d’orgueil ou de mépris.
Le sobre, le quotidien, l’ordinaire est ce terrain où s’exerce tout apprentissage.
Ainsi le sage est-il également flexible comme le bois ?
Il considère le banal avec bienveillance et respecte les usages courants.

Plus, il voit dans leur continuité le signe d’un accord

"  L’homme de bien travaille à la racine.
C’est sur des racines bien ancrées
que la Voie peut croître et s’épanouir. "
Confucius.

Les ultimes conseils sont particuliers au 6èm trait du H53
avec ce texte qui commence par :
" L’oie des moissons progresse à hauteur de coteau…/…"

Messagère céleste, l’oie guide l’être sur son chemin.
Il convient de suivre son exemple, de ne rien faire avec précipitation mais spontanéité, d’avancer petit à petit dans la vie, sachant appréhender ce qui survient par la force d’un vent appelé harmonie.
Par trois fois on parle d’une oie sauvage et d’un conseil associé.

Cette oie qui prépare son émigration comme synchronisée avec le temps.
Un périple se prépare, un élan se forme, la traversée quitte le point zéro.

" Volant vers la rive" : prendre conseil avant de s’engager dans une voie.
"Avançant vers le haut de la falaise" : partager votre nourriture avec ceux qui vous entourent.
"S’envolant au plus haut des nuages" : le chaman doit utiliser ses plumes pour exécuter la danse du vent. " (citations en la version de Sylvie Verbois)

Ce guide demande de travailler à pas mesurés et décidés,
ce qui implique de développer des qualités yin éminentes…imminentes…
principalement la souplesse comme celle de tout arbre !


" En s’asseyant dans le silence, détendu et confortable,
observant simplement la respiration et les pensées,
 on vide l’ esprit et les tensions qui affectent le bien-être.

Quand une pensée qui captive l’attention s’élève,
on respire alors calmement, cette tension se relâche et
l’on revient à la neutralité.
C’est la forme de méditation la plus simple et elle fonctionne… "


"Celui qui se maîtrise lui-même détient la vraie puissance. "

Associés H46 et H53 expriment,
de s’élever, grandir, progresser.

Le symbolisme des trigrammes.
H46 : le trigramme Vent (ou bois) en bas est surmonté du trigramme Terre.
H53 : le trigramme Montagne en bas est surmonté du trigramme Vent (ou bois).

La progression du bois en terre est aussi l’image de l’humain qui vit sur cette planète et de faire face à des moments de difficultés voire périlleux et en un élan de communication utile, parvient à se défaire d’une adversité.
Une poussée vers le "haut" trouve son espace.

Le H46, traite des évolutions constantes de la nature qui poussent
 parfois à de l’épuisement (H47), à une contrainte mais pas de résignation naissante.
La progression est de ne pas faiblir, la montagne de bien le savoir

En ce H53, une montagne pour base dit-on ordonne,
si la montagne apaise, calme, le vent lui insidieusement s’engouffre, transporte,
modélise puis de s’accorder avec elle.

L’arbre s’accordant aussi par tout temps et en toute saison même d’être malmené par des tempêtes, se concentre dans la sève,
ainsi sa progression subit les aléas des saisons bonnes et moins bonnes.

De là l’homme de bien mesurer toutes paroles et l’harmonie qu’il dégage
de lui faire prendre toutes les précautions utiles de manière douce,
 une juste confiance de faire naître en soi le succès……
 d’être enfin modelé par ce vent avec raffinement.

Un élan vers le haut de son Être et comme il se doit
la plus belle des manières de montrer cette hauteur atteinte :
c'est de vouloir y apporter de la douceur sans empressement.

 

Guy H

[Aparté : A signaler qu'il n'y a aucun rapprochement à des événements actuels, et si cela était, complètement fortuit cela serait (quoique),
car les baguettes utilisées apportent chaque jour des hexagrammes de manière aléatoire pour cette étude.]


 3 
 le: 12 Juillet 2021 à 11:04:52 
Démarré par Guy H - Dernier message par Guy H
Izazen

fort justement ce clip correspond au "coeur" du sujet .
Merci infiniment.


Guy H

 4 
 le: 11 Juillet 2021 à 11:47:03 
Démarré par Guy H - Dernier message par Izazen

Merci Guy H Lèvres scellées




 5 
 le: 11 Juillet 2021 à 07:37:04 
Démarré par Guy H - Dernier message par Guy H

11, harmonie, paix, concorde ou prospérité et
33, nécessité du retrait stratégique ou faire retraite.


Une première d'un titre appuyant une idée, celle de l'instant.




11, la Paix, concorde ou prospérité.

Le trigramme Ciel est surmonté du trigramme Terre.
Les éthers du ciel et de la terre s’unissent et s’harmonisent.
Nous sommes dans l’émerveillement de l’harmonie.

Les mots : harmonie – équilibre- perfection- stabilité – sentiment de bien-être- conditions favorables- expansion.

Mais aussi :
Grand, éminent. Suprême, extrême. Très. Paisible. Excessif, fastueux, prodigue.

Autres symboles :
Fluidité – extrême – de l’eau coule entre les mains – fluidité et stagnation alternent naturellement.

Le Ricci : prospérité – développement harmonieux, moment où les contraires communiquent.


Quelle bien belle image ce H11.

http://www.thetaooracle.com/print-peace.htm

Image à visionner sur le site de Ma Deva Padma, puis cliquer sur sample cards et ouvrir la carte Peace ou une toute autre
elles sont toutes à visionner sur le site.

D’abord visualiser les deux éléments qui composent cet hexagramme.
En bas ; dans les trois traits du bas, que des traits Yang, se trouve l’image du Ciel
et en haut dans les trois traits yin, c’est l’image de la Terre.

Comme la nature du Ciel et son mouvement est d’aller vers le haut,
 et la nature de la Terre a son mouvement de s’enfoncer en terre,
ces deux éléments fondamentaux s’épousent la plus harmonieusement si harmonieux ce mouvement est créateur de prospérité.

On dit qu’il y a une harmonie complète et tout expansion
est favorisée alors que les éléments néfastes
sont refoulés naturellement et rien ne favorise leur développement.

Une belle citation de Jean Lévi dans  " Les Fonctionnaires divins" :

  " La seule conformité aux rythmes saisonniers le métamorphose en roi,
car il accomplit par ce seul geste un acte de gouvernement."


L’idéogramme chinois très beau, enseigne de grandes idées.
Un homme en haut dispose de ses deux mains pour cultiver (son champ)
 et d’eau ( en bas de l’idéogramme) pour l’ irriguer.
C’est là le symbole de la  "paix dans le travail ".
Est-ce la définition de gouverner ?

Quand le grand et le petit vont devant l’un de l’autre, c’est l’harmonie générale.
Ciel et Terre communiquent, les rapports de force Yin et Yang s'interpénètrent,
 favorisant la floraison de tout ce qui pousse à travers les saisons.

Cette prospérité qui est liée à ce moment parfait " d’épousailles "
 entre ces deux éléments forts, est décrite comme un moment
riche de possibilités et de tranquillité.

C'est gouverner les éléments Yin et Yang, les plus opposés et complémentaires.
D'œuvrer face aux forces de méditation qui s’engagent n’est pas perçu au premier abord pour un jeune.

Le conseil donné par le H11 est un parfait équilibre qui s’instaure
 entre les polarités Yin et Yang du printemps.
Le cycle poursuit son déroulement jusqu’à ce que les positions
s’inversent lors de la séparation automnale.

La configuration finit ainsi par se renverser :
 les deux figures ne sont pas seulement en opposition,
elles sont le retournement et l’aboutissement l’une de l’autre, comme avec les H23 et H24.

Ce retournement est annoncé dans chacun des deux hexagrammes.
 H11 et H12…ete H23 et H24.
En résumé dans l’usure (H23) est liée une mutation importante
et la prospérité en est l’aboutissement en retour. (H24).
Si l’on use de trop de discipline on obtient l’effet inverse que celui qui était recherché à l’initial.

Prospérité est un contexte d’échange, où la rencontre entre
 Ciel et Terre permet l’exubérance printanière (un peu de folie ne nuit pas)
puis, les relations se durcissent
 (comme les conflits, d’où parfois l’intervention de gens armés)
 et au fil du temps, les difficultés apparaissent,
 d’où des récoltes bonnes ou mauvaises.

D’où des considérations de ce que l’homme a fait de la nature.
Pierre Rhabi apporte une tonalité à la prospérité sur cette planète.

"Un jour, il nous faudra bien répondre à notre véritable vocation
Qui n’est pas de produire et de consommer sans fin, mais d’aimer, d’admirer et de prendre soin de la vie sous toutes ses formes !"


Carol.K.Anthony et Hanna Moog en leur ouvrage " Yi King l’Oracle de la Voie du Cosmos" cernent le problème lié à une prospérité débridée:
" Le Sage nous apprend, dans cet hexagramme, que le « petit » doit tout d’abord « s’éloigner » pour que le « grand » puisse approcher, sous la forme d’harmonie, de paix et de prospérité.
Le « petit » désigne ici les idées de base, ou prémisses, inventées par l’ego collectif, qui sont les « meneurs » du désordre.
Nous sommes guidés afin de les identifier, puis de les éliminer.
La première d’entre elles est l’idée que les humains sont spéciaux au sein de la création et que l’univers tourne autour d’eux. Cette idée de base a généré la « bande de gazon » de croyances erronées sur la Nature, lesquelles sont responsables du désordre.
 Ironiquement, les versions traditionnelles de cet hexagramme considèrent ces croyances comme des vérités ancestrales, alors que c’est précisément sur elles que l’ego collectif fonde son autorité pour établir et maintenir sa domination sur la Nature et la société…./…

[deux phrases à retenir des versions traditionnelles.]
 « l’homme à pour destinée de représenter la volonté du ciel et de la terre » et
« l’homme a pour tâche d’ordonner la Nature. »
Version Wilhelm qui devient dans la « brique rouge » de C.Javary :

  " Les Souverains ainsi
par leur capacité à parachever
le Dao du Ciel-Terre
accompagnaient l’adéquation
du Ciel-Terre
et aidaient ainsi au bien-être de tout
le peuple. "

 
Et cela débouche sur une antique citation (énigmatique qui nécessite une explication)
Au sixième trait du H11:

  " …/…le rempart fait retour au fossé. "
C.Javary et P.Faure apportent cette explication.

"A ce niveau (de la prospérité), comme souvent au niveau de sortie d’un hexagramme, la situation bascule et un mouvement de repli se manifeste.
Après avoir culminé à la ligne précédente, la PROSPERITE « se fane » comme l’ADVERSITE (H12) au dernier trait de l’hexagramme opposé H12…/…
L’interaction entre souffles créatif et réceptif cesse de se produire.
L’échange se sclérose et tourne au rapport de forces.
Les relations se transforment en rigidités défensives symbolisées par
 le rempart, dont l’écroulement évoque une retombée
à la mesure de la position élevée atteinte au stade précédent (5èm trait). "


Cela se termine (cette prospérité) par une appréciation mantique négative en ce H11
 par « présage de gêne ! »
 C'est si peu dire lorsque l'écologie est au cœur de cette gêne !

Toutefois, un nouvel espoir est né, la paix est la bienvenue.
Le cycle du temps met en valeur le bien-fondé et l’unité des contraires.
C'est ce qui guide de ne pas faire d’effort pour surmonter une oppression.
Persévérer dans une réflexion fait qu’elle aboutit au concret.
C’est qu’il est bon de méditer à propos de situations paradoxales présentées
 par le Livre des Changements,
développer du Yin mais en garder très haut du Yang.

Ces périodes d’harmonie constatées
sont la marque de la délicate
 phase de transition entre l’obscurité et la lumière,
 l’aube et le crépuscule,
quand tout semble être à sa juste place dans le monde et
que l’on expérimente un sentiment profond de bien-être et de liberté.

De tels moments rayonnent et étincèlent de promesses.
Le Ciel se manifeste sur Terre et la vie semble divine.
C'est un moment de grande fluidité entre créativité et réceptivité.

Et cette paix renvoie à des leçons apprises.
On ne peut être empêché
 d’être inspiré à donner le meilleur de soi-même et
paradoxalement si tous les feux semblent être au vert,
on manifeste la nécessité de faire retraite avant de changer de cycle.
Le H33 est recommandé.



Nécessité du retrait stratégique ou faire retraite.

Le trigramme Montagne est surmonté du trigramme Ciel.
Le ciel par sa nature est au-dessus.
Néanmoins la montagne demeure immuable
et conserve ses forces, même si elle est dominée.

La réflexion de faire retraite passe à la
dimension des actes à accomplir,
d’un retrait ou de plusieurs .
Guidé par la manière d’inciter autrui, cela induit
un cycle naturel des choses, nouveau, celui de faire retraite
en ne s’exposant pas.

Les mots : départ à point nommé – lâcher prise – repli – réévaluation – retrait – conseil de s’en aller sans la moindre hésitation (de la situation).
Mais aussi :
S’enfuir, s’échapper.
Se cacher, se dérober, disparaître. Tromper.

Autres symboles :
Le porcelet qui s’enfuit ou se cache à l’approche du danger – reculer – s’enfuir – se cacher – céder – se retirer.

Le Ricci : retraite, moment de recul qui permet de l’emporter sur les forces adverses.


Après avoir duré, enduré, la manière dont notre endurance (H32) a duré… … vient le retrait.
".../...Non pas un sauve-qui-peut qui s’installe
 mais ainsi par un retrait
on abandonne pas purement et simplement le champ de bataille à l’adversaire.
 On lui rend plutôt l’avance difficile en manifestant encore
 de la résistance en des point isolés.
De cette manière on prépare déjà la contre-offensive dans la retraite "
 
R.Wilhelm.
Cette première phrase citée est l’une
des plus prisée pour désigner une décision
 difficile à prendre car elle demande d’agir
de manière paradoxale à l’endurance.
Cela jusqu’à désarçonner l’entourage.
Même des généraux lors de batailles.

Voyons l’image de ce TOUN.
De droite à gauche, un sanglier au clair de lune marche lentement.
L’idée suggérée est celle de "dissimulation" dans le sens que :

  "C’est dans une vie sans éclat que le petit réussit. "

Et par extension un vieil adage chinois invoque par :
"Mieux vaut attendre longtemps pour s’unir que mal s’unir."

C’est ce qui est contenu dans la manière d’agir d’un chamane,
qui s’applique à s’éloigner des hommes inférieurs sans haine,
 mais sans sévérité.

Si se tenir en retrait est devenu nécessaire face à
 l’arrivée d’éléments perturbateurs dans la situation,
 il s’agit d’un acte volontaire car comprendre
 la loi d’une telle retraite active n’est pas aisé
 voire même pour des stratèges militaires, c’est inacceptable.
En fait le but du retrait est de conserver sa propre liberté
et de ne rien se laisser imposer .

Sous le Ciel il y a la Montagne… retrait.
Le ciel est la fermeté par qui le monde suit son cours.
Son mouvemente est fluide ; il s’éloigne et revient,
de déploiement en replis,
 s’imposant des détours pour mieux
 inscrire sa course en une patiente échéance.

La montagne touche au ciel.
C’est pour toucher au ciel que les ermites trouve ce lieu montagnard,
idéal à s’y retirer,
préférant au contact des hommes la proximité de ce qui préside
au fonctionnement des choses.

La montagne est la gardienne du ciel.
Par sa masse importante, elle arrête,
oblige à la hauteur qui voudrait s’aventurer par-delà cette porte.
C’est un surplomb qu’elle propose,
qui mène à replacer la perspective dans le paysage,
 l’instant dans la saison,
c’est une belle invitation à percevoir l’immense boucle du  temps.

Ainsi par le retrait, l’homme de bien connaît le temps.
Pas de mouvement sans retrait,
 pas d’expire sans inspire, pas d’aller sans retour.
Il sait que, dans le pas en arrière, un en avant prend son élan.

Et donc l’homme de bien se voit confronté à l’homme de peu qui
lui est dans l’incapacité à voir au-delà de la circonstance immédiate.

Nous arrivons à un point cruciale de la situation TOUN.
Lorsqu’arrive le moment de se désengager de l’œuvre accomplie,
 l’homme de bien ne se laisse pas dicter sa conduite
par ceux que leur intérêt et leur petitesse aveugle.

Étant à lui-même sa propre référence,
 il sait garder son orientation sans perdre sa stabilité ;
 il ne subit pas la relation.

Connaître les transformations auxquelles chacun fait face chaque jour,
c’est prévoir mais lorsque la puissance céleste s’en "mêle"
alors nous sommes parfois décontenancés et sans réaction,
sinon celle de se mettre en retrait, d’autres d’écrire à l’abri.

Secouer sa torpeur,
épurer son regard,
rectifier sa posture,
c’est comme si notre esprit avait mué…
alors qu’il était oppressé.
En fait c’est une transformation à vivre, une de plus,
un changement par le retrait……décidé.
 De Confucius :

" L’homme de bien connaît le juste,
l’homme de peu ne connaît que le profit. "


Par l’image de la montagne
est toujours proposé l’exercice d’une méditation.
Cela permet à tout un chacun de se découvrir ou bien de se retrouver......
se maîtriser.
C’est sur le faîte d'une montagne à gravir que les vallées
 de la conscience sont remplies comme celles de la confiance.

" Ô qu'il est bon d’accomplir en pleine confiance une retraite. "

Symbolisme des trigrammes,
un symbolisme très fort évoquant le flux universel
comme en beaucoup d’autres hexagrammes .

H11 : le trigramme Ciel en bas est surmonté du trigramme Terre.
H33 : le trigramme Montagne en bas est surmonté du trigramme Ciel.

Voici une énergie yang et son complément yin, ciel et terre, ce qui produit
une prodigieuse prospérité.
En cette prospérité garante d’une bonne marche, une ascension se prépare,
celle de la montagne et une inspiration (espérance) de voir le jour, atteindre le ciel,
mais pas de suite.
Seulement après un lent, patient retrait qui prépare une créativité.

Quoi de plus beau que d’aller en un pas nouveau
à la construction de relations sociales nouvelles
comme si déjà un immense océan était à franchir,
une montagne à gravir,
sortir d’une coquille,
ou bien gréer un navire.

Ces H11 et H33 permettent cependant d’avancer en confiance
et de toucher le ciel seulement arrivé au sommet d’une montagne.

Jolie conclusion à cette étude.

Comprendre la nécessité d’un retrait ou de prendre du recul, se détache,
faire confiance au ciel ayant gardé une foi dans les changements,
on demeure libre de choisir
les moyens opportuns suivant les circonstances
sans miroiter de grandes réussites pour l’instant.

Quand arrive l’heure du retrait,
 des forces se rassemblent et de songer déjà aux cycles futurs.
Solidité de la montagne qui maintient à distance,
aisance du ciel qui ne s’éloigne dans l’obscur
que pour mieux demeurer  LUMINEUX.


Guy H

[Aparté : A signaler qu'il n'y a aucun rapprochement à des événements actuels,
 et si cela était, complètement fortuit cela serait, car les baguettes utilisées apportent chaque jour des hexagrammes de manière aléatoire pour cette étude.]

 6 
 le: 29 Juin 2021 à 15:20:03 
Démarré par Izazen - Dernier message par Izazen




_________________________________________________________________________________________________
 



___________________________________________________________________________________________________________________________________________________    



____________________________________________________________________________________________________________________________________________________
   


Pages: [1] 2 3 ... 10
Izazen  |  Messages récents


Connexion avec identifiant, mot de passe et durée de la session

Propulsé par MySQL Propulsé par PHP Powered by SMF 1.1.2 | SMF © 2006, Simple Machines LLC
SMF Theme © Gaia
XHTML 1.0 Transitionnel valide ! CSS valide !
Page générée en 0.535 secondes avec 15 requêtes.