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19 Octobre 2017 à 18:12:17

Izazen  |  Messages récents
Pages: [1] 2 3 ... 10

 1 
 le: Aujourd'hui à 03:27:43 
Démarré par Guy H - Dernier message par Guy H

  41,diminuer et 30, éclat, le feu ou ce qui s’attache,
la saisie ou " filet d’oiseleur" ,
lumière,  force et beauté, clarté, ou synergie



Le 41, diminuer ou diminution ou décroissance.

Le trigramme Lac ou Brume est surmonté du trigramme Montagne.
Si la montagne est élevée et le lac profond, la voie de la " diminution "
demande confiance et sincérité.

Les mots : déclin – réduction – frugalité – contraction – lâcher prise – moins égale plus -  ingéniosité – sacrifice.

Mais aussi :
Diminuer, amoindrir, décroître, abaisser, affaiblir, etc.

Autres symboles :
La main renverse le vase afin que son contenu s’écoule – extraire du vase, du chaudron – abaisser – diminution – concentration – distillation – affaiblir.

Le Ricci : diminution, moment où ce qui est en bas,
 en décroissant, favorise le progrès de ce qui est en haut.


La diminution est parfois naturelle,
parfois volontaire
et parfois imposée par les circonstances.

Une main très active (car avec tous ses doigts),
 à gauche de l’idéogramme bouche une ouverture (en haut à droite)
 par où s’écoulent des choses précieuses.
 Des cauris (coquillages) qui servaient jadis de monnaie en Chine, s’échappent.
L’hexagramme a pour sens les mots " réfréner, réprimer ".
C’est également poser une réflexion préalable avant de déployer un potentiel.

Comme un bon nettoyage de printemps, le lâcher prise
peut rafraîchir une vision d’ensemble, se donner plus
 d’espace pour évoluer et alléger le cœur qui parfois pense trop.
Celui-ci doit toutefois en être ébloui d’abord
 pour ensuite en être assuré  ou rassuré.

Le 41, la diminution est un hexagramme qui survient après le 40,
une libération , un gros poids vient à disparaître,
et alors de s'en trouver grandi, eh bien non,
 il faut " diminuer " ce qui est grand...( un potentiel)
car grandes sont encore les émotions.
De plus le H42 parle d'augmenter.

Paradoxal, comme toute l’œuvre du Livre des Transformations.

Au pied de la montagne , il y a la brume.
L’homme de bien contient sa colère et modère ses passions.

La brume qui est enjôleuse,
insensiblement s’approche et enveloppe,
scintille et cache dans le même mouvement.
A peine le paysage est apparu que déjà, il s’échappe.

Imprévisible, ambigüe, noie tout dans sa légèreté diffuse.
Ses caresses mêlées de brusqueries soudaines
sont à l’image de nos émotions.
Émotions étrangères à la notion même de limite.

Mais la Montagne est là, qui veille et oblige à la retenue.
Image de ce dehors qui vient faire barrière à notre inconscience,
 la montagne arrête, austère, intraitable,
 imposant son autorité à qui s’égare dans la facilité.
Poussée à l’excès cependant, cette fermeté devient sévérité :
 la rigueur se mue en rigidité, et la volonté en colère.

Personne n’aime se heurter à la limite.
Personne n’aime perdre.
Difficile, lorsque le réel met le holà à nos désirs,
de ne pas se laisser gagner par le ressentiment
 ou succomber à des dramatisations échevelées.

Difficile quand la vie inflige des revers,
d’y voir l’occasion de nous défaire de nos extrémismes,
que ce soit celui de l’insouciance ou de l’autorité.

 Cet hexagramme porte aussi le nom de décantation.
Je dirais le mot éclairage de la décantation.

D'ailleurs l'hexa nucléaire est le 24, le retour: c'est un repli sur soi.
Cette décantation se fait par un repli sur soi dans le présent,
c'est la promesse d'une nouvelle croissance dans le futur.
41...La soustraction comme allègement, comme décantation ?

Il faut pour cela accepter la sentence de cette réalité
qui irrite et contrarie quand elle abuse
de notre patience et de notre gentillesse…
on ne s’y soustrait pas.

Difficile de ressentir la privation comme une occasion
d’abandonner nos droits inaliénables et nos prérogatives.
Difficile de l’entrevoir comme un retour non voulu vers la source,
comme une invite à la simplicité.

L’homme de bien connaît la brume :
 ses inconséquences, ses emportements,
mais aussi sa faculté d’adoucir des colères trop cassantes.
Il connaît encore mieux la montagne : son impassibilité, son silence,
mais aussi son aptitude patiente à modérer les passions trop farouches.

Brume et Montagne ont des pouvoirs complémentaires
 qui savent s’atténuer l’un l’autre.

L’émotion peut prendre pour modèles cette montagne
qui ne confond pas sérénité et sévérité,
cette brume qui s’attarde puis s’effiloche
à l’approche des sommets :
 une joie, qui s’étalonne sur des repères discrets.

Henri Michaux en parle si bien de cette subtilité de la diminution.

"  Garde intacte ta faiblesse.
Ne cherche pas à acquérir des forces,
de celles surtout qui ne sont pas pour toi,
qui ne te sont pas destinés, dont la nature te préservait,
te destinant à autre chose. "


Ce H41, la décroissance est à comprendre comme
 une exhortation à simplifier une vie trop pleine
ou trop chaotique,
 en élaguant le superflu pour mieux
se concentrer sur l’essentiel...et
 la " contention de l'émotionnel, retenue des passions."
Précision du Livre rouge, Yi Jing de C.Javary et P.Faure.

Et comment cette reconstruction en soi peut-elle se faire ?
Sinon par un guide H30 qui incite à contempler le quotidien
"Sache le bien, le monde hait ce qui est pur.
L’homme à l’esprit noble cache son éclat ".

Li  Po.


Les conseils du H30 invitent par,
le feu redoublé, le brillant, l’éclat, illumine ce "dessein" universel
d’établir l’harmonie avec soi-même à l’abri des autres.




30, le feu ou ce qui s’attache, la saisie ou " filet d’oiseleur" ,
lumière,  force et beauté, clarté, ou synergie.

L’hexagramme est composé du trigramme Feu redoublé.

Les mots : feu – illumination – inspiration – dévotion – passion dévorante – régénération – spiritualité – vertu – éveil .

Mais aussi :
Quitter, se séparer, s’éloigner, s’écarter (de la norme).
Deux ensemble. Rencontrer par hasard. Appartenir à, adhérer à.

Autres symboles :
L’arrière-train d’un bovidé, sa tête surmontée de corne et un oiseau – un buffle d’eau et son petit héron, image de ce qui est lié – pique-bœuf – hésitation entre partir et rester – un filet – un réseau – fascination – lumière – vers le haut.

Le Ricci : Splendeur, moment où, des profondeurs, surgit l’éclat multiple de la beauté.


En ce guide il est nécessaire de faire face à l’éclat,
 au rayon de lumière qui éclaire subitement la situation
et ensuite de le plaquer au sol, c’est-à-dire au présent.

Le soleil ou les cycles du soleil est évoqué en ce H30, mais aussi :
la lumière intérieure, les prises de conscience, les objectifs, la vision,
 la clarté pétillante,
 le travail en tandem, la coordination, la synergie,
 le combustible et la source d’énergie nécessaire à la lumière.

La lumière dit-on resplendit deux fois.

Une première fois dans le cœur du sage,
 dont c’est toute la noblesse que de se prêter à cette gloire.
Une seconde fois lorsqu’il la transmet au-dehors,
pour mieux l’enraciner dans le concret de la terre.
C'est le principe de toute justice.

Répétition, qui n’est qu’imitation de la lumière elle-même,
majesté de qui rayonne à partir d’un autre lieu que lui-même.

De plus la lumière n’a pas d’ombre, allumez une allumette, éclairée si possible et regardez ce phénomène,
l’allumette de bois à une ombre , pas la flamme.


" Tu t’exerçais à être aveugle pour mieux saluer cette clarté
que seule l’obscurité possède : celle qui est hors de vue
et qui enveloppe le secret. Non pas un secret dissimulé
mais l’évident, le manifeste secret de l’être, de la vie, la mort. "

  Jean-Luc Nancy dans Hommage à Jacques Derrida.

Une belle image est donnée par ce guide, le feu, la flamme,
laquelle dépend de ce sur quoi elle brûle.
De plus si elle n’est plus alimentée, elle s’éteint.

La flamme, de par sa dépendance et sa docilité,
 émet de la lumière.
L’image laisse entendre que la clarté
 s’obtient grâce à la dépendance vis-à-vis
de quelque chose de plus élevé
 que soi-même et grâce à la docilité.

Tant que les sentiments rendent dépendants
de choses incorrectes,
 il est impossible de voir la clarté.
En nous détachant des dépendances incorrectes et
en nous attachant à ce qui est plus élevé que nous-mêmes,
 nous atteignons cette clarté.

De Gaston Bachelard ceci :

"  La lumière ne fait donc rien.
Elle attend l’œil.
Elle attend l’âme ".

Dans  La psychanalyse du feu.

Sachant que toute évolution contient en elle de l’harmonie,
toutes avancées dans le bien,
vécues en une pleine conscience, est appréciable.
C’est l’art de voir grand, ensuite de se maintenir dans le yin,
qui a pour effet de démarrer le processus yang,
sa contre partie et l’inspiration naît.


Cette association H41 et H30 fait rappel
à un retour sur Terre, nécessaire
comme aller à l’essence Ciel !

Passé un temps d’isolation, une mise en veille prend tout son sens.
D’où la réapparition du soleil derrière les plus gros nuages passés,   
il importe donc d’être installé confortablement dans le " caché "
qui n’est pas se diminuer mais décroître et de patienter
ces moments à mettre de la lumière ou en lumière.



Belle association qui
invitent à percevoir cette immense " boucle du temps "
en suivant un rituel dont le secret est bien gardé.

Le secret de nouvelles leçons "disciplinant",
réel pouvoir à suivre et
employées à bon escient,
 est gage de réussite par des efforts patients
en tout échange.
Échanges de paroles, d'actions, d'expériences
comme si l’eau coulait alors qu’elle avait été gelée.

Etre attentif à tout ce qui décroît comme
à toutes forces montantes (Yin) maîtrisées.
Deux énergies imbriquées contraires complémentaires "s'expliquent".

Sachant que tout évolue comme il se doit, de manière parfaite (et imparfaite),
ces forces font reprendre progressivement… … de l’harmonie en soi.
Il y a alors une transformation symbolique
croissance et décroissance ne font plus qu’un
et se vivent dans l’éclat en une saine lumière.

Une formule chinoise très rare dans le Livre est écrite seulement par deux fois dans le H42 Augmenter: fondamentalement ouvert.
Que signifie ici placé ce fondamentalement ouvert.

Nous en trouvons la signification par une note très taoïste:
qui sera une forme de conclusion.


L'étude, tous les jours un peu plus
Le Tao, tous les jours un peu moins
De moins en moins jusqu'au non-agir.




Guy H

 2 
 le: Hier à 00:54:41 
Démarré par Guy H - Dernier message par Guy H



62, prédominance de ce qui est petit, la beauté de ce qui est petit et 26, le grand apprivoise ou pouvoir d’apprivoisement du grand.

 

62, la prédominance de ce qui est petit ou petit passage, l’excès de petit ou voire même le petit défaut.

Le trigramme Montagne est surmonté du trigramme Foudre, Tonnerre.
Cela ébranle tout, c’est le symbole de l’excès, ce qui constitue un petit excès
dans la voie de l’homme.

Les mots : découverte de l’extraordinaire dans l’ordinaire – maintien de la simplicité – ralentissement – grande attention – discrétion – sensibilité aux détails.

Mais aussi :
Xia : Petit, menu, mince. Peu, un peu de. Rapetisser, diminuer, s’amenuiser.
Guo : Traverser, franchir, aller au-delà, dépasser, surpasser, outrepasser, passer au travers, trop, excès, transgression, faute. Opérateur grammatical marquant le passage d’une limite ou simplement du temps.

Autres symboles :
Petit, germes – traversée – la petite traversée – ce qui est petit, en germe, traverse, va au-delà – au-delà des limites temporelles.

Le Ricci : prépondérance du petit, moment où la puissance en voie de développement reste faible et ne permet que de faibles résultats.


Au sommet d’une montagne, un tonnerre s’exprime !
Le tonnerre est mouvement, secousse, désir !
Alors que la montagne est rigueur, fermeté, sagesse.
Sont-ils antagonistes, opposés depuis toujours.

L’écartèlement est complet entre ces deux courants opposés,
 dont la disposition  et le rythme  sont à contretemps l’un de l’autre.
Siao est " petit "
Kouo est le " défaut ", nous avons alors "  les défauts du petit ".

De Sylvie Verbois : "L’oiseau qui vole transmet un message : ne monte pas en haut,
demeure en bas. Bon augure."

C’est une image triple que cet idéogramme nous montre.

Premier dessin, celui du haut que l’on retrouve dans le l’hexa 9,
est un trait vertical entre deux autres qui lui servent de canal;
 est le symbole de l’ Influx de l’impulsion pure de la Cause Initiale
qui vient stimuler l’univers pour tisser la toile de la Manifestation ;
 il  "traverse " dit le dessin.

Deuxième image, un bec de lièvre : nous l’avons déjà vu
 à l’hexagramme 28 où le " Souffle créateur
 traverse le Principe des idées archétypes et
leur donne la vie. "

Et la troisième, une bouche et son mouvement.
A cet hexagramme 62, il anime les formes et
crée le Principe du langage qui sert à communiquer.

Ce pouvoir est l’expression dynamique de la Cause Initiale :
si lui est pur (le trait vertical), la forme ne l’est pas (bec de lièvre)...
c'est le premier son.
Donc, le son a existé avant la parole qui n’en est qu’un reflet
de plus en plus imparfait à mesure que les plans
 se diversifient car il perd à chaque fois de sa puissance.

Dans le sens divinatoire de l’image ,
 on a un objet ténu de sa nature et partagé en deux dans le dessin du haut
 de cet hexagramme,
 il attire l’attention sur tout ce qui est de peu d’importance.
En dessous, ce bec de lièvre ne donne pas l’aisance pour s’exprimer.

Aujourd’hui les petites choses l’emportent sur les grandes et la situation actuelle
 rend incapable de réaliser.
Il faut laisser de côté pour l’instant les affaires graves et importantes
 pour s’occuper des détails.


" Si le bruit des ailes de l’oiseau, contrairement à la loi naturelle,
 monte et s’élève, cela indique une difficulté ;
 si, au contraire, il se conforme passivement à cette loi et
 descend, ce sera l’indication d’une chose aisée et facile.
Descendre constitue la grandeur du présage heureux. "
comme écrit plus haut.


On dit que l’heure est au petit, à la défiance.
La place est occupée par ceux qui prétendent,
 mais chez qui le talent fait défaut.
Chez l’impulsif ou l’extravagant,
les échecs répétés renforcent l’arrogance,
 la folie pousse à oublier les plus élémentaires convenances.

L’homme de peu s’empêtre dans ses errances, il perd le Nord et le sens commun.
Se refusant à entrer dans ces jeux où le mesquin le dispute au prétentieux,
l’homme de bien rappelle au petit la modestie tout en le tenant à distance.
Distance d’acteur, qui offre au vulgaire le reflet amplifié de sa duplicité ;

Des évènements qui marquent le quotidien il y a beaucoup à apprendre et
c’est en observant les petites détails qu’une belle explication
 d’un tel hexagramme se trouve : une joie s’y trouve enfermée.

Comme le Tao restaure constamment l’équilibre en tempérant les excès,
dans certains domaines de la vie,
et dépassant la mesure,
il est temps de ralentir et
de reprendre contact avec l’Être intérieur.

 Comment donc ce H62  " évènementiel",
 ce petit défaut peut-il être canalisé par un guide ce jour ?
C’est le H26, (chiffres inversés) grand apprivoise qui s’y colle avec
la capacité de convaincre, imposant une concentration d’esprit.



   
Le 26, puissance apprivoisée ou grand pouvoir d’apprivoisement.

Le trigramme Ciel est surmonté du trigramme Montagne.
Rien n’est plus grand que le Ciel, mais il peut être enserré dans les montagnes.
Cela signifie que l’Homme sage se pénètre
et se remplit de la Voie et de la Vertu.

Il est fait référence ici à l’aptitude à rester attentif
tout en  " communiquant ".
Et à tout grand approvisionnement fait suite l’effet de nourrir…hexa 27.

Les mots : autodiscipline – concentration – renforcement du caractère – conscience de soi – réalisation du potentiel.

Mais aussi :
Grand. Important, grandir .Adulte. Noble. Aîné.
Faire paître, élever du bétail. Nourrir des animaux. Prendre soin de,
Entretenir, recueillir, supporter, tolérer.

Autres symboles :
Elever de gros animaux – fermeté – accumulation – de grands pâturages - prendre soin de ce qui est grand – ce qui vient à point.

Le Ricci : Grand rassemblement de force, moment où la puissance se nourrit amplement et règne avec tranquillité.


En fait en pleine lumière manifeste (ou trop) éclatante
à contempler d’une part
puis à empoigner d’autre part,
le temps est venu pour la réalité de se révéler telle qu’elle est,
 dans l’instant… …
tout ce qui est valable dans la situation présente demeure,
tout le reste devient de plus en plus difficile à conserver.

La plupart du temps, cette révélation est intérieure;
 elle peut sembler être causée par des circonstances
 extérieures mais,
 en réalité, c’est tout l’être intérieur qui de lui-même
 s’est réaligné sur le Tao…
jusqu’à poindre un éveil momentané.

Ce potentiel doit être canalisé dans l’instant présent
et constamment ramener nos pensées sur un terrain neutre,
 impartial et dénué de tout objectif particulier voire personnel.

Et oui, le mental à tendance à se figer et à être inflexible,
 il n’apprécie pas d’être  "paumé" ou , et récupéré par l’ego.

Se fier à la nature fluide de la vie est perçu
comme la plus grave des menaces,
car l’esprit interprète souvent (et il se trompe) la vulnérabilité
comme une inadéquation.

Ce H26 où l’on trouve le Ciel au cœur d’une montagne…
incite à comprendre ces moments de paix comme d’adversité qui
se renouvelle chaque jour.
Ce dur ( la montagne) et ce lumineux ( le ciel), qui donc les contiendrait ?
Quand l’être humain acquiert l’innocence du H25 et se connecte à la volonté du ciel, il peut alors exprimer et gérer sa lumière, son pouvoir créateur et prendre sa place… au ciel.

Il y a tout dans la " marmite "  universelle
 pour qu’une paix durable s’installe
 par les gens pour eux-mêmes,
 s’ils développent de la souplesse.

 Et à la vue des trigrammes,
la Montagne ( en haut) contient tout cela.
Le Ciel (en bas) lui inspire à de la retenue.

La montagne dit-on finit les êtres et les commence.
Elle est le seuil, la porte, le passage.
Elle est la stature et la mémoire, elle est le temps.
Elle exerce une retenue par laquelle s’effectue la régulation
et la mise en ordre.
Elle ralentit l’action pour l’inscrire dans la durée.
Qui ne se soumettrait à cette contrainte par quoi
tout gagne en densité et en constance ?

Le ciel trigramme du bas… est créativité,
laquelle s’exprime en actes et en paroles.
Les signes d’union sont forts ,
car la force yang est présente et persiste,
 se maintient dans l’unique,
poursuit dans une seule direction vers le haut,
signe de progrès.

 Au point aussi d’être emportée
 par la certitude de sa toute-puissance,
qu’on ne soit plus très conscient de son action.


De cette association H62 et H26
voici un accord parfait la beauté de ce qui est petit et
la manière d’apprivoiser.

La patience permet d’exprimer de l’harmonie si forte
que, ne dit-on pas qu’elle est une conduite de sagesse
jusqu’à parfaire la beauté et sans la maquiller ?




Guy H


 3 
 le: 08 Octobre 2017 à 08:15:42 
Démarré par Guy H - Dernier message par Guy H
Merci Izazen....... petite méditation...grande harmonie !

Guy H

 4 
 le: 07 Octobre 2017 à 14:18:13 
Démarré par Guy H - Dernier message par Izazen
Bonjour Guy,





Je partage aujourd'hui avec joie :  paix, méditation, protection  et calme intérieur...  Lèvres scellées

Un "nettoyage du corrompu"...

(ne pas mettre le son de la vidéo trop fort car la musique n'est pas d'aussi bonne qualité que la voix)







 5 
 le: 07 Octobre 2017 à 05:03:31 
Démarré par Guy H - Dernier message par Guy H



58, le joyeux, échange amical ou joie du partage  et
18, remédier au corrompu ou nettoyer le poison.


C’est une jolie allusion à la machine Facebook à l’image d’une épidémie galopante.



58, le joyeux, échange amical ou joie du partage.

Cet hexagramme est le symbole du Lac (ou brume) répété deux fois
en haut comme en bas, l’action est doublement renforcée.

Les mots : bonheur – ravissement – interaction – bonne volonté – franche communication – persuasion amicale – expression de soi –

Mais aussi :
Echanger, troquer. Transvaser (un liquide), échanger ( de l’argent).

Autres symboles :
Le frère aîné est apte à intercéder auprès des ancêtres – aptitude au rituel – l’échange entre plusieurs plans – la prière – la joie – l’enchantement – la pratique des souhaits.

Le Ricci : joie, moment où la progression douce et joyeuse développe la conformité avec le Ciel et la concorde avec l’homme.


La sérénité redoublée, les chinois disent que :
 " la sérénité conduit à tous les biens ". 

La joie n’est pas la naïveté ;
Elle est l’expression extériorisée d’un esprit libre,
de l’innocence, de la pureté, du sourire intérieur.

Puisque la joie pétille de l’intérieur,
Elle est indépendante des circonstances extérieures,
et n’a nullement besoin de reconnaissance ou de gratification.

Tel un parfum, la joie imprègne subtilement
tout ce qui entre en contact avec elle et,
comme l’affirme ce vieux dicton :
"  quand vous souriez, le monde entier sourit avec vous ! "

La vie invite à stimuler, à inspirer et à diffuser une ardeur joyeuse.
Dans des circonstances d’aussi bon augure,
on ne peut qu’accepter ce rôle d'être dans la joie.
On pourrait dire que l’amabilité joue un rôle de lubrifiant des relations humaines.
Sans elle, bien des interactions ne pourraient se faire harmonieusement.
Chacun connaît de ces personnes toujours chaleureuses qui s’attirent la sympathie d’autrui
et à qui toutes portes semblent ouvertes.

A contrario, d’autres personnes sont toujours renfrognées et ne parviennent pas à trouver leur place dans le monde des humains.

Ce H58,  représente dans le caractère chinois un gosier (cou et pomme d’Adam)
surmonté d’une bouche qui tranche une question,
 rend justice, soit en partageant quelque chose en deux portions égales,
 soit en les renvoyant dos à dos.
C’est par ailleurs un cou, dont on voit la glotte, tendu sous une bouche : c’est le sens d’échanger.
Et au dessus, deux traits dont le sens est la fluidité de la parole ou des mots inscrit sur un réseau social actuel.

Voici en quelque sorte un hexagramme qui parle d’un entrain à s’accaparer pour communiquer.
"Quand le soleil chauffe le sol humide, la brume s’élève peu à peu,
 comme une trace de l’échange agréable qui s’établit entre ciel et terre ( et l’homme au milieu).
La brume se diffuse, légère, douce, voilant les oppositions,
a doucissant les contours, tissant les liens entre ce qui est morcelé.
Nous avons là tous les caractères essentiels de la communication."

Il est dit dans le Shua Gua :  Dui c’est la bouche et la langue.

Le redoublement du trigramme ( brume) fait alors songer à deux bouches,
qui se rapprochent par la parole ou par le plaisir.

Échanger est du domaine de l’extériorisation,
du regard mutuel et de la rencontre.
La bouche est symbole de la matrice où se préparent les forces accumulées
 par le dynamisme de la pensée qui les livrera en paroles.
Cette forme de vie est le Verbe.

Le quotidien est ce H58, prendre la parole, un voisin ou voisine en a tant envie,
L’homme doué conseille d’acquérir la maîtrise du souffle
 pour communiquer harmonieusement avec autrui.
Mais échanger peut être vu sous une autre forme,
 notamment comme une menace, voire même une perversion

Un guide pour diriger nos paroles parfois de telle manière
que nous apprenons à remédier au corrompu, à l’usure du temps.
Hexagramme 18.
Cet hexagramme particulier,
 j’ai eu souvent à l’expliquer  à des personnes qui se retrouvaient confrontées à cette situation.
 Pas simple de leur avouer de rompre rapidement avec leurs habitudes, ici celle d'échanger.
 De leur dire que c’est en eux et l’échange que se trouve la solution à leur problème.

 

18. Le travail sur ce qui a été corrompu ou réparer les fautes.

Les mots : guérison – réparation – corrections des erreurs passées – épuration de la corruption – restauration de l’équilibre – action responsable.

Mais aussi :
Venin, poison, sortilège. Séduire, ensorceler.
Cause de désordre, affaire.

Autres symboles :
Un vase dans lequel se trouvent trois insectes venimeux – poison – venin – périmé – sortilège – séduire – ensorceler – nettoyer et canaliser – remettre de l’ordre.

Le Ricci : Passage à l’action, moment où l’on entre en action.


Un vase rempli de vers ou d’insectes grouillants est l’image des "soucis ".
En fait les soucis sont utiles, car ils incitent à la réflexion,
ce qui permet de les surmonter.

L’image est Vent en bas et Montagne en haut.
Le vent tournoie au pied de la montagne,
ses bourrasques entêtantes tourmentent les êtres, les plantes dépérissent, les hommes sont énervés, tout semble à la fois agité et retenu dans une atmosphère lourde et délétère.

C’est un temps de pourrissement et de dégradation, mais qui contient malgré tous les ingrédients d’une régénération.
Alors l’homme de bien en stimulant le peuple engendre le pouvoir.

Le nom de cette figure évoque un poison, un venin, un maléfice mais ce peut-être aussi un remède,
 et l’on sait bien que les potions les plus amères sont parfois des traitements puissants.
Le vent est tourbillon, mais aussi force de persuasion ;
 la montagne est retenue mais aussi force d’élévation, de méditation.

Nous avons donc en ce 18, le travail ardu de surmonter la corruption
celle qui a œuvré depuis longtemps,
cette situation dégradée ne faiblit pas l’homme de bien qui
 ne se lamente pas ni ne s’irrite.
Puis qu'il impose aussi le pardon.

Prenant à cœur son rôle qui consiste à éduquer le peuple,
il incite à se défaire des éléments de corruption;
 il le réveille et  le stimule, tel le vent,
il le guide et l’élève, telle la montagne.

En procédant d’un côté par la répétition et l’incitation,
de l’autre par le calme et la détermination,
il aide à engendrer une capacité nouvelle,
 potentielle chez tout être humain : celle qui consiste à faire éclore
son  talent personnel dans une belle action conséquente.

Commençons d’abord par un travail de nettoyage et de retour à l’équilibre
 dans notre petit ego.
Accordons-lui tout notre amour et tout un enthousiasme naîtra.
Le monde et soi-même ne s’en sentiront que mieux.

Un long travail progressif peut mener à des confusions.
Un long moment d’exubérance aussi.
Des vers ou insectes venimeux, des serpents peuvent en surgir même.

Sylvie Verbois apporte une image très juste en écrivant:
" Les insectes ont été nombreux à certaines époques en Chine ;
géants ils annonçaient des règnes longs.
Êtres mutants de par le mouvement circulaire, ils se glissent dans la peau d’être vivants.
Ainsi, venant des marais, ils deviennent sangsues ; venant des monts, ce sont des vampires venant du sud, ce sont des insectes dévoreurs de récoltes…/…
L’insecte est transition : s’il s’immisce dans le corps de l’homme, par le biais du sang, c’est que l’organisme doit être remanié ; signe avertisseur que quelque chose de corrompu ou d’invisible évolue silencieusement dans un organe (ou dans un état d’être). "


Il y a là une idée forte, comment entamer un travail de longue haleine ?
Remédier au corrompu, demande de l’opiniâtreté et apporte toujours une finalité heureuse.
Comment cette association peut-elle exister entre ce H58 et H18 presque antagonistes ?


S’empresser de communiquer, se divertir à échanger peut mener à des confusions.
Des vers ou insectes venimeux, des serpents peuvent en surgir.
Comme le réseau Facebook qui ne semble pas être parfait…
Vu qu’à ses débuts il a fait l’objet de procès, convoitises, droits pervertis.
Donc une genèse difficile.

D’importants textes d’ordre privé ne sont plus ou difficilement effaçables.
Des traces de limaces restant apparentes.
Ce qui était une idée au départ fort respectable est devenue
un outil à vendre, à colporter des idées mercantiles bien rodées,
quel prodige dans la vie quotidienne de ce XXI siècle.
Les nouvelles fausses n’étant plus sous contrôles, l’épidémie s’étendant comme la maladie.
Le remède venant de l’intérieur.

Voici donc une approche réaliste qui résume les H58 et H18.


Guy H



 6 
 le: 05 Octobre 2017 à 14:27:14 
Démarré par Guy H - Dernier message par Guy H
Avec une synchronicité du jour voici un avant-propos du dernier livre traduit de l’anglais de l'auteure Carol K. Anthony qui a déjà plusieurs ouvrages à son actif sur le Yi King.

Quelle synchronicité  avec les H61 et H12 du jour, puisque je reçois ce matin
par la poste ce livre magique.

Voici cet avant-propos de ce livre :
«  L’Amour une Connexion Intérieure. »
(Editions Camélines.)

 " Si nous voulons un monde meilleur, empreint de plus de douceur et de plus d’amour, nous avons besoin, individuellement,
 d’apprendre à ouvrir notre cœur afin d’aimer et d’être aimé.
Si l’amour n’est pas présent dans votre vie,
si nous sommes sans cesse piégés dans des relations dénuées de générosité,
nous et nous seuls avons le pouvoir, à l’intérieur de nous, de changer ces situations.
Nous n’y parviendrons pas à l’aide de moyens logiques ou théoriques, mais plutôt en transformant nos relations les plus chères et les plus intimes. "


Guy H

 7 
 le: 05 Octobre 2017 à 07:59:53 
Démarré par Guy H - Dernier message par Guy H


61, la vérité intérieure , totale synchronicité ou confiance
 et 12, stagnation, adversité  ou dysharmonie .



61. ZHONG FU.

Tout en cet hexagramme pivote les mots tel que:
 vérité intérieure, totale synchronicité ou juste confiance.

Le trigramme Vent est surmonté du trigramme Brume ou Lac.
Un marais est balayé par le vent, où l’action est ressentie profondément.
Nous obtenons l’image de la foi.
Foi et droiture sont l’essence de toute transformation.

Les mots : sagesse du cœur – vision – clarté – pureté – connaissance intuitive – conscience – reconnaissance de l’illusion.

Mais aussi :
ZHONG : Milieu. Central. Le  Milieu Juste, la juste mesure, centre, droit, équilibré. Intermédiaire, médiateur, arbitre. L’intérieur.
Le cœur humain, la vie intérieure.
FU : Fidèle, sincère, digne de foi. Avoir foi. Avoir confiance.

Autres symboles :
La flèche se plante dans la cible en rythme avec le tambour – un enfant se laisse porter en toute confiance par les serres d’un aigle bienveillant – en toute confiance, au bon endroit, au bon moment.

Le Ricci : véracité interne, moment où le vide intérieur permet
 aux êtres d’être fidèles à leur réalité propre et
 leur assure la stabilité dans le développement.


Zhong Fu est donc la  confiance intime qui apporte l’équilibre.
Le mot confiance se retrouve dans les six traits :

1)   La confiance doit être ferme et éclairée.
2)   La confiance est la base de la concorde.
3)   Pas de confiance sans maîtrise de soi.
4)   C’est par la confiance qu’on accède aux rangs élevés.
5)    Qu’est la confiance sans fidélité ?
6)   Confiance en soi et ambition sont des contraires.


Alors en lisant le texte sur la " juste confiance ",
 je vous donne celui-ci de Nathalie Chassériau dans sa version du Yi Jing.
L’hexa est composé de deux traits yang en bas, deux yin au milieu et deux yang en haut.
Les deux traits YIN du milieu évoquent
un Cœur vide de toute idée préconçue,
 de toute appréhension ,
un cœur simple et sincère et donc ouvert à l’autre.


Avoir confiance, c’est avant tout croire en soi-même et
 en ses capacités à tenir sa place dans n’importe quelle situation,
 à régler instinctivement son attitude en fonction du moment.

C’est savoir que l’on possède la force et la sérénité nécessaires
pour toucher le cœur des autres et
pouvoir apaiser les querelles les plus virulentes et
 les individus les plus intraitables .


L’hexagramme 61 – un des plus profonds du Yi Jing –
 évoque une personnalité évoluée,
qui sait qu’elle trouvera toujours les mots justes et
 l’attitude adaptée, même lors de circonstances les plus délicates, difficiles.

 Il faut chercher la compagnie des individus sûr d’eux-mêmes
et de leur " vérité intérieure " ;
dépourvus de jalousie et d’instinct de compétition,
ils sont la plupart du temps d’un abord plaisant et
d’un commerce agréable.

 Comment donc cet hexa  "  événementiel ",
évoquant l’action et la pensée peut-il être canalisé ce jour ?
Comment et avec quel guide ?
Sinon  par un H12  pas facile à gérer.


 

P’I : 12, la stagnation, adversité  ou dysharmonie.

Le trigramme Terre est situé en bas surmonté par le trigramme Ciel.
Il y a séparation des forces complémentaires et opposées,
leur direction est en sens contraire ; les deux éléments fondamentaux
à la vie se séparent de façon absolue, cela exprime la fin de tout cycle
et est contenu l’avènement d’un autre nouveau.

Naissance de l’adversité.

Les mots : aliénation – impasse – stagnation – résistance – immobilisation – manque de sensibilité – méfiance.

Mais aussi :
Mauvais, mal, malheur, infortune, bouché, obstrué,
ne pas pouvoir avancer, ne pas pouvoir réussir, etc…
Prononcé FOU : Dénier, refuser, dire non, non, est-ce que… ou non ?

Autres symboles:
Dire non, s’opposer – une bouche – un oiseau qui s’envole – parole oiseuse – obstruction – la parole qui sort de la bouche est tel qu’un oiseau qui s’envole, impossible à rattraper – trop de questions – stagnation – fluidité et stagnation alternent naturellement.

Le Ricci : stagnation, moment où les contraires ne communiquent pas.


Cet hexagramme est totalement l’inverse du 11 la paix, l'harmonie.
P’I  représente deux éléments qui se repoussent.

Le trigramme Ciel est en haut et sa fonction est d’aller vers le haut.
Le trigramme Terre en bas, lui est de s’enfoncer vers le bas.
On dit qu’ils n’ont plus "  commerce " entre eux
d’où la stagnation ou dysharmonie...mais ce n’est pas si simple que cela.

P’i était primitivement l’  "obstacle"  et la bouche,
ajoutée postérieurement à l’idéogramme,
évoque l’idée de " négation ", de refus.
La sentence est cinglante :
 La malhonnêteté conduit à l’insuccès, la sagesse à la réussite.

Quand le grand se déplace il attire le petit.
L’adversité est le temps des vauriens ,
des tricheurs et des affabulateurs.
De ceux qui profitent des fruits du cycle écoulé,
 s’attribuent les reflets d’une gloire imméritée et
 pervertissent la parole.

L’homme de bien se retire dans son for intérieur,
car il possède une qualité éminente,
celle de voir la réalité au-delà de l’instant immédiat.

Savoir plier sans perdre de sa force tel est un peu
 ce qu’il nous faut ressortir de la situation d’adversité redoublée,
 être un peu bambou ce jour.
Se montrer, robuste et souple à la fois en toutes circonstances
 même les plus éprouvantes ou conflictuelles.
Vivons ces instants  "comme ils viennent" 
dans le présent.
Tout en poursuivant un but légitime le retour à une belle alliance du Yin et du Yang.

C’est dans une approche réfléchie que l’on puise de l’harmonie
et la partager c’est bonheur… alors
inopinément on se trouve " bon moment et au bon endroit "
mais parfois l’inverse aussi a lieu,
c’est une épreuve d’être au mauvais moment comme au mauvais endroit.
La discipline ou indiscipline étant souvent en cause.

Ce qui donne comme perspective qu’en pareille situation,
 il est bon de s’accorder aux saisons........qui disciplinent en quelque sorte
l'activité humaine. Un lâcher prise se fait jour.


Associés H61 et H12 posent une évidence,
 tout paroxysme qu'il soit dans une fête ou une adversité,
n’est guère un signe d’harmonie.

Le guide H12 est un avertissement pour réfléchir
avant de se lancer dans une action.
L' exemple le plus flagrant est l'image de troupes armées
 sortant des casernes, lancée au combat,
 il n’y aura pas de point de non retour.

Sans jouer de la fanfare, l’adversité étant au rendez-vous,
une vigilance accrue est nécessaire ainsi qu’une rigueur
et de s'adapter à des perceptions nouvelles.

 Ce n’est pas chose facile de ne pas s’employer
lorsqu’un élan énergique, excessif nous anime...
ou bien lorsque des évènements en contrecarrent d'autres,
de là à émettre cette pensée:


" Tenir sa place et prendre le taureau par les cornes
dans l’instant présent, ou y renoncer "


Cette association H61 et H12, incite à mûrir la conscience intuitive
qui permet de gérer des épreuves lorsque l'équinoxe de la vie survient.

De là à comprendre qu’en tout emballement, les situations se transforment souvent en l’effet inverse que celui qui était recherché…et l’adversité apparaît.

Afin de mieux se gouverner et gouverner les autres,
on fait accepter le farouche au prix d’un effort de retenue,
encore des qualités toutes yin.

En ces H61 et H12 résonne comme
 porteuse de réflexions
afin de puiser en soi, loin des agitations quotidiennes,
tout en suivant les mouvements produits par
 les changements, l’univers existe par ces changements perpétuels.

Ils imposent cependant de tendre à rester en harmonie croissante, décroissante,
ce qui permet de connaître les personnes puisant des aspirations d’harmonie
comme d’autres personne sous l’influence de fils invisibles, imprévisibles.
Cependant un objectif s’impose, rester en harmonie coûte que coûte n'est pas simple.

On émet l’idée de procéder avec une conviction très forte
pour transformer les êtres et les choses après être passé par des épreuves,
ce qui forge le regard intérieur
comme s’il avait manqué une jolie pièce du puzzle de la vie
 et de la comprendre: la synchronicité.

La supériorité du doux, le Vent possède une puissance sans mesure
aussi forte que le Tonnerre.
Voilà à chacun de voir à sa portée,
 cette manière de n’être pas désemparé,
 affecté en des moments
 de connaissance intuitive d’où une adversité qui n’a pas de prise.

Vivons ces instants comme ils viennent.
Et comme le présent nous met en confiance,
l’adversité est mieux acceptée.




Guy H en cet équinoxe.


 8 
 le: 08 Août 2017 à 11:11:05 
Démarré par Izazen - Dernier message par Guy H
De retour parmi les hexagrammes
avant un autre départ milieu d'août...heureusement
là où la liaison réseau existe .

Me voici reprendre en détails les hexas du jour.

Guy H

 9 
 le: 07 Août 2017 à 21:36:31 
Démarré par Izazen - Dernier message par Guy H
Suivre avant de monter trop haut.


46, la poussée vers le haut ou croissance et
17, suivre.



46, la poussée vers le haut ou croissance

Le trigramme Vent (ou Bois) en bas est surmonté par celui de la Terre.
C’est la croissance du bois qui naît en terre.

Les mots : évolution constante – gain de confiance – acceptation de défis – promotion – reconnaissance .

Mais aussi :
Monter, s’élever. Monter en grade, être promu. Sheng est une ancienne mesure de capacité, environ un dixième de litre.

Autres symboles :
Des céréales à l’intérieur d’un boisseau – une mesure à grain – ascension – monter – promotion – les céréales dans le boisseau se déversent et s’élèvent en un tas.

Le Ricci : promotion, moment où l’élément faible fait effort pour s’élever à un niveau supérieur.


Deux traits composent cette image.
Une côte abrupte, sur laquelle les pas laissent leur trace.
C’est une " ascension lente ".





"  Ce qui est petit grandira un jour !"

Poussée vers le haut, monter, naissance, croissance  SHENG.

Au cœur de la terre naît le bois. Croissance.
Ainsi l’homme de bien grâce à sa nature docile accumule peu à peu pour s’élever et grandir.
Au cœur de l’hexagramme un autre, le 54,
 l’épousée qui est celle qui veut satisfaire son ambition
et s’élever dans la société, mais cela implique des devoirs.

Regardons alors cette complicité de la terre et du bois :
L’une incarne la malléabilité par laquelle on s’adapte,
 l’autre tire de la souplesse son endurance et sa force.

La terre est le centre, le cœur, le vide,
 où la naissance s’ébauche.
Le bois est l’image de l’effort patient par lequel
ce qui veut apparaître finit par prendre forme.
Par leurs actions combinée,
 les forces se concentrent à l’intérieur,
 forgeant dans les profondeurs
 la puissance tenace qui pousse à grandir.

Le temps est long avant que l’on perçoive la lumière
 et finisse par percer.
Un temps où chaque effort est
 un pas supplémentaire vers le Sud.
Un  temps de rudesse, où il faut consentir,
 faire confiance sans savoir.
Jusqu’à ce que peu à peu,
 à force de don et de courage,
 on gagne en solidité,
 en densité, en ampleur.

Jusqu’à ce que l’abnégation conduise à la hauteur.
Il faut pour cela comprendre la qualité première de la terre,
 hexagramme 2
toute de docilité, de flexibilité, d’abandon :


"  L’idéogramme Shun, suivre le flux, comprend les notions de docilité,
d’obéissance, de naturel, de coulant, d’aisé.

Il y a ici l’idée de se laisser porter par le flux naturel de l’existence,
de ne pas s’opposer au cours des choses,
d’épouser le mouvement global,
 de ne pas intervenir à tort et à travers."


En fait l’ " homme doué " conseille de comprendre que
 la vie demande parfois de reculer
 en mordant sur le terrain gagné.
Se révolter c’est perdre inutilement de l’énergie.

Cet hexa en événementiel invite à
  "s’abandonner, accepter" les circonstances telles
qu’elles se présentent, n’opposer aucune résistance,
cette attitude permettrait de prendre appui sur un courant plus profond.

De faire appel à des ressources naturelles :
"  Ne plus penser et ne plus sentir, pensée et
sentir seront alors portés à leur optimum de puissance."


L’homme de bien imite la terre lorsqu’il laisse le monde venir à lui
et l’accepte tel qu’il est .
Il imite le bois qui s’enracine lorsqu’il laisse le temps donner forme à ses efforts.
Il fait confiance à ce mouvement simple d’abandon qui recueille.

Il connaît la mécanique sans prétention de
ce qui s’épaissit peu à peu pour s’élever et grandir.
François Roustang ajoute :


 " Sur quoi va-t-il donc prendre appui ?
Sur ce qui ne dépend pas de lui, sur ce qu’il possède
sans en avoir la maîtrise, sur ce qu’il ne s’est pas donné,
sur ce qui lui est le plus nécessaire et qu’il ne peut que recevoir :
son existence en cet instant.

Sur cette existence sans détermination particulière,
il peut faire fond tranquillement, mais à condition
qu’il se défasse de tous ses avoirs ou que, du moins,
il les considère comme découlant de cette source première."


Un guide pour croître dans l’ascension……
ou suivre et trouver " l’homme de bien " ....
serait-ce un livre ? Puis ensuite

" /…se conformer c’est aller avec les choses. "

Citation de Thomas Cleary.

 

17. Suivre, suite ou adaptation.  En chinois SUI.

Le trigramme  Foudre ou Tonnerre est surmonté du trigramme Brume ou Lac.
Suivre, s’adapter, conduit à la liberté.
Il y a nécessité à rechercher l’instant juste.

Les mots : loyauté – adaptabilité – coopération – confiance – fiabilité – sensibilité aux autres – service – obtention de conseils.

Mais aussi :
Suivre, se conformer à.
Suivant, selon, d’après, conformément à.
 Au gré de. Au fur et à mesure…etc.

Autres symboles :
Découper de la viande de façon rituelle – se laisser glisser,
 se faufiler dans les interstices – accompagner un mouvement –
sans motif, sans cause, sans précédent.

Le Ricci : conformité au déroulement, moment où l’on s’insère dans le développement universel.


Impétueuse la volonté – poussée par le désir de la découverte –
 bataille, tâtonne, travaille les ingrédients d’une maturité futur.
Arrive un temps où l’effort n’est plus de mise,
 où c’est en lâchant prise que l’on trouve confiance et
évolue un peu plus souplement.

Suivre est un guide qui éclaire malgré les images contenues
 dans les trigrammes un " Tonnerre ",
 le trigramme Tchen du bas sort de la Brume le trigramme Touei du haut.

SUI est un mouvement souple, comme si le mouvement
 conduisait à une allure simple, plus ouverte, plus diffuse,
 comme si l’impulsivité le cédait à cette légèreté
qui permet aux forces de s’assembler.

L’homme de bien ne craint pas l’obscurité car il connaît la valeur de l’abandon :
qu’après les difficultés des premières expériences survient
 une phase où la conscience claire s’estompe et renonce à ses prérogatives.

Le vouloir laisse alors place à une activité plus fluide, plus relâchée, et ainsi plus entière.
 La rencontre peut avoir lieu.
Comme une impulsion est donnée, suivre c’est savoir abandonner
 le volontarisme et laisser le mouvement se poursuivre de façon naturelle.

C’est ce qui se produit lorsqu’un apprentissage a été mené à bien :
 les éléments nécessaires ayant été intégrés,
 l’activité est en mesure de s’exercer par elle-même,
 sans que nous ayons davantage à intervenir.
Une belle leçon d’apprivoisement en fait.
Et nous ne cherchons plus à contrôler,
 nous avons confiance dans le " suivre "
ceci, à l’occasion d’une rencontre opportune.

Jean-François Billeter ajoute :

" L’oubli est lié à la maîtrise,
il se produit lorsque les forces profondes prennent le relais :
la conscience peut oublier
 de diriger les opérations comme elle le faisait jusque là,
et s’oublier elle-même. "


J’aime bien ce suivre il en vient même
à adopter un comportement totalement libre et lorsque la rencontre
 est propice,
l’émergence du Yin est inévitable…
et sans devenir un mouton de Panurge,
le suivre est un mouvement, une situation
qui a toujours un début et une fin.


 A cette association de ces hexagrammes 46 et 17
nous pouvons émettre cette pensée:
travailler notre maturité et de croître naturellement
d’où exploiter des capacités nouvelles d’adaptation.

C’est faire émerger des capacités universelles pour le plus grand bien de l’humanité.

On devient sensible à l’entourage, sensible à l’harmonie qui se dégage
de ces moments "poussant" !

A la lumière de ces H46 et H17,
aller de l’avant et suivre,
il y a beaucoup à apprendre sur soi-même,
sur les peurs ,
la vulnérabilité,
la force d'assumer la responsabilité d’une faiblesse
et la compassion à l'égard de la vulnérabilité des autres.

Les H 46 et 17 avisent
 à ne pas sous estimer les ascensions
qui par trop libre induisent des arrêts,
 des pauses à appréhender.
Avoir confiance en la croissance certes
mais il est utile de cerner les besoins
essentiels de l’existence.



Guy H



 10 
 le: 07 Août 2017 à 21:26:56 
Démarré par Izazen - Dernier message par Guy H
Bravo Izazen

pour cette photo  idéale comme accompagnement !

Merci   Guy H

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