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20 Août 2017 à 23:06:56

Izazen  |  Messages récents
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 1 
 le: Aujourd'hui à 11:30:06 
Démarré par Guy H - Dernier message par Guy H



29, l’eau, ABYSSE, ou s’entraîner au passage des ravins
 et 20, regarder, contempler.


29, l’abysse ou insondable.

Mais on est proche de la réalité en définissant le 29 comme :
l’entraînement au passage des ravins.

Et quoi de plus réjouissant que de se dire en pratique :
"  ben la dernière fois , je m’en suis bien sorti",
 
alors aujourd’hui avec l’hexa 20, ce sera : " regarde avant,"
un entraînement de plus.



29, l’abysse ou insondable, danger ou
entraînement au passage des ravins.
.

Le trigramme Eau est répété, en bas, en haut.
Danger, seul un cœur au centre engendre la prospérité,
c’est dire que l’on a les moyens de traverser ce danger,
de franchir des ravins. Il est dit que vaincre le danger
est permis à celui qui ne perd pas sa confiance.
Grâce à cette fermeté centrale du cœur, il est acquis que tout danger disparaît.

Dans l’ordre de succession 28, l’excès après lui, la chute l’hexa 29,
et lorsque l’on chute on atteint quelque chose, c’est un temps de jonction,
vient l'hexagramme 30.

Hexagramme 29 K’AN.
Ce trigramme Eau redoublé renforce l’idée de répétition du danger.

Les mots:
danger - engloutissement - caractère imprévisible - conditions hasardeuses - sentiments obscurs - insécurité - confrontation à la peur - courage .


Mais aussi :
S’exercer, s’entraîner à, apprendre, pratiquer, se familiariser avec, répéter un exercice, habitude, entraînement.

Autres symboles :
Le premier envol au dessus de la falaise – vertige – les ailes se déploient pour la première fois dans le vide – se familiariser avec le vide, l’espace – vers le bas.

Le Ricci : Abîme, successions de dangers, moment où les difficultés multiples suscitent un redoublement d’effort pour atteindre au but.


L’image de cet hexagramme est le sol, d’où sort une plante.
Mais , ce sol à droite de la plante,
exhale des souffles comme le ferait un gosier.
Il s’agit d’une faille ou d’une caverne émettant des vapeurs délétères.

K’an évoque un contenant( caverne, lit de rivière) et à la fois un contenu dangereux ( courant, gaz mortel) .
De là l’implication de précipitation, de perturbation, d’embûche,
 de détour, d’indécision, de danger, de chute, d’enfoncement, de secret.

Et si cet hexagramme présente des aspects de crainte,
 il n’en est pas moins un hexagramme
 qui donne la solution de s’en sortir par un entraînement
à ces "passages" difficiles.

Et oui, plus l’adversité nous atteint et plus
d’expériences de l’adversité sont amassées.

Car quels que soient les dangers encourus,
 il faut garder confiance.

En fait cet hexagramme des "abysses"
 revient souvent lorsqu’ une expérience passée
est à remettre en mémoire.


Le petit travail d’observation de la situation,
cette expérience qui  "reviendrait" ,
 permet d’élever un obstacle pour s’en protéger et
 ne pas retomber dans le nouveau danger qui survient.
 C’est de l’entraînement sans plus.

L’ eau par un mouvement continuel atteint son but.
L’homme de bien agissant avec un zèle réitéré
s’entraîne à la direction des affaires.

L’insistance de l’eau, par la reprise incessante de son mouvement,
finit toujours par vaincre.

D’où une insistance à vouloir franchir les obstacles,
puisque plus tard ils n’en seront que plus faciles.

Cependant un autre danger veille celui de garder une trop grande confiance
 car s’habituer à côtoyer les dangers peut aussi créer un manque de vigilance.

L’eau qu’elle s’accumule patiemment dans les creux
ou bien revienne par vagues répétées,
fait que c’est de son obstination que lui naît sa force,
et par sa persévérance elle détermine son chemin,
comme toute inondation.

Sombre comme les ravins où elle s’assemble,
 lourde comme la peine que demande leur franchissement,
l’eau est alliée à l’obscur.
Elle est cependant source de fécondité.

Telle une lumière céleste, elle agit dans ce qui est
"caché et dissimulé " ,
mais aussi dans ce qui a "le cœur dense".

Son écoulement continu est l’image
de l’opiniâtreté nécessaire à qui veut sortir de la confusion.
C’est ainsi que l’homme de bien connaît l’importance de la pratique,
qui discipline les forces sauvages et
 rassemble les énergies en une orientation claire.
Cette leçon, il l’étend à ceux qu’il a charge de guider :
son enseignement ne fait qu’imiter l’écoulement continuel de l’eau.

Comme l’écrivait Zhu Xi :

" Qu’il s’agisse de se gouverner soi-même ou de gouverner les hommes,
il faut toujours procéder par la répétition de l’exercice et de la pratique ;
ce n’est qu’ensuite que la parfaite habitude assure la tranquillité. "
 

Et quoi de plus réjouissant lorsque nous en avons une pratique, que de se dire :
 
  "… bien la dernière fois , je m’en suis bien sorti…." Aujourd’hui un conseil supplémentaire : ..observe !  

Le guide de cet "abysse " 
est celui qui suggère un autre regard avant de traverser
puisque le 20, appelle qu’un autre regard fasse place
à un ancien, et la situation d’en être moins périlleuse.
Le guide  H20 invite à se doter d’un regard au-delà du visible.
“ L’abandon à soi n’est pas l’abandon de soi, mais sa floraison.” 
“ Whisper in the dark.”.Felicia Simion.


                   

20, la contemplation, regard ou modèle.  KUAN.

Le trigramme Terre est surmonté du trigramme Vent,
le vent court sur la terre atteignant et touchant toute chose.
C’est faire courir aussi le regard.

Les mots : obtention d’une vision d’ensemble – observation libre d’attachements – compréhension accrue – solitude –
intégration grâce à la réflexion.


Mais aussi :
Regarder au loin, observer d’un lieu élevé. Contempler, examiner. Parcourir et visiter un pays. Aspect, vue, apparence. Juger, conjecturer, deviner. Conception, point de vue, idée. Faire voir, faire connaître, instruire, informer.
Lieu élevé d’où l’on peut voir de loin, belvédère.
Monastère, temple taoïste.

Autres symboles : une chouette – l’œil capable de voir dans le noir – le regard de la chouette –
regarder l’invisible de la situation – contempler – observer – un monastère – un belvédère.

Ricci : perception de l’invisible,
 moment où l’on saisit
 l’influx des énergies cachées .


Cet hexagramme est particulièrement
imagé par les traits( Yin et yang)
 deux traits yang surmontent 4 yin.
 Voici une tour,
de laquelle on peut voir au loin et d’où
également depuis le lointain, elle sert de repère dans la direction à prendre.
Comme dans le temps où les habitations ne cachaient pas les églises
qui vues de loin, leur observation servait à reconnaître le chemin à prendre.

Autre image par l’idéogramme, à gauche,
 est celle d’un héron, oiseau criard portant une aigrette.
C’est un animal grave et digne et
l’idéogramme qui représente cet animal,
lui donne deux bouches comme pour inciter
 sur sa voix dont la puissance attire la femelle.

A droite un œil est immense, placé sous un homme
qui fait effort pour voir au-dessus de la foule et
cet immense œil montre que l’homme est fasciné et attiré
 … peut-être par l’envie.
 KUAN est
" la dignité que l’on regarde."

Double vision si j’ose dire. Il est dit, tout le monde regarde.
Mais les uns regardent dans l’attente de quelque chose et
les autres à la recherche du moyen d’obtenir ce quelque chose.
Dans tous les cas ce n’est pas au présent
 qu’il faut conjuguer l’objectif mais au futur.

Cela réclame aussi d’avoir une attitude grave, réfléchie dans la contemplation,
où chaque geste aura un sens et des conséquences.

L’objet ou le but visé ( dans cet hexa) doit occuper
tout notre esprit et rien ne doit le distraire
 s’il l’on veut réussir. Ici ce n’est pas la réalisation
ou le but qui sont importants, mais ce qui les précède...
une concorde à établir pour démarrer un projet.

On va donc servir de point de mire à des regards
et agir en conséquence, être attentif aux moindres actes.
On devient un modèle regardé à son tour.

Élargir la vision parce qu’au "Cœur"
  de l’hexagramme se trouve  le 23,
 l’éclatement, l’usure…
 et si une vision nouvelle aurait-elle besoin d’abord
que l’ancienne s’effondre , vole en éclats.

Comme si le temps de la disparition
 ( de l’ancienne vision) est propice à l’élévation du regard.
Cet hexagramme a une importance particulière
 car il plonge le regard,
celui de tous les jours et
 manifestement cette plongée dans
un regard neuf enseigne la discipline avant une action décisive.

Celui qui a une vision éclairée ne fait pas la différence
 entre lui-même et le reste de l’existence.
Il n’y a aucune frontière.
Son point de vue est :

"Je suis tout ce que je perçois et tout ce qui existe est  en moi."

Ces réflexions mènent au cœur d'un regard
 porté sur le quotidien,
le moment est venu de réfléchir à la vie en harmonie,
prendre du recul par rapport à l’activité et à l’emprise d’un esprit affairé,
d’expérimenter la nature profonde d’un détachement serein.

François Roustang écrit ceci sur le regard :

" Lorsqu’on fixe un objet, on supprime l’environnement
dans lequel il se situe. Mais alors il devient impossible de voir.
Le rapport de la figure au fond est nécessaire pour qu’il y ait
perception ; si le fond est effacé, la figure l’est aussi. "


C'est par un avertissement du Yi King
que l'heure n'est pas aux grands franchissements
mais de restaurer tout équilibre en tempérant constance et inconstance,
cela réclame de la contemplation ou plus encore de la méditation.

A Chacun d’en ressentir ces moments subtils
qui font qu’un regard stabilisé est agréable à vivre et porte un espoir…
de paix , sérénité avant toute action.
 Il est prêt à regarder l’harmonie avec un œil tout neuf.
Lors de tout instant présent ressenti comme une extrême difficulté,
une modification du regard fait que la situation est acceptée.


" Ô qu'il est bon d’agir sans excès de la façon la plus simple. "…


Associés, ces deux hexagrammes 29 et 20
impliquent de déverrouiller son cœur par un nouveau mode de pensée
une vision nouvelle.

Cela permet de se contenir en toutes situations et
puisque la confiance accompagne toute attitude de méditation
jusqu’à la mesure d’un cœur battant…
on commence à installer un silence précieux en soi,
pour soi et autrui, c’est une assurance à accomplir des épreuves périlleuses.


La contemplation est précieuse avec le symbolisme des trigrammes qui composent ces deux hexas.
Eau ( pouvoir yang) au dessus de l' Eau ( insondable)
Vent ( ou bois) au dessus de la Terre...... donne une vision sacrée des "ravins".

Être suffisamment ferme pour se lâcher d'une situation et se régénérer,
voilà ce qu'il faut retenir.
On invite à prendre conscience qu’un courant de renouvèlement s'installe,
 qui pousse à se jeter en un flux d’harmonie assurant une confiance malgré toute épreuve.

Décider un temps pour s’engager qu’un bouillonnement se manifeste
au cœur de la réceptivité  
de parler plus avec le cœur,
et, de consommer avec son cœur
 il se libère de l’harmonie.
Et de la à y voir une libération de vue, il n’y a qu’un pas.
Une cause est défendue, expliquée avec force d'arguments.

Le regard change et une belle tranche de vie harmonieuse s’échange.
Il y a la manière de se conformer au Tao
avec un ingrédient subtil : des partages.

Se gouverner et gouverner les autres,
fait accepter le farouche au prix  d’un effort infime
par la mesure de l’harmonie qui accomplit sans cesse.

Que dire de ce H20 ?
Cette vision de tout moment
doit pouvoir être partagée
c'est ce qui s’appelle faire décroître le ferme et
croître le souple au moment opportun
d’où un partage qui libère harmonieusement,
à des distances.

A situation de tensions (ou d’épreuves) qui se libèrent une nouvelle situation apparaît,
une confrontation entre ce qui était et ce qui vient,
une piste : apporter du neuf !
 S'installer dans le silence et contempler ce silence.

Qu'un jour soit rempli de circonstances problématiques, il apporte son lot de nouveautés,
 sans sous-estimer des moments qui bousculent,
 des orages voire même les pires foudres
qui par trop libres induisent des conséquences imprévisibles.

L’harmonie est à la porte de tout ce qui s’éveille.
A souhait est proposé en cette association H29 et H20,
un éveil-réveil et de regarder autrement tout franchissement à accomplir.
A toute méditation pour dénouer, un pouvoir mystique peut entrouvrir un déblocage
et faire s’éloigner les plus gros nuages.
La parole devient modérée pour exposer un point de vue.
Une vision sacrée naît.

Comment cette association  peut-elle s’exprimer  ?
Par un long travail d’observation, pas facile cependant lorsque
des embûches semblant insurmontables empêchent de voir " autrement ";
 cela demande de l’opiniâtreté dans la vision, porteuse d’une finalité heureuse
pour un retour à l'harmonie.


 

Guy H


 2 
 le: Hier à 10:22:11 
Démarré par Guy H - Dernier message par Guy H


31, inciter ou l’influence ou l’émotion
et 13, la communauté des hommes ou s’entendre avec tous.


 

Hexagramme 31, Inciter ou l’influence, l’émotion

Le trigramme Montagne est surmonté du trigramme Brume ou Lac.
Ce qui correspond au jeune homme et à la jeune fille.
Voici donc l’alliance et l’influence mutuelle…libéré du moi.


HSIEN.

Les mots : séduction – attraction mutuelle – affection sincère – magnétisme naturel – stimulation – connexion –

Mais aussi :
Tous, tous ensemble. Universel, entièrement, continuel. Unir, semblable.

Autres symboles :
Attraction mutuelle – une bouche et une arme – les contraires s’attirent, se stimulent –
Unir – universel – inviter promptement.

Le Ricci : attraction mutuelle, moment où les contraires s’attirent et
 se stimulent réciproquement.


HSIEN.
Son image commence par une hallebarde à croissant,
 symbole de l’action OFFENSIVE.
A gauche et en bas de l’image,
une bouche silencieuse (fermée par un trait horizontal +), évoquant la pensée.

C’est aussi une image universelle, combinaison de bouche
et d’une hallebarde en fer.
C’est l’aiguille en acupuncture.

Le métal n’agit pas sur le corps, il incite à se réorganiser par lui-même.
Retrouver la fluidité de l’énergie qui l’anime.
L’émotion comme l’acupuncture,
sont des mouvements particuliers qui ont en commun de se propager partout et
de provoquer des effets sans communes mesures avec les moyens employés.

HSIEN est l’union de l’action ( en premier) et de la pensée,
qui indique l’association, la " complémentarité ".

 J.Lavier dans son livre du Ciel et de la Terre ajoute :
c’est par désir d’association et de complémentarité que l’on se marie.

Sur la montagne il y a la brume : émotion.

Ainsi l’homme de bien vide et accueille l’être humain.
Les deux trigrammes  Brume en haut et Montagne en bas se rencontrent,
 c’est la rencontre entre le plus ferme et le plus léger.

La montagne se tient dans sa majesté,
 les volutes de brume l’enlacent librement.
Leurs courbes se ressemblent, comme prêtes à s’échanger.
Attraction, séduction mutuelle.

Nous allons voir en termes imagés que cette attraction mutuelle
 est bien un décorticage de l’émotion.

La brume ralentit ses écheveaux, attirée par cette masse reposante.
La montagne s’ouvre au monde,
intriguée par cette légèreté proche
 d’un invisible qu’elle contient aussi.
Entre les deux, le vide,
 par quoi s’évitent autant l’opposition que la sclérose,
 respiration sereine par où les qualités se cherchent et s’influencent.

Le vide, lieu informel de la transformation,
vrai chant de la peinture chinoise :

" Avec le vide médian, le peintre crée l’impression
 que virtuellement la montagne peut entrer
dans le vide pour se fondre en vagues et
qu’inversement l’eau, passant par le vide,
 peut s’ériger en montagne ".


L’émotion traverse en permanence le cœur de l’être humain :
attirance soudaine, affolement, chamade…
Tout nous pousse aussi en de tels moments,
à se réorganiser en soi-même, à retrouver la fluidité de l’énergie qui nous anime.

L’homme de bien ne doit-il pas fuir les affaires du monde,
afin de se protéger des sollicitations incessantes,
des incitations multiples, des réactions désordonnées ?

Non : s’il a la fermeté de la montagne,
 il ne se retire pas pour autant sur des hauteurs inaccessibles
ou au plus profond d'une caverne.
Il s’ouvre
au monde – donc à l’échange et la stimulation -,
il veille à rester ancré en lui-même
 comme la montagne accueille la brume
 sans perdre sa solidité, sans non plus s’emporter :


  " Le sage est vide de toute individualisation
 égoïste née de la partialité du désir ou du point de vue…"

Vide et disponibilité sont liés.
L’homme de bien reçoit les stimulations sans en être déstabilisé.

Présent à lui-même comme à l’autre, il réagit avec d’autant plus d’à propos qu’il reste vide,
c’est-à-dire libre de toute identification à des images ou des opinions.
( Jamais il ne cèderait aussi au prosélytisme ).

Tel un miroir qui n’attend rien et ne s’accroche à rien,
 il se laisse toucher sans se laisser troubler,
 ne participant au monde que pour mieux en restituer la fraîcheur.

Au  " Cœur "  de l’hexa 31, l’ émotion
 il y a le 44, venir à la rencontre,
 pas forcément une rencontre physique,
un texte de Zhuang Zi  décrit cette " rencontre " :

" L’homme accompli se sert de son esprit comme d’un miroir,
qui ne raccompagne pas ce qui s’en va,
qui ne se porte pas au-devant de ce qui vient,
qui accueille tout et ne conserve rien,
et qui de ce fait embrasse les êtres sans jamais subir de dommages".
|
 

 L’union de l’action et de la pensée est réclamée pour inciter, influencer.
Mais ce moment ne dure pas, comme un bref coup d’œil,
 il peut en avoir des conséquences troublantes
 mais possède aussi un potentiel de fécondité remarquable.
L’ émotion est utile.

D’où une autre recommandation,
par cet hexa d’attraction mutuelle stimulante,
 cette dynamique magnétique,
 fortement énergisante ;
 un certain équilibre se doit d’être maintenu
 par un guide prêt à modérer,
 non pas ses émotions mais sa sensibilité aux autres.

Comment donc cet hexa  "  évènementiel ",
évoquant l’action et la pensée peut-il être canalisé ce jour ?
Comment et quel guide ?
Celui qui rayonne d’harmonie.
 Instantanément elle se dégage par notre comportement,
 nos paroles, nos actions dans ce jour… pour aider.
C’est le H13, s’entendre avec tous .



13, s’entendre avec tous ou la communauté des hommes.

S’accorder avec tous ou union avec ses proches ou
ceux que nous avons rassemblés pour un but commun.
 Ce but commun étant plutôt une identité de vue,
 deviendra le bien commun dans l’intérêt de tous.

Après l’hexa 11, la paix puis le 12, la stagnation,
un moment de réflexion a été propice pour arriver à ce point central concernant les relations humaines c’est-à-dire la façon dont chacun peut mieux réaliser son potentiel individuel au sein d’une relation amoureuse, d’une famille ou d’une communauté plus large et comment un regroupement (ensuite) d’individus peut s’opérer
 et fonctionner comme un ensemble harmonieux.

13 . T’ONG JEN.

T’ong est un récipient sur lequel s’adapte étroitement le couvercle :
 idée de  "concordance" , de choses faites l’une pour l’autre.
Jen est l’homme.
T’ong Jen est donc l’ensemble des " hommes en parfait accord ".
On dit aussi d’être coulé dans le même moule.

Sentence chinoise :
L’accord entre les hommes, c’est le succès de leur pays.
Dans un tel pays, toutes les difficultés seront surmontées,
 et les sages y atteindront leur perfection.

Les mots : gentillesse – respect mutuel – buts communs – interdépendance – accord – liens renforcés .

Mais aussi :
Ensemble, en commun. Avec. Se réunir, se rassembler. Semblable, identique, le même.
Union, concorde, harmonie ;
Etre humain, personne, les gens.

Autres symboles :
L’union avec tous les êtres humains – ne faire qu’un – bols et couvercles sous le toit – convivialité.

Le Ricci : concorde et union entre les hommes, moment de la rencontre et de l’acceptation mutuelle.


Ciel et Feu réunis : s’entendre avec tous.
Ainsi l’homme de bien en les regroupant par catégories distingue les choses.

Dans le Huainanzi ( - 139 av. JC):

    " Le souffle chaud du Yang en accumulation engendra le feu,
et l’essence du souffle igné donna le soleil " .


Ciel et feu sont d’une même espèce,
 où l’ardeur et la clarté l’emportent.
Le ciel engendre l’infinité des êtres, le feu est la clarté qui réside en chacun .
L’élan est commun mais la forme diffère.

L’alliance du feu et du ciel , c’est le rayonnement.
Lorsque de telles vigueurs s’assemblent,
 le vouloir est si fort que la véhémence parfois l’emporte.
La tête dirige et l’œil sait, ou croit savoir.
Cependant, quand les dissemblances apparaissent,
gare aux prétentions du savoir personnel,
gare à l’illusion de la toute-puissance !

L’homme de bien, lui, n’ignore pas que c’est par la ressemblance
que les êtres se rassemblent.
Mais il sait aussi que la référence commune
ne suffit pas à définir chaque monde particulier.
Il a donc apprivoisé les forces de la nature pour
le plus grand bien de la communauté.


L’apparition simultanée de forces vigoureuses
 appelle distinction,
répartition,
 organisation.
Il régit donc ce double mouvement :
l'attirance vers un même objectif et l’affirmation de chacun.
Lorsque l'homme de bien regroupe autour de ce qui est commun,
c’est pour y voir la différence dès lors il trouve une place dans la multitude.

Ainsi la concorde ne se résume-t-elle pas
 à la recherche fusionnelle d’harmoniques communes?
Elle devient dialogue entre différents.


    " Chaque être est stimulé par ce qui lui ressemble par la forme et la catégorie[…]
Quand l’accordeur de luth frappe la corde gong sur un instrument,
 la même corde sur un autre instrument y répond par résonance ;
et quand il pince la corde jiao sur un instrument,
la même corde sur un autre instrument se met à vibrer.
Tel est le phénomène de l’harmonie mutuelle entre des notes semblables. "
 

Ciel et Feu réunis donne: s’entendre avec tous.
Ainsi l’homme de bien ( ou dit sage) en regroupant les gens par catégories distingue les choses.
Il a donc apprivoisé les forces de la nature pour
le plus grand bien de la communauté.

L’apparition simultanée de forces vigoureuses
 appelle distinction,
répartition, organisation.
Il régit donc ce double mouvement :
 d’attirance vers le même et d’affirmation de chacun.

Lorsqu’il regroupe autour de ce qui est commun,
c’est pour que la différence trouve sa place.
Ainsi la concorde ne se résume-t-elle pas
 à la recherche fusionnelle d’harmoniques communes,
elle devient dialogue entre différents.

Tel est le phénomène de l’harmonie mutuelle entre des notes semblables. 
A la vue de cette communauté des hommes……qui émet de l’harmonie…
avec nos semblables, leur faire goûter de jolies notes sans même les avoir lu
 auparavant promet des émotions qui ne seront que plus fécondes.
Soyons un chef d’orchestre et musicien à la fois.

Mozart a dit :
" je mets des notes de musique ensemble et elles s’aiment ."

Sachant que l’Harmonie triomphe toujours,
un temps de réflexion est propice à l’action juste et
également d’exprimer de nouvelles émotions légitimes.




Guy H

 3 
 le: 08 Août 2017 à 11:11:05 
Démarré par Izazen - Dernier message par Guy H
De retour parmi les hexagrammes
avant un autre départ milieu d'août...heureusement
là où la liaison réseau existe .

Me voici reprendre en détails les hexas du jour.

Guy H

 4 
 le: 07 Août 2017 à 21:36:31 
Démarré par Izazen - Dernier message par Guy H
Suivre avant de monter trop haut.


46, la poussée vers le haut ou croissance et
17, suivre.



46, la poussée vers le haut ou croissance

Le trigramme Vent (ou Bois) en bas est surmonté par celui de la Terre.
C’est la croissance du bois qui naît en terre.

Les mots : évolution constante – gain de confiance – acceptation de défis – promotion – reconnaissance .

Mais aussi :
Monter, s’élever. Monter en grade, être promu. Sheng est une ancienne mesure de capacité, environ un dixième de litre.

Autres symboles :
Des céréales à l’intérieur d’un boisseau – une mesure à grain – ascension – monter – promotion – les céréales dans le boisseau se déversent et s’élèvent en un tas.

Le Ricci : promotion, moment où l’élément faible fait effort pour s’élever à un niveau supérieur.


Deux traits composent cette image.
Une côte abrupte, sur laquelle les pas laissent leur trace.
C’est une " ascension lente ".





"  Ce qui est petit grandira un jour !"

Poussée vers le haut, monter, naissance, croissance  SHENG.

Au cœur de la terre naît le bois. Croissance.
Ainsi l’homme de bien grâce à sa nature docile accumule peu à peu pour s’élever et grandir.
Au cœur de l’hexagramme un autre, le 54,
 l’épousée qui est celle qui veut satisfaire son ambition
et s’élever dans la société, mais cela implique des devoirs.

Regardons alors cette complicité de la terre et du bois :
L’une incarne la malléabilité par laquelle on s’adapte,
 l’autre tire de la souplesse son endurance et sa force.

La terre est le centre, le cœur, le vide,
 où la naissance s’ébauche.
Le bois est l’image de l’effort patient par lequel
ce qui veut apparaître finit par prendre forme.
Par leurs actions combinée,
 les forces se concentrent à l’intérieur,
 forgeant dans les profondeurs
 la puissance tenace qui pousse à grandir.

Le temps est long avant que l’on perçoive la lumière
 et finisse par percer.
Un temps où chaque effort est
 un pas supplémentaire vers le Sud.
Un  temps de rudesse, où il faut consentir,
 faire confiance sans savoir.
Jusqu’à ce que peu à peu,
 à force de don et de courage,
 on gagne en solidité,
 en densité, en ampleur.

Jusqu’à ce que l’abnégation conduise à la hauteur.
Il faut pour cela comprendre la qualité première de la terre,
 hexagramme 2
toute de docilité, de flexibilité, d’abandon :


"  L’idéogramme Shun, suivre le flux, comprend les notions de docilité,
d’obéissance, de naturel, de coulant, d’aisé.

Il y a ici l’idée de se laisser porter par le flux naturel de l’existence,
de ne pas s’opposer au cours des choses,
d’épouser le mouvement global,
 de ne pas intervenir à tort et à travers."


En fait l’ " homme doué " conseille de comprendre que
 la vie demande parfois de reculer
 en mordant sur le terrain gagné.
Se révolter c’est perdre inutilement de l’énergie.

Cet hexa en événementiel invite à
  "s’abandonner, accepter" les circonstances telles
qu’elles se présentent, n’opposer aucune résistance,
cette attitude permettrait de prendre appui sur un courant plus profond.

De faire appel à des ressources naturelles :
"  Ne plus penser et ne plus sentir, pensée et
sentir seront alors portés à leur optimum de puissance."


L’homme de bien imite la terre lorsqu’il laisse le monde venir à lui
et l’accepte tel qu’il est .
Il imite le bois qui s’enracine lorsqu’il laisse le temps donner forme à ses efforts.
Il fait confiance à ce mouvement simple d’abandon qui recueille.

Il connaît la mécanique sans prétention de
ce qui s’épaissit peu à peu pour s’élever et grandir.
François Roustang ajoute :


 " Sur quoi va-t-il donc prendre appui ?
Sur ce qui ne dépend pas de lui, sur ce qu’il possède
sans en avoir la maîtrise, sur ce qu’il ne s’est pas donné,
sur ce qui lui est le plus nécessaire et qu’il ne peut que recevoir :
son existence en cet instant.

Sur cette existence sans détermination particulière,
il peut faire fond tranquillement, mais à condition
qu’il se défasse de tous ses avoirs ou que, du moins,
il les considère comme découlant de cette source première."


Un guide pour croître dans l’ascension……
ou suivre et trouver " l’homme de bien " ....
serait-ce un livre ? Puis ensuite

" /…se conformer c’est aller avec les choses. "

Citation de Thomas Cleary.

 

17. Suivre, suite ou adaptation.  En chinois SUI.

Le trigramme  Foudre ou Tonnerre est surmonté du trigramme Brume ou Lac.
Suivre, s’adapter, conduit à la liberté.
Il y a nécessité à rechercher l’instant juste.

Les mots : loyauté – adaptabilité – coopération – confiance – fiabilité – sensibilité aux autres – service – obtention de conseils.

Mais aussi :
Suivre, se conformer à.
Suivant, selon, d’après, conformément à.
 Au gré de. Au fur et à mesure…etc.

Autres symboles :
Découper de la viande de façon rituelle – se laisser glisser,
 se faufiler dans les interstices – accompagner un mouvement –
sans motif, sans cause, sans précédent.

Le Ricci : conformité au déroulement, moment où l’on s’insère dans le développement universel.


Impétueuse la volonté – poussée par le désir de la découverte –
 bataille, tâtonne, travaille les ingrédients d’une maturité futur.
Arrive un temps où l’effort n’est plus de mise,
 où c’est en lâchant prise que l’on trouve confiance et
évolue un peu plus souplement.

Suivre est un guide qui éclaire malgré les images contenues
 dans les trigrammes un " Tonnerre ",
 le trigramme Tchen du bas sort de la Brume le trigramme Touei du haut.

SUI est un mouvement souple, comme si le mouvement
 conduisait à une allure simple, plus ouverte, plus diffuse,
 comme si l’impulsivité le cédait à cette légèreté
qui permet aux forces de s’assembler.

L’homme de bien ne craint pas l’obscurité car il connaît la valeur de l’abandon :
qu’après les difficultés des premières expériences survient
 une phase où la conscience claire s’estompe et renonce à ses prérogatives.

Le vouloir laisse alors place à une activité plus fluide, plus relâchée, et ainsi plus entière.
 La rencontre peut avoir lieu.
Comme une impulsion est donnée, suivre c’est savoir abandonner
 le volontarisme et laisser le mouvement se poursuivre de façon naturelle.

C’est ce qui se produit lorsqu’un apprentissage a été mené à bien :
 les éléments nécessaires ayant été intégrés,
 l’activité est en mesure de s’exercer par elle-même,
 sans que nous ayons davantage à intervenir.
Une belle leçon d’apprivoisement en fait.
Et nous ne cherchons plus à contrôler,
 nous avons confiance dans le " suivre "
ceci, à l’occasion d’une rencontre opportune.

Jean-François Billeter ajoute :

" L’oubli est lié à la maîtrise,
il se produit lorsque les forces profondes prennent le relais :
la conscience peut oublier
 de diriger les opérations comme elle le faisait jusque là,
et s’oublier elle-même. "


J’aime bien ce suivre il en vient même
à adopter un comportement totalement libre et lorsque la rencontre
 est propice,
l’émergence du Yin est inévitable…
et sans devenir un mouton de Panurge,
le suivre est un mouvement, une situation
qui a toujours un début et une fin.


 A cette association de ces hexagrammes 46 et 17
nous pouvons émettre cette pensée:
travailler notre maturité et de croître naturellement
d’où exploiter des capacités nouvelles d’adaptation.

C’est faire émerger des capacités universelles pour le plus grand bien de l’humanité.

On devient sensible à l’entourage, sensible à l’harmonie qui se dégage
de ces moments "poussant" !

A la lumière de ces H46 et H17,
aller de l’avant et suivre,
il y a beaucoup à apprendre sur soi-même,
sur les peurs ,
la vulnérabilité,
la force d'assumer la responsabilité d’une faiblesse
et la compassion à l'égard de la vulnérabilité des autres.

Les H 46 et 17 avisent
 à ne pas sous estimer les ascensions
qui par trop libre induisent des arrêts,
 des pauses à appréhender.
Avoir confiance en la croissance certes
mais il est utile de cerner les besoins
essentiels de l’existence.



Guy H



 5 
 le: 07 Août 2017 à 21:26:56 
Démarré par Izazen - Dernier message par Guy H
Bravo Izazen

pour cette photo  idéale comme accompagnement !

Merci   Guy H

 6 
 le: 07 Août 2017 à 21:25:27 
Démarré par Izazen - Dernier message par Guy H
Bel accompagnement
la vie est ............l'eau est essentiel !


Guy H

 7 
 le: 07 Août 2017 à 21:23:42 
Démarré par Izazen - Dernier message par Guy H
Merci Izazen

à toi le repos d'été mérité ...
un grand merci de ton aide !

Guy H

 8 
 le: 07 Août 2017 à 09:30:36 
Démarré par Izazen - Dernier message par Izazen




46 et 17


Une poussée vers le ciel c'est la croissance de l'arbre sortant de terre. Suivre et trouver conseil dans son entourage ou le livre.
Selon Thomas Cleary : "... Se conformer c'est aller avec les choses ..."  avoir confiance en la croissance certes , mais il est utile de cerner le besoins essentiels de l'existence.






 9 
 le: 06 Août 2017 à 09:38:46 
Démarré par Izazen - Dernier message par Izazen




19 et 61



" Montée de la puissance, une force va de l'avant " c'est l'inspiration et lorsque celle-ci apporte confiance...On se jette  dans le vent comme le ferait un jeune oiseau pour son premier vol.




 10 
 le: 02 Août 2017 à 18:41:28 
Démarré par Izazen - Dernier message par Izazen

Bonjour à tous, Sourire


Les Hexagrammes journaliers, pendant une petite semaine, seront en version allégée. Guy partant pour des vacances bien méritées, il me transmettra néanmoins ses tirages et un petit résumé.

Bel été à tous
  Lèvres scellées


Izazen

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