

46, La poussée vers le haut ou croissance et
41, diminution ou décanter.
Par cette parfaite succession des hexagrammes…
dans " Initiez-vous au Yi-King " le Dr J.P Guyonnaud indique ceci :
" H44, les rencontres conduisent au rassemblement (H45),
le rassemblement permet de monter et l’union faisant la force (H46),
mais à force de monter on s’épuise. H47."
Et encore ceci :
" Les êtres et les choses s’assemblent, grandissent, avancent.
H46, c’est l’image symbolique du Bois qui naît en terre,
de s’élever sans cesse signifie employer la force.
H41, la brume est légère et atténue les excès de rigidités et
cette force de la diminuer un certain temps.

https://astropalais.forumactif.com/t1373-46-l-ascension
46, la poussée vers le haut ou croissance.
Les mots : évolution constante – gain de confiance – acceptation de défis – promotion – reconnaissance .
Mais aussi :
Monter, s’élever. Monter en grade, être promu. Sheng est une ancienne mesure de capacité, environ un dixième de litre.
Autres symboles :
Des céréales à l’intérieur d’un boisseau – une mesure à grain – ascension – monter – promotion – les céréales dans le boisseau se déversent et s’élèvent en un tas.
Le Ricci : promotion, moment où l’élément faible fait l'effort pour s’élever à un niveau supérieur.
Le ciel antérieur du H46 est le H61 Une juste confiance.
Quoi de plus normal que d’émerger de terre, déployer un essor en étant accompagné d’une extrême confiance. Tout est disposé pour qu’un développement intérieur s’opère
en une très belle harmonie, occasion de s’élever.
Deux traits composent cette image :
une côte abrupte, sur laquelle les pas laissent leur trace.
C’est une " ascension lente ".
" Ce qui est petit grandira un jour !"
Poussée vers le haut, monter, naissance, croissance SHENG.
De Christian Bobin : "Il grandit comme grandissent les enfants : comme un arbre, plongeant les racines de ses bras dans la terre maternelle, puisant sa nourriture dans les sous-bois d’une parole, multipliant les attaches, élevant les branches de ses pensées
dans la lumière du dehors. "
Au cœur de la terre naît le bois, croissance.
Ainsi l’homme de bien grâce à sa nature docile (tel un arbre) accumule peu à peu pour s’élever et grandir dans la vie.
Au cœur de l’hexagramme un autre évoquant aussi un arbre différent, le H54, l’épousée qui est celle qui veut satisfaire son ambition
et s’élever dans la société, perpétuer les générations mais cela implique des devoirs et de pérenniser un arbre généalogique.
Regardons alors cette complicité de la terre et du bois :
l’une incarne la malléabilité par laquelle on s’adapte,
l’autre tire de la souplesse son endurance et sa force.
Nathalie Chassériau (" Prenez les bonnes décisions avec le Yi King") apporte une introduction éloquente pour définir ce H46 :
" L’hexagramme traite d’une qualité rare et précieuse : l’endurance opiniâtre de ceux qui ont un but et le poursuivent dans l’obscurité, parfois dans la solitude, sans jamais se laisser décourager par les résistances qu’ils rencontrent,
ni par l’apparente aridité de leur cheminement. "
La terre est le centre, le cœur, le vide,
où la naissance s’ébauche.
Le bois est l’image de l’effort patient par lequel
ce qui veut apparaître finit par prendre forme.
L’arbre prend racine dans le sombre sous terre et sans aucun découragement branches et feuilles le font croître, ce qui est en bas est comme ce qui est en haut.
Par des actions combinées,
les forces se concentrent à l’intérieur,
forgeant dans les profondeurs
la puissance tenace qui pousse à grandir……c’est la sève.
Le temps est long avant que l’on perçoive la lumière
et finisse par percer.
Un temps où chaque effort est
un pas supplémentaire vers le Sud.
Un temps de rudesse, où il faut consentir,
faire confiance sans savoir.
Jusqu’à ce que peu à peu,
à force de don et de courage,
on gagne en solidité,
en densité, en ampleur.
La forêt d'advenir.
Jusqu’à ce que l’abnégation conduise à la hauteur.
Il faut pour cela comprendre la qualité première de la terre, (H2)
toute de docilité, de flexibilité, d’abandon ou don de soi.
"L’idéogramme Shun, suivre le flux, comprend les notions de docilité, d’obéissance, de naturel, de coulant, d’aisé.
Il y a ici l’idée de se laisser porter par le flux naturel de l’existence,
de ne pas s’opposer au cours des choses,
d’épouser le mouvement global,
de ne pas intervenir à tort et à travers. "
En fait l’ "homme doué "(ou homme de bien, de valeur) conseille de comprendre que la vie demande parfois de reculer
en mordant sur le terrain gagné.
Se révolter c’est perdre inutilement de l’énergie.
Ce H46 en événementiel invite à
"s’abandonner, accepter" les circonstances telles
qu’elles se présentent, n’opposer aucune résistance,
cette attitude permettrait de prendre appui sur un courant plus profond.
De faire appel à des ressources naturelles :
" Ne plus penser et ne plus sentir, pour que la pensée et
le sentir soient portés à leur optimum de puissance. "
L’ homme de bien imite la terre lorsqu’il laisse le monde venir à lui et l’accepte tel qu’il est.
Il imite le bois qui s’enracine lorsqu’il laisse le temps donner forme à ses efforts.
Il fait confiance à ce mouvement simple d’abandon qui recueille.
Il connaît la mécanique sans prétention de
ce qui s’épaissit peu à peu pour s’élever et grandir.
François Roustang ajoute :
" Sur quoi va-t-il donc prendre appui ?
Sur ce qui ne dépend pas de lui, sur ce qu’il possède
sans en avoir la maîtrise, sur ce qu’il ne s’est pas donné,
sur ce qui lui est le plus nécessaire et qu’il ne peut que recevoir :
son existence en cet instant.
Sur cette existence sans détermination particulière,
il peut faire fond tranquillement, mais à condition
qu’il se défasse de tous ses avoirs ou que, du moins,
il les considère comme découlant de cette source première."
Une croissance lente graduelle, croître et y croire
serait-elle sous l’aura d’une diminution ? Le H41 nous en dit un peu plus.

https://astropalais.forumactif.com/t1368-41-le-juste-equilibre
Le 41, diminuer ou diminution, décroissance et amoindrissement, décanter, retenue ou réserve.
Le trigramme Brume (du lac) est surmonté du trigramme Montagne.
Si la montagne est élevée et le lac profond, la voie de la " diminution "
demande confiance et sincérité.
Les mots : déclin – réduction – frugalité – contraction – lâcher prise – moins égale plus - ingéniosité – sacrifice.
Mais aussi :
Diminuer, amoindrir, décroître, abaisser, affaiblir, etc.
Autres symboles :
La main renverse le vase afin que son contenu s’écoule – extraire du vase, du chaudron – abaisser – diminution – concentration – distillation – affaiblir.
Le Ricci : diminution, moment où ce qui est en bas,
en décroissant, favorise le progrès de ce qui est en haut.
Le ciel antérieur du H41 est le H40
LA DÉLIVRANCE ou libération.
C’est un grand lâcher-prise qui permet de se dire je me diminue .
Se diminuer c’est avant tout se libérer des tensions qui empêchaient de se diminuer ou bien de gens inspirés par une négativité récurrente .
On plonge tout de go dans une résolution, une décision,
jusqu’à répandre des cauris, c’est les lâcher avec conviction.
Joli lâcher-prise.
Si la « poussée vers le haut » est un contexte ingrat, qui requiert à la fois un lâcher-prise et effort suivi, la « diminution » en devient naturelle, parfois volontaire et imposée par les circonstances, parfois par la maladie.
Quel drôle de guide qui en fait veut amoindrir, réduire, diminuer tout dynamisme, tout essor vers le haut, pour l’empêcher ?
Si la diminution est un temps de pertes et de privations, pénible si elles ne sont que subies, positif si elles sont endurées à bon escient.
Le H46 est « guidé » par ce H41 comme étant un processus favorable et de comprendre que le moins n’est pas négatif mais l’allègement qui annonce un plus à venir.
L’image de ce H41 est révélatrice de gouverner.
Gouverner mais avec une sagesse, on ne construit pas de châteaux en Espagne
ni de céder à de l’impulsivité.
Description du pictogramme chinois.
Une main très active dite " agissante " (car avec tous ses doigts),
puis à gauche de l’idéogramme une bouche (ou vase)
au dessus d'une ouverture (en haut à droite)
par où s’écoulent des choses précieuses des coquillages
(en Chine antique des cauris servaient de monnaie, d’échanges).
Ici ce sont des paroles de sagesse qui réconfortent.
L’humilité est une parole discrète qui se délivre avec déférence.
Il y a une analogie avec l’arcane majeur 12 du Tarot, le Pendu.
Le Pendu est devenu Magicien et laisse échapper des pièces d’argent
d’une bourse bleu clair (yin)
et de la bourse rose (yang) des pièces d’or.
Si l’homme a grimpé les six niveaux de l’arbre, il dut apprendre à les connaître :
physique-matériel, végétatif, animal, mental, causal et le sixième, purement spirituel.
Or, à ce sixième degré, l’homme n’a plus de volonté personnelle, il agit selon
une volonté divine, dans le sens de cachée.
Et grâce à sa position inversée, les trésors amassés s’échappent des deux bourses afin que d’autres puissent en profiter.
Sa vision de la réalité s’en trouve inversée, il apprend à se gouverner après avoir appris à
observer les deux versants d’une montagne, la dualité sous toutes ses formes dans le quotidien.
La retenue ou réserve en ce H41, n’ont de sens qu’au moment où elles servent,
et ou les ressources préservées sont distribuées, réparties, partagées.
En temps de disette, offrir un bol de riz, si tu n’as rien d’autre,
c’est déjà bon signe.
Le sage modère justement son appétit, et contient son mécontentement,
avec retenue. Et de revenir à cet Être de valeur qui œuvre à une régulation.
Il calme le désir quand il s’oublie dans d’obsédantes passions.
Il adoucit la colère qui se déclenche quand la perte est trop dure ou que la frustration aveugle.
" Cette main tente de toutes ses forces de retenir de tous ses doigts la fortune,
qui s’échappe, et ainsi diminue.
Une main retient quelque menue monnaie,
main tendue, comme un appel à l’aide,
ainsi faire contre mauvaise fortune,
bon cœur. " Paco Alpî et Alain Constantin en la version :
" Le Mémoire de la Mue. "
C'est encore un appel à agir mais de manière souple
par des paroles modérées.
On ne harangue pas une foule pour la précipiter
dans le chaos, mais des paroles appropriées font leur chemin utile
pour engager une transformation réfléchie.
Cette ouverture par où s’écoule des choses précieuses
serait un vase sacrificiel surmonté de son ouverture.
Idée de voir ce qu’il y a dedans.
Des cauris (coquillages) s’échappent selon une version et de l’autre c'est un ensemble signifiant l’effort pour renverser le vase dont le contenu est précieux.
L’hexagramme a pour sens les mots "réfréner, réprimer, réserver, préserver".
Un guide pareil est à même d'aider " encore "
à communiquer par des paroles de paix,
mesurées sans s’y accrocher mais de s’accrocher au présent.
C’est comprendre les bienfaits qu’apporte
toujours un lâcher prise en pareille situation !
Une belle décantation a lieu.
On dit que le manque est un apprentissage.
reconsidérer la balance entre donner et recevoir, c’est œuvrer un rééquilibrage parfaitement symbolisé dans le texte de cette figure par le nombre deux.
Le nombre Yin par excellence., le partenaire du un, qui vient mettre son holà son omnipotence et rappeler la complémentarité indispensable au fonctionnement du vivant.
C’est comprendre que le moins n’est pas négatif mais l’allègement
qui annonce un plus à venir…..ou plutôt à faire advenir.
Le lâcher prise peut rafraîchir une vision d’ensemble
de tout ce qui est en essor, une poussée vers le devenir.
" Ô qu'il est bon d’accomplir en pleine confiance et non en plein désarroi. "
La vie devient une opportunité de découvrir un sens caché en soi,
on parvient à s'approcher de ce que vit en tout chaman qui s'ignore.
Comme s’approchaient si près de la nature les Rois d’antan
avec un art de s’accorder aux mouvements de l’univers…
c’est la condition d’une croissance pérenne.
Le Ciel d'y pourvoir par une bienveillance.
Précieuse est l’action de se préparer à sauter de niveau,
on se laisse parfois à engager sur une moindre échelle,
des paroles sur l'avenir.
Développer par la parole un art de la modération permet
d’épanouir au mieux de nouveaux talents qui viennent à point nommé.
J’ajoute de satisfaire avec subtilité, intelligence et responsabilité,
un moment de partage harmonieux comme une grande émotion..
C’est une dynamique ininterrompue et équilibrée de changements
dont la fonction consiste à réduire les excès et combler les vides.
Avec cette allégorie : aplanir les montagnes, remplir les vallées.
Le H41 aide encore à communiquer
par des paroles mesurées, des discernements subtils
provenant d'une méditation.
"Celui qui se maîtrise lui-même détient la vraie puissance".
Et tout dépend de ne pas se croire invincible et de
se tenir en toutes circonstances.
C’est cela que de faire vivre ce Yin-Yang en soi,
on découvre petit à petit le devenir.
Aussi sachant que tout évolue comme il se doit,
de manière parfaite comme imparfaite
les forces font reprendre progressivement
confiance dans le dépassement des difficultés.
Prendre à " bras-le-corps " toute impulsivité naissante
requiert qu'une sérénité s'installe auparavant.
En fait c’est une transformation à vivre, une de plus.
C’est décanter.
Nous touchons là à cette étude, l’explication (tout à fait paradoxale en ce H41)
par le cinquième trait du H41,
Dominique Bonpaix en son « Yi Jing pour les nuls » avance ce passage ;
" AUGMENTATION indéfinissable
Dix couples de tortues
sont incapables de faire dévier
Fondamentalement ouvert.
La perte n’est pas ressentie comme telle dans une situation de certitude intérieure où la préoccupation des résultats n’a que peu d’importance.
Il y a ici une grande capacité à initialiser une nouvelle organisation des choses d’un point de vue qualitatif.
L’hexa dérivé du 5èm trait est le H61 « Juste confiance », c’est la certitude d’être à la place juste, en pleine confiance.
C’est une belle manière qu’a ce H41 de
rendre palpable subtilement qu’en toute force à déployer
pour gouverner (ou autrement écrit), pour produire une poussée vers le haut,
une observation supplémentaire est la bienvenue.
On peut apparenter cette situation comme réfléchir soigneusement à
tout acte à prendre et faire retour à de l’harmonie.
Rien n’est précipité,
s’attacher à sa réceptivité est d’effectuer un pas réfléchi
avant d’en entamer un autre. La patience est de mise.
La souplesse est mise à rude épreuve par ce H41.
D’où pour certains(es) une maîtrise de l’anxiété à acquérir.
Symbolisme des trigrammes.
En cette étude de rassembler les mots suivants et d’en être au diapason c’est :
s’élever, grandir , progresser avec une bonne dose de diminution.
Le symbolisme des trigrammes.
H46 : le trigramme Vent (ou bois) en bas est surmonté du trigramme Terre.
H41: le trigramme Brume (du lac) en bas est surmonté du trigramme Montagne.
La progression du bois en terre est aussi l’image de l’humain qui vit sur cette planète et mode faire face à des moments de difficultés voire de se défaire d’une adversité (ou sortir de terre).
Une poussée vers le "haut" trouve son espace tout de même. Il est question d’une constance ou flux continuel, universel, l’arbre de progresser avec le temps, par tout temps qu’il pleuve ou qu’il fasse soleil.
Le H46, traite des évolutions constantes de la nature qui poussent
parfois à s’imposer une diminution ou décantation.
La progression est de ne pas faiblir.
Une brume de s’étendre, d’entourer une montagne sans la recouvrir entièrement.
En base la brume est inspirée par un fort besoin de communiquer, de partager.
Surmontée de terre, la réceptivité lui signifie
« allez brume diffuse donc à gogo »
sans oublier quoique paradoxal la montagne de restreindre son étendue.
Ce H41, pose la question du qualitatif et non du quantitatif.
Et comme parfois immergés nous le sommes dans une société qui ne cesse de susciter en nous de faux besoins pour nous inciter à consommer toujours plus,
arrive le moment de distinguer le nécessaire du superflu (ou de se concentrer sur le flux)…une tâche pas toujours facile à aborder.
C’est une brume qui par le bas donne un caractère austère à la montagne et de lui intimer :
« et maintenant, de stabiliser autrement . »
La brume d’ajouter de se retirer que lentement.
" En s’asseyant dans le silence, détendu et confortable,
observant simplement la respiration et les pensées,
on vide l’esprit et les tensions qui affectent le bien-être.
Quand une pensée qui captive, l’attention s’élève,
on respire alors calmement, cette tension se relâche et
l’on revient à la neutralité.
C’est la forme de méditation la plus simple et elle fonctionne."
Dès lors un enracinement profond (comme l’arbre en terre) a lieu
en ce Livre des changements,
manifestement est suggéré que c’est à soi de faire naître les choses de l’intérieur.
En la Grande Image de DIMINUTION:
il est dit d’un Être de valeur,
qu’il domine sa colère
et réfrène ses désirs.

Guy H
41, diminution ou décanter.
Par cette parfaite succession des hexagrammes…
dans " Initiez-vous au Yi-King " le Dr J.P Guyonnaud indique ceci :
" H44, les rencontres conduisent au rassemblement (H45),
le rassemblement permet de monter et l’union faisant la force (H46),
mais à force de monter on s’épuise. H47."
Et encore ceci :
" Les êtres et les choses s’assemblent, grandissent, avancent.
H46, c’est l’image symbolique du Bois qui naît en terre,
de s’élever sans cesse signifie employer la force.
H41, la brume est légère et atténue les excès de rigidités et
cette force de la diminuer un certain temps.

https://astropalais.forumactif.com/t1373-46-l-ascension
46, la poussée vers le haut ou croissance.
Les mots : évolution constante – gain de confiance – acceptation de défis – promotion – reconnaissance .
Mais aussi :
Monter, s’élever. Monter en grade, être promu. Sheng est une ancienne mesure de capacité, environ un dixième de litre.
Autres symboles :
Des céréales à l’intérieur d’un boisseau – une mesure à grain – ascension – monter – promotion – les céréales dans le boisseau se déversent et s’élèvent en un tas.
Le Ricci : promotion, moment où l’élément faible fait l'effort pour s’élever à un niveau supérieur.
Le ciel antérieur du H46 est le H61 Une juste confiance.
Quoi de plus normal que d’émerger de terre, déployer un essor en étant accompagné d’une extrême confiance. Tout est disposé pour qu’un développement intérieur s’opère
en une très belle harmonie, occasion de s’élever.
Deux traits composent cette image :
une côte abrupte, sur laquelle les pas laissent leur trace.
C’est une " ascension lente ".
" Ce qui est petit grandira un jour !"
Poussée vers le haut, monter, naissance, croissance SHENG.
De Christian Bobin : "Il grandit comme grandissent les enfants : comme un arbre, plongeant les racines de ses bras dans la terre maternelle, puisant sa nourriture dans les sous-bois d’une parole, multipliant les attaches, élevant les branches de ses pensées
dans la lumière du dehors. "
Au cœur de la terre naît le bois, croissance.
Ainsi l’homme de bien grâce à sa nature docile (tel un arbre) accumule peu à peu pour s’élever et grandir dans la vie.
Au cœur de l’hexagramme un autre évoquant aussi un arbre différent, le H54, l’épousée qui est celle qui veut satisfaire son ambition
et s’élever dans la société, perpétuer les générations mais cela implique des devoirs et de pérenniser un arbre généalogique.
Regardons alors cette complicité de la terre et du bois :
l’une incarne la malléabilité par laquelle on s’adapte,
l’autre tire de la souplesse son endurance et sa force.
Nathalie Chassériau (" Prenez les bonnes décisions avec le Yi King") apporte une introduction éloquente pour définir ce H46 :
" L’hexagramme traite d’une qualité rare et précieuse : l’endurance opiniâtre de ceux qui ont un but et le poursuivent dans l’obscurité, parfois dans la solitude, sans jamais se laisser décourager par les résistances qu’ils rencontrent,
ni par l’apparente aridité de leur cheminement. "
La terre est le centre, le cœur, le vide,
où la naissance s’ébauche.
Le bois est l’image de l’effort patient par lequel
ce qui veut apparaître finit par prendre forme.
L’arbre prend racine dans le sombre sous terre et sans aucun découragement branches et feuilles le font croître, ce qui est en bas est comme ce qui est en haut.
Par des actions combinées,
les forces se concentrent à l’intérieur,
forgeant dans les profondeurs
la puissance tenace qui pousse à grandir……c’est la sève.
Le temps est long avant que l’on perçoive la lumière
et finisse par percer.
Un temps où chaque effort est
un pas supplémentaire vers le Sud.
Un temps de rudesse, où il faut consentir,
faire confiance sans savoir.
Jusqu’à ce que peu à peu,
à force de don et de courage,
on gagne en solidité,
en densité, en ampleur.
La forêt d'advenir.
Jusqu’à ce que l’abnégation conduise à la hauteur.
Il faut pour cela comprendre la qualité première de la terre, (H2)
toute de docilité, de flexibilité, d’abandon ou don de soi.
"L’idéogramme Shun, suivre le flux, comprend les notions de docilité, d’obéissance, de naturel, de coulant, d’aisé.
Il y a ici l’idée de se laisser porter par le flux naturel de l’existence,
de ne pas s’opposer au cours des choses,
d’épouser le mouvement global,
de ne pas intervenir à tort et à travers. "
En fait l’ "homme doué "(ou homme de bien, de valeur) conseille de comprendre que la vie demande parfois de reculer
en mordant sur le terrain gagné.
Se révolter c’est perdre inutilement de l’énergie.
Ce H46 en événementiel invite à
"s’abandonner, accepter" les circonstances telles
qu’elles se présentent, n’opposer aucune résistance,
cette attitude permettrait de prendre appui sur un courant plus profond.
De faire appel à des ressources naturelles :
" Ne plus penser et ne plus sentir, pour que la pensée et
le sentir soient portés à leur optimum de puissance. "
L’ homme de bien imite la terre lorsqu’il laisse le monde venir à lui et l’accepte tel qu’il est.
Il imite le bois qui s’enracine lorsqu’il laisse le temps donner forme à ses efforts.
Il fait confiance à ce mouvement simple d’abandon qui recueille.
Il connaît la mécanique sans prétention de
ce qui s’épaissit peu à peu pour s’élever et grandir.
François Roustang ajoute :
" Sur quoi va-t-il donc prendre appui ?
Sur ce qui ne dépend pas de lui, sur ce qu’il possède
sans en avoir la maîtrise, sur ce qu’il ne s’est pas donné,
sur ce qui lui est le plus nécessaire et qu’il ne peut que recevoir :
son existence en cet instant.
Sur cette existence sans détermination particulière,
il peut faire fond tranquillement, mais à condition
qu’il se défasse de tous ses avoirs ou que, du moins,
il les considère comme découlant de cette source première."
Une croissance lente graduelle, croître et y croire
serait-elle sous l’aura d’une diminution ? Le H41 nous en dit un peu plus.

https://astropalais.forumactif.com/t1368-41-le-juste-equilibre
Le 41, diminuer ou diminution, décroissance et amoindrissement, décanter, retenue ou réserve.
Le trigramme Brume (du lac) est surmonté du trigramme Montagne.
Si la montagne est élevée et le lac profond, la voie de la " diminution "
demande confiance et sincérité.
Les mots : déclin – réduction – frugalité – contraction – lâcher prise – moins égale plus - ingéniosité – sacrifice.
Mais aussi :
Diminuer, amoindrir, décroître, abaisser, affaiblir, etc.
Autres symboles :
La main renverse le vase afin que son contenu s’écoule – extraire du vase, du chaudron – abaisser – diminution – concentration – distillation – affaiblir.
Le Ricci : diminution, moment où ce qui est en bas,
en décroissant, favorise le progrès de ce qui est en haut.
Le ciel antérieur du H41 est le H40
LA DÉLIVRANCE ou libération.
C’est un grand lâcher-prise qui permet de se dire je me diminue .

Se diminuer c’est avant tout se libérer des tensions qui empêchaient de se diminuer ou bien de gens inspirés par une négativité récurrente .
On plonge tout de go dans une résolution, une décision,
jusqu’à répandre des cauris, c’est les lâcher avec conviction.
Joli lâcher-prise.
Si la « poussée vers le haut » est un contexte ingrat, qui requiert à la fois un lâcher-prise et effort suivi, la « diminution » en devient naturelle, parfois volontaire et imposée par les circonstances, parfois par la maladie.
Quel drôle de guide qui en fait veut amoindrir, réduire, diminuer tout dynamisme, tout essor vers le haut, pour l’empêcher ?
Si la diminution est un temps de pertes et de privations, pénible si elles ne sont que subies, positif si elles sont endurées à bon escient.
Le H46 est « guidé » par ce H41 comme étant un processus favorable et de comprendre que le moins n’est pas négatif mais l’allègement qui annonce un plus à venir.
L’image de ce H41 est révélatrice de gouverner.
Gouverner mais avec une sagesse, on ne construit pas de châteaux en Espagne
ni de céder à de l’impulsivité.
Description du pictogramme chinois.
Une main très active dite " agissante " (car avec tous ses doigts),
puis à gauche de l’idéogramme une bouche (ou vase)
au dessus d'une ouverture (en haut à droite)
par où s’écoulent des choses précieuses des coquillages
(en Chine antique des cauris servaient de monnaie, d’échanges).
Ici ce sont des paroles de sagesse qui réconfortent.
L’humilité est une parole discrète qui se délivre avec déférence.
Il y a une analogie avec l’arcane majeur 12 du Tarot, le Pendu.
Le Pendu est devenu Magicien et laisse échapper des pièces d’argent
d’une bourse bleu clair (yin)
et de la bourse rose (yang) des pièces d’or.
Si l’homme a grimpé les six niveaux de l’arbre, il dut apprendre à les connaître :
physique-matériel, végétatif, animal, mental, causal et le sixième, purement spirituel.
Or, à ce sixième degré, l’homme n’a plus de volonté personnelle, il agit selon
une volonté divine, dans le sens de cachée.
Et grâce à sa position inversée, les trésors amassés s’échappent des deux bourses afin que d’autres puissent en profiter.
Sa vision de la réalité s’en trouve inversée, il apprend à se gouverner après avoir appris à
observer les deux versants d’une montagne, la dualité sous toutes ses formes dans le quotidien.
La retenue ou réserve en ce H41, n’ont de sens qu’au moment où elles servent,
et ou les ressources préservées sont distribuées, réparties, partagées.
En temps de disette, offrir un bol de riz, si tu n’as rien d’autre,
c’est déjà bon signe.
Le sage modère justement son appétit, et contient son mécontentement,
avec retenue. Et de revenir à cet Être de valeur qui œuvre à une régulation.
Il calme le désir quand il s’oublie dans d’obsédantes passions.
Il adoucit la colère qui se déclenche quand la perte est trop dure ou que la frustration aveugle.
" Cette main tente de toutes ses forces de retenir de tous ses doigts la fortune,
qui s’échappe, et ainsi diminue.
Une main retient quelque menue monnaie,
main tendue, comme un appel à l’aide,
ainsi faire contre mauvaise fortune,
bon cœur. " Paco Alpî et Alain Constantin en la version :
" Le Mémoire de la Mue. "
C'est encore un appel à agir mais de manière souple
par des paroles modérées.
On ne harangue pas une foule pour la précipiter
dans le chaos, mais des paroles appropriées font leur chemin utile
pour engager une transformation réfléchie.
Cette ouverture par où s’écoule des choses précieuses
serait un vase sacrificiel surmonté de son ouverture.
Idée de voir ce qu’il y a dedans.
Des cauris (coquillages) s’échappent selon une version et de l’autre c'est un ensemble signifiant l’effort pour renverser le vase dont le contenu est précieux.
L’hexagramme a pour sens les mots "réfréner, réprimer, réserver, préserver".
Un guide pareil est à même d'aider " encore "
à communiquer par des paroles de paix,
mesurées sans s’y accrocher mais de s’accrocher au présent.
C’est comprendre les bienfaits qu’apporte
toujours un lâcher prise en pareille situation !
Une belle décantation a lieu.
On dit que le manque est un apprentissage.
reconsidérer la balance entre donner et recevoir, c’est œuvrer un rééquilibrage parfaitement symbolisé dans le texte de cette figure par le nombre deux.
Le nombre Yin par excellence., le partenaire du un, qui vient mettre son holà son omnipotence et rappeler la complémentarité indispensable au fonctionnement du vivant.
C’est comprendre que le moins n’est pas négatif mais l’allègement
qui annonce un plus à venir…..ou plutôt à faire advenir.
Le lâcher prise peut rafraîchir une vision d’ensemble

de tout ce qui est en essor, une poussée vers le devenir.

" Ô qu'il est bon d’accomplir en pleine confiance et non en plein désarroi. "
La vie devient une opportunité de découvrir un sens caché en soi,
on parvient à s'approcher de ce que vit en tout chaman qui s'ignore.
Comme s’approchaient si près de la nature les Rois d’antan
avec un art de s’accorder aux mouvements de l’univers…
c’est la condition d’une croissance pérenne.
Le Ciel d'y pourvoir par une bienveillance.
Précieuse est l’action de se préparer à sauter de niveau,
on se laisse parfois à engager sur une moindre échelle,
des paroles sur l'avenir.
Développer par la parole un art de la modération permet
d’épanouir au mieux de nouveaux talents qui viennent à point nommé.
J’ajoute de satisfaire avec subtilité, intelligence et responsabilité,
un moment de partage harmonieux comme une grande émotion..
C’est une dynamique ininterrompue et équilibrée de changements
dont la fonction consiste à réduire les excès et combler les vides.
Avec cette allégorie : aplanir les montagnes, remplir les vallées.
Le H41 aide encore à communiquer
par des paroles mesurées, des discernements subtils
provenant d'une méditation.
"Celui qui se maîtrise lui-même détient la vraie puissance".
Et tout dépend de ne pas se croire invincible et de
se tenir en toutes circonstances.
C’est cela que de faire vivre ce Yin-Yang en soi,
on découvre petit à petit le devenir.
Aussi sachant que tout évolue comme il se doit,
de manière parfaite comme imparfaite
les forces font reprendre progressivement
confiance dans le dépassement des difficultés.
Prendre à " bras-le-corps " toute impulsivité naissante
requiert qu'une sérénité s'installe auparavant.
En fait c’est une transformation à vivre, une de plus.
C’est décanter.
Nous touchons là à cette étude, l’explication (tout à fait paradoxale en ce H41)
par le cinquième trait du H41,
Dominique Bonpaix en son « Yi Jing pour les nuls » avance ce passage ;
" AUGMENTATION indéfinissable
Dix couples de tortues
sont incapables de faire dévier
Fondamentalement ouvert.
La perte n’est pas ressentie comme telle dans une situation de certitude intérieure où la préoccupation des résultats n’a que peu d’importance.
Il y a ici une grande capacité à initialiser une nouvelle organisation des choses d’un point de vue qualitatif.
L’hexa dérivé du 5èm trait est le H61 « Juste confiance », c’est la certitude d’être à la place juste, en pleine confiance.
C’est une belle manière qu’a ce H41 de
rendre palpable subtilement qu’en toute force à déployer
pour gouverner (ou autrement écrit), pour produire une poussée vers le haut,
une observation supplémentaire est la bienvenue.
On peut apparenter cette situation comme réfléchir soigneusement à
tout acte à prendre et faire retour à de l’harmonie.
Rien n’est précipité,
s’attacher à sa réceptivité est d’effectuer un pas réfléchi
avant d’en entamer un autre. La patience est de mise.
La souplesse est mise à rude épreuve par ce H41.
D’où pour certains(es) une maîtrise de l’anxiété à acquérir.
Symbolisme des trigrammes.
En cette étude de rassembler les mots suivants et d’en être au diapason c’est :
s’élever, grandir , progresser avec une bonne dose de diminution.
Le symbolisme des trigrammes.
H46 : le trigramme Vent (ou bois) en bas est surmonté du trigramme Terre.
H41: le trigramme Brume (du lac) en bas est surmonté du trigramme Montagne.
La progression du bois en terre est aussi l’image de l’humain qui vit sur cette planète et mode faire face à des moments de difficultés voire de se défaire d’une adversité (ou sortir de terre).
Une poussée vers le "haut" trouve son espace tout de même. Il est question d’une constance ou flux continuel, universel, l’arbre de progresser avec le temps, par tout temps qu’il pleuve ou qu’il fasse soleil.
Le H46, traite des évolutions constantes de la nature qui poussent
parfois à s’imposer une diminution ou décantation.
La progression est de ne pas faiblir.
Une brume de s’étendre, d’entourer une montagne sans la recouvrir entièrement.
En base la brume est inspirée par un fort besoin de communiquer, de partager.
Surmontée de terre, la réceptivité lui signifie
« allez brume diffuse donc à gogo »
sans oublier quoique paradoxal la montagne de restreindre son étendue.
Ce H41, pose la question du qualitatif et non du quantitatif.
Et comme parfois immergés nous le sommes dans une société qui ne cesse de susciter en nous de faux besoins pour nous inciter à consommer toujours plus,
arrive le moment de distinguer le nécessaire du superflu (ou de se concentrer sur le flux)…une tâche pas toujours facile à aborder.
C’est une brume qui par le bas donne un caractère austère à la montagne et de lui intimer :
« et maintenant, de stabiliser autrement . »
La brume d’ajouter de se retirer que lentement.
" En s’asseyant dans le silence, détendu et confortable,
observant simplement la respiration et les pensées,
on vide l’esprit et les tensions qui affectent le bien-être.
Quand une pensée qui captive, l’attention s’élève,
on respire alors calmement, cette tension se relâche et
l’on revient à la neutralité.
C’est la forme de méditation la plus simple et elle fonctionne."
Dès lors un enracinement profond (comme l’arbre en terre) a lieu
en ce Livre des changements,
manifestement est suggéré que c’est à soi de faire naître les choses de l’intérieur.
En la Grande Image de DIMINUTION:
il est dit d’un Être de valeur,
qu’il domine sa colère
et réfrène ses désirs.

Guy H
[Aparté : A signaler qu'il n'y a aucun rapprochement à des événements actuels, et si cela était, complètement fortuit cela serait (quoique),
car les baguettes utilisées apportent chaque jour des hexagrammes de manière aléatoire pour cette étude.]
car les baguettes utilisées apportent chaque jour des hexagrammes de manière aléatoire pour cette étude.]