Guy H
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" Source d'inspiration nous sommes "
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« le: Hier à 17:10:05 » |
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De C.J.-D..Javary : Le Yi Jing n’est pas un livre de sorts, il ne prédit pas l’avenir. Il analyse l’organisation du moment présent de manière à nous aider à y insérer au mieux notre action.
C’est fondamentalement un guide de stratégie de la vie quotidienne, un manuel d’aide à la prise de décision et c’est en cela qu’il est en plein accord avec la tradition confucéenne. (p162 : Grandir avec Confucius.) 48, le puits et 5, attendre, nécessité d’attendre, l’attente ou patience stratégique.
De puiser à une source, de fait, les souffles s’attirent, se croisent, s’unissent pour nourrir. Quoi de plus normal que de se plier à une règle, une loi, la nécessité d’attendre. https://astropalais.forumactif.com/t273-48-le-puits 48, le puits, source de vie.Le trigramme Bois soulève celui de l’Eau, c’est le puits. Le bois pénètre au fond de l’eau et la remonte en surface.
Les mots : quête de la vérité – sagesse – vision – connaissance intuitive – retour à la source – accès au fond des choses.
Mais aussi : Puits. En bon ordre, régulièrement. Terrain carré divisé en neuf parties égales, comme le caractère Jing.
Autres symboles : Le puits et ses huit familles - un terrain divisé en neuf parties égales avec le puits au centre - l'espace vide autour duquel s'organise la vie - organisation, ordre et partage des taches - pénétrer, communiquer, traverser librement.
Le Ricci : le puits, moment où il faut descendre dans les profondeurs où il faut capter ce qui vivifie sans s’épuiser. Le Ciel antérieur du H48 est le H19, l’approche, une approche appropriée d’aller à la source, (est-ce en son enfant intérieur ?) et Carl Gustave Jung d’avoir une belle citation de ce que l’on peut faire remonter d’une source intérieure: " De sa main m’est venu tout l’inattendu, tout le vivant. C’est cet enfant que je sens en moi comme source éternelle de jeunesse."Le Livre présente seulement deux hexagrammes-outils. H48 le puits H50 le chaudron. Succession des hexas : le H47 l’accablement ou épuisement a fait suite à une trop grande élévation (H46) qui appelle au H48 d'affronter les profondeurs du puits. Après tout épuisement, une grande soif apaise.
Comme toute lumière doit se ressourcer, pas de temps pour se reposer, et se préparer à plonger en cette eau du puits !Il n’y a rien à créer mais de puiser et entretenir ce puits. Le puits est une structure collective à garder intacte comme une corne d’abondance à préserver.
Carol K.Anthony et Hanna Moog apportent un plus à la phrase du livre : " ils vont et viennent et puisent au puits ", indique que le Yi King est une source sûre de nourriture, auprès de laquelle on peut aller et venir librement. Qu’une personne « puise au puits » dépend entièrement de son libre arbitre. C’est une source sûre, car y puiser requiert de « se tourner vers l’intérieur » afin de découvrir ce qui est harmonieux et ce qui ne l’est pas. "
Soit on pense dans sa vérité intérieure, soit dans celles des traditions et la pensée de ses ancêtres. 
Le puits symbolise plus largement le centre autour duquel se met en place un réseau de relations, de communication, de solidarité qui permet une saine circulation du vivant.
Depuis tous les temps, l’eau, c’est le sentiment d’une appartenance commune pour tous. De plus en ce lieu, le puits où tout le monde vient y puiser son eau quotidienne, est un centre caché qui sécrète des liens,
il y a un pouvoir manifeste avant de puiser, celui d’échanger, on communique avec tous ceux qui viennent aussi puiser, attendant leur tour de plonger leur seau (de bois) signe de vie.
En tout point d'eau, des personnes qui attendant leur tour, palabrent et de communiquer sur tout et de rien, ils puisent en eux avant même de puiser concrètement.
L’eau (ou toute parole) va devenir nourriture et se diffuse déjà dans la communication.
A défaut de lumière partageons l’eau de clarté…. mettre en place une circulation régulée des flux à partir de ce point central que représente le puits, d’en faire le « cœur énergétique » d’une distribution généreuse, harmonieuse, ordonnée.
Ma Deva Padma d’écrire ainsi : " Boire à la source de la clarté qui se trouve dans les profondeurs de l’être, c’est connaître le goût du Tao. Il est accessible à tous ceux qui ont soif et acceptent de plonger au cœur d’eux-mêmes pour s’y désaltérer. Une fois que vous aurez goûté aux eaux claires de la source, vous y reviendrez souvent.
Elle est la source qui désaltère et rafraîchit, celle qui coule éternellement comme une fontaine limpide tout au long de l’existence. " L’eau est le bien partagé de tous les êtres, leur ressource cachée, leur nourriture. Le bois est la constance qui pousse à croître et à s’établir dans la forme. Le bois est à l’intérieur : pression insistante de ce qui dure et par quoi on s’élève. L’eau est au-dessus (du trigramme bois) : convergence silencieuse de ce qui travaille et qui peine.
Rober Fisher de faire un rapprochement avec un pommier : "Ce pommier est beau, épanoui et porte des fruits qu’il donne librement. Il fait exactement ce que les pommiers sont supposés faire, il réalise son potentiel au bénéfice de tous. "
H48. Le puits, son image est symbolisée par un treuil et son bâti. Tout peut changer de place, excepté le puits, le plus précieux des biens dans un village.
Une grille composée de deux traits horizontaux et deux verticaux, symbolise aussi ce H48, une division de parcelles de terrains et au milieu le puits qui ne sera plus déplacé, on peut déplacer un village mais pas le puits.  Cette division est également un partage dont la seule parcelle centrale est réservée pour installer ce puits.
Le but du puits est d’être utile aux êtres, il détient la Source de la Vie. Comme l’eau monte dans la plante et lui permet de se développer. Elle s’élève cette eau de même le long du puits pour se répandre à l’extérieur.
Ainsi la vie se propage-t-elle au dehors tout en gardant le lien avec les profondeurs ? Une quête de vérité pour dénouer est lancée.
Dans la société humaine, l’eau ne devient pas nourriture sans effort. Le travail des hommes est nécessaire pour que les puits soient construits et toutes irrigations mises en place. Le puits est ainsi le symbole de l’organisation collective qui semble avoir prévalu dans l’ancienne Chine.
Marguerite de Surany en « Le perpétuel devenir » apporte un plus à ce puits :
"Dans l’antiquité on s’établissait autour d’un puits et l’on partageait les lots de terrain qui l’entouraient entre huit familles. Huit étant le nombre symbolique de l’équilibre cosmique. [chiffre emblématique en Chine] Le puits est le symbole de la permanence de la forme : « on ne déplace pas le puits » et « il ne perd pas et ne gagne rien », disent les textes. Par contre, « le hameau ou village lui peut être déplacé », et voici les forces de ceux qui habitent le village d’entrer en mouvement.
De plus si les lots en un village étaient divisés en neuf parties (si possible égales) avec une place réservée au puits on dit que l’ordre est respecté, la place du puits dans le village est comme sanctuarisée.
Si l’eau est donc le sentiment d’une appartenance commune – encore faut-il transformer cette intuition en communauté effective. Tout pays est comme un corps dont les forces œuvrent en symbiose, où chaque être a sa place en tant que source et soutien pour les autres.
Pourquoi ne pas atteindre cette source avec douceur ?
Voyons ce guide Et si les nuages montent dans le Ciel. L’ATTENTE . Ainsi l’Être de valeur mange et boit dans le plaisir et la joie. H5, voyons ce qu’il recèle en conseils et volontairement partager une pleine et heureuse patience.
Une belle circonstance pour se mettre à l’écoute de son cœur 
c'est que j'apprivoise l'attente avec patience sans jamais renoncer à mon objectif d’une clairvoyance. Selon Maud Kristen en son ouvrage: Développez votre sixième sens.
 https://astropalais.forumactif.com/t1332-05-la-patience5, l’attente ou attente stratégique, une sage patoence.Le trigramme du bas est le Ciel qui décrit une activité, incitant à avancer. Surmonté du trigramme Eau, cela constitue un danger, parfois une angoisse. De ce paradoxe résulte la nécessité d’attendre pour ne pas être piégé par ce qui peut nous dépasser : l'imprévu, le spontané qui inquiète jusqu'à déstabiliser… ou de subir une diminution trop flagrante.
Les mots : persévérance – attention portée à l’essentiel – retenue – contentement – modération – rythme juste.
Mais aussi: Nécessaire. Le nécessaire, avoir besoin. Requérir, réclamer. Être retardé par la pluie, attendre. Hésiter, tergiverser.
Autres symboles : La plante et son besoin d’eau – attendre – réclamer – ne pas avancer – la pluie – retarder par la pluie.
Le Ricci : attente confiante, moment où l’on mesure le danger avec l’assurance de le surmonter.Le ciel antérieur du H5 est le H15 la RÉSERVE qui demande à n’accomplir que ce qu’il peut être accompli et ne prétend pas pour le moment de faire plus. Il est donc nécessaire de patienter, une fécondation d’un sixième sens est engagée. En guide ce H5 indique une belle manière d’attendre… par le manger en famille ou entre gens d’un même clan ! Par exemple un jour de fête. Pas forcément l’occasion seule d’un repas, un festin mais une réunion où tout échange est considéré comme nourriture. On palabre a qui mieux mieux
Les trigrammes parlent d’eux-mêmes en bas et en haut, Ciel et Eau : Les nuages montent dans le ciel " attente ". Ainsi l’homme de bien mange et boit dans le plaisir et la joie et rien d’autre ne le perturbe. C’est une belle façon de patienter, de voir passer un orage.
L’eau est une et multiple. Insouciante quand elle jaillit au moment du jeune fou H4 , inquiétante quand elle mugit au fond sombre des ravins,H29 mais prometteuse aussi quand elle en vient à assembler les nuages : elle symbolise alors la confusion qui préside à tout début H3 ou bien la tension qui serre le cœur au moment de l’attente H5.
Cette tension est un espoir, certes mêlé d’inquiétudes ou angoisses, mais entièrement tourné vers une éclosion que l’on ressent imminente comme un printemps avant l’heure. Cette prospérité des éléments Yin et Yang d’être guidée sans sauter des étapes nécessaires à la rendre la plus harmonieuse.
L’attente est une gestation, un grossissement idéal pour faire patienter par exemple, la recherche de l’inconnu d’une formule mathématique.
Imitant le ciel qui retient son désir et guette le moment opportun pour déclencher la traversée du fleuve, l’homme de bien évite le gâchis que provoquerait l’énervement ou l’impatience de ce moment ou ces moments d’éveil particulier.
Il devient un "dragon tapi dans l’onde, ne pas agir ".
Sentant le futur sourdre dans le présent, il ne le presse pas, car il sait distinguer entre attente anxieuse et l’attente confiante : avoir confiance, est tout indiqué au Jugement de l’attente.
Est-il meilleure méthode pour garder confiance et tromper l’anxiété que de partager le manger et le boire ? Deux hexagrammes évoquent explicitement le nourrir, le H5 et le H27. Le corps et l’esprit ne font qu’un : la bonne chair change le sentiment, et la convivialité désarme les tensions. Les partages subtils joyeux, portent le bonheur.
Manger et boire, n’est-ce pas se mettre au diapason de cette nourriture attendue, n’est-ce pas susciter en une heureuse et positive invocation ? Conforter se rasséréner le corps, tout comme les nuages apprivoisent et emplissent le ciel.
Le ciel ainsi que la dureté de la montagne apprend la douceur de l’eau, fluide merveilleux.
Plaisir suggéré par la tiédeur d’une fin d’après-midi ou la douceur d’une caresse, détente apportée par des saveurs subtiles ou des timbres lointains… Prélude à cette heure où le ciel s’apaise en diffusant son éclat en ondes fines et légères.
De François Roustang (La Fin de la plainte) :" Attendre sans que rien ne vienne. Car il faut bien un passage par l’impression de vide pour que les manières habituelles de penser et d’agir soient mises en suspens et déjà en échec. S’il se passait tout de suite quelque chose, c’est que l’on aurait fait appel à du déjà vu, déjà reconnu…"L’attente est donc d’abord un arrêt, une sorte d’interdit adressé aux manières antérieures de se comporter, un point final temporairement au ressassement, à la répétition.
Serait-ce d’un temple que nous aspirons à établir, à construire ou accomplir un chemin harmonieux ?
Il ne pourrait se faire qu’après un délai de réflexion comme à l’occasion d’un repas… en lisant minutieusement le menu bien avant. Apprendre à attendre est aussi une épreuve de ne pas avancer pour obtenir un résultat immédiat mais plutôt résister à l’envie de prendre des initiatives pour provoquer le progrès.
Souvent les situations les plus contraignantes sont élucidées par des espaces qui s’entrouvrent et pour installer une harmonie, la patience gagne à être mise en pratique, l’impatience de changer le résultat et d’obtenir l’inverse que celui souhaité.
Puis de pouvoir proclamer : " Ô qu'il est bon d’accomplir dans la bonne humeur."
Lors de tout instant présent ressenti comme harmonieux, une modification du regard fait que la situation est acceptée, la maturité est au rendez-vous comme une précieuse Aide qui nous attendait. En l’instant présent rien ne vient d’inutile, l’Être de valeur de répéter :
" Qu’il est bon de manger et de boire dans le plaisir d’avoir été au puits. "
L’association H48 et H5 est significative de mûrir un certain temps après avoir puisé. D’avoir été à la source ajoutée à l’image d’une eau gonflée par le ciel, ainsi on se renforce par de la patience. C’est nourrir sa puissance, mais de remettre à plus tard le moment de l’utiliser. Attendre n’est pas une gêne mais une nécessité.
Voyons le symbolisme très fort. H48 : le trigramme Eau en haut de surmonter le trigramme Vent (ou bois). H5 : le trigramme Vent (ou bos) est en haut comme en bas.
H48 : Un seau en bois remontant de l’eau, image trop simple et au figuré, on remonte la vie mais encore faut-il descendre en un puits (au préalable nettoyé), à cette source inconnue de tout quidam. Cela secoue l’entendement humain, y descendre certes mais pour en remonter quoi ? Du Yang, du Yin ? Les deux !
Le puits est un modèle d’une profondeur nourricière qui fait écrire à Gaston Bachelard : " Le même souvenir sort de toutes les fontaines. "
H5 : L’eau est insondable, elle coule, ordonnée, dirigée par le ciel. Qu’est-ce à dire ? Comment cela se pourrait-il qu’un advenir soit un ruissellement opportun ? De l'adversité à affronter, une pluie incessante ou attendre qu’elle cesse ? A grand projet en devenir, grande réflexion et grande patience de s’imposer. Pour construire de nouveaux rapports harmonieux, revenons à la définition du Ricci des H48 et H5 et d’y voir une conclusion à cette étude.
1) Le puits, moment où il faut descendre dans les profondeurs et de capter ce qui vivifie sans s’épuiser. 2) Attente confiante, moment où l’on mesure le danger avec l’assurance de le surmonter.
Ce qui ressort d’une source invisible, où s’organisent tous les échanges, doit être partagé car c’est ce qui relie et nourrit. Toutefois de nourrir sa puissance, le moment de l’utiliser doit être remise à plus tard.
C'est tout un art de s’accorder aux mouvements de l’univers, le lâcher-prise est la condition d’une croissance pérenne, le yang de pouvoir triompher et s’installer durablement. 
Comme tous changements adviennent de manière cyclique, ils permettent d’entrevoir différemment le présent, le guide apporte un détachement ? Il devient nécessaire, opportun de pratiquer le lâcher prise
" Tenir sa place en toute confiance et se limiter à l’instant présent, même en puisant, pourquoi en serait-il autrement ?"
Il est dit que le sage à la rigueur n’a d’autres ancrage que sa force personnelle, d’autre souci que de maintenir la direction qui l’affermit. L’intelligence du guide tel un puisatier expert, sait se mettre au service de son prochain, en partageant un extrême talent. 
A souhait est proposé en cette étude, autant d’éveils remontés du puits pour organiser un projet ou plusieurs, non pas pour les lancer de suite mais les conserver en patience, sérénité et tranquillité. Car tous les éléments utiles sont là, l’outil principal, le puits (Ou bien ce Livre Yi Jing) et l’arrivée d’une pluie bénéfique.
Puiser et partager de l’harmonie ! 
Tout de même une grande confiance s'installe à tout un chacun qui puise autant d’eau que de paroles, en ce qui vient...encore une eau du Ciel , la pluie.
Le sage veille à ce qui entre et sort de sa bouche spontanément, pourquoi en serait-il oppressé ? Sa sagesse lui a permis quoique étant enfermé, d’être au diapason de toute situation qui surgit de cette eau.
A-t-on assez plongé en la source ?  L’importance du plongeon en l'immense flux universel, implique de fait une parole sereine pour déclencher un élan de créativité, d’émotions et pourquoi pas de profondes transformations.
Puiser une eau claire, la remonter des profondeurs et de la voir exposée au grand jour en paroles et en modération. Serait-ce des réflexions qui ont fait leur chemin en la nuit ? Et les choses de n’être plus tues !
Gaston Bachelard de nous donner une citation comme conclusion à cette étude " Où est notre première souffrance ? C’est que nous avons hésité à dire. Elle est née dans les heures où nous avons entassé en nous des choses tues."
Ainsi de les avoir fait « remonter », le guide demande à travailler la réceptivité en soi, de la travailler à la racine de soi-même c'est-à-dire dans le coeur seulement au moment idéal.
.gif) Guy H [Aparté : A signaler qu'il n'y a aucun rapprochement à des événements actuels, et si cela était, complètement fortuit cela serait, car les baguettes utilisées apportent chaque jour des hexagrammes de manière aléatoire pour cette étude.]
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