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21 Novembre 2019 à 23:12:23

Izazen  |  Au jardin des pensées et philosophies  |  Yi-King : Le livre des transformations  |  Questionnements et réponses sur les hexagrammes du jour  |  Fil de discussion: De suivre on gagne à puiser en soi. 0 Membres et 2 Invités sur ce fil de discussion. « sujet précédent | | sujet suivant »
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Auteur Fil de discussion: De suivre on gagne à puiser en soi.  (Lu 2398 fois)
Guy H
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De suivre on gagne à puiser en soi.
« le: 26 Avril 2019 à 12:37:25 »




17 suivre et 48, le puits.



17. Suivre.

En chinois SUI (C’est presque suivre).
Le trigramme Tonnerre est surmonté par le trigramme brume, lac.
La positivité se trouve au-dessous de la négativité, celle-ci suit avec joie.
Il y a nécessité à rechercher l’instant juste,
mais d’entrer dans le repos afin d’éviter les actions inconsidérées.
Joli conseil en ce H17.


Les mots : loyauté – adaptabilité – coopération – confiance – fiabilité – sensibilité aux autres – service – obtention de conseils.

Mais aussi :
Suivre, se conformer à.
Suivant, selon, d’après, conformément à.
 Au gré de. Au fur et à mesure…etc.

Autres symboles :
Découper de la viande de façon rituelle – se laisser glisser,
 se faufiler dans les interstices – accompagner un mouvement – sans motif, sans cause, sans précédent.

Le Ricci : conformité au déroulement, moment où l’on s’insère dans le développement universel.


Tonnerre en trigramme du bas et Brume (du lac) en haut.
Le Tonnerre est mouvement et la brume détente, calme du lac.
Le Tonnerre , c’est l’ Est, l’éveil, l’aube, le printemps.
Il enclenche les processus qui poussent à conquérir le monde,
 il est la fougue qui cherche à le faire sien, à y trouver sa place.

La brume vient de l’Ouest et nous parle du soir.
Elle annonce l’automne et invite au repos, elle induit le facile,
le doux, le bienfaisant, le simple, le naturel et la grâce.

De l’aube au crépuscule, qu’advient-il de l’élan ?
Est-il un emportement
 ou trouve-t-il enfin un peu de fluidité et d’aisance.

Impétueuse la volonté – poussée par le désir de la découverte –
 bataille, tâtonne,
 travaille les ingrédients d’une maturité future.
Arrive un temps où l’effort n’est plus de mise,
 où c’est en lâchant prise que l’on trouve confiance et
évolue un peu plus souplement.
Comme si le mouvement conduisait à une allure plus simple,
plus ouverte, plus diffuse,
 comme si l’impulsivité le cédait à cette légèreté
 qui permet aux forces de s’assembler librement.

 SUI
Il y a une image dans SUI  qui déconcerte
 mais allons pas à pas avant de suivre.

Une colonne de remparts, des pas, une main gauche,
une équerre et un croissant lunaire.

Nous sommes dans une grande ville (un rempart).
La main sur l’équerre est symbole du travail surmontant
une tranche de viande.
C’est le boucher, au travail répugnant,
mais qu’il doit cependant accomplir chaque jour,
tout au long de sa vie.
Au milieu de l’idéogramme, on voit le pied qui laisse des traces,
indiquant ici une marche lente
 (tonnerre- la marche- et brume s’exprime la lenteur)
 pénible mais inexorable.
SUI est la soumission (d’une marche), suivre.

Si ces pas sont imagés par trois, ces trois pas mesurent l’univers .
Ce que nous aurons à suivre et vaincre trois mondes en trois étapes :
 la terre ( sur laquelle nous reposons)
 le monde intermédiaire ( notre pensée explorera)
 ensuite le ciel  (monde pas si au-delà du temps) !

Nous avons alors un instrument utile, une équerre
 dominant un croissant lunaire entièrement visible :
«  La lune symbolise le temps qui passe
dont elle est la mesure par ses phases successives et régulières.
Elle est l’instrument de mesure universelle. »

L’astrologie chinoise très ancienne était lunaire,
 elle voyait le Temps.
C’est alors, avec ces pas à faire en compagnie
d’instruments utiles…
 ainsi on peut suivre en toute sérénité nos objectifs.
L’homme de bien ne craint pas l’obscurité car
 il connaît la valeur de l’abandon :
qu’après les difficultés des premières expériences survient
 une phase où la conscience claire s’estompe et renonce à ses prérogatives.

Le vouloir laisse alors place à une activité plus fluide, plus relâchée, et ainsi plus entière.
Alors qu’une impulsion a été donnée ,suivre c’est savoir abandonner le volontarisme et
 laisser le mouvement se poursuivre de façon naturelle,
c’est faire le pas nécessaire pour s’insérer dans un courant porteur.

C’est ce qui se produit lorsqu’un apprentissage
 a été mené à bien :
 les éléments nécessaires ayant été intégrés,
 l’activité est en mesure de s’exercer par elle-même,
 sans que nous ayons avantage à intervenir.
Nous ne cherchons plus à contrôler, la confiance est présente.

Jean-François Billeter ajoute :

" L’oubli est lié à la maîtrise,
il se produit lorsque les forces profondes prennent le relais :
la conscience peut oublier
 de diriger les opérations comme elle le faisait jusque-là,
et s’oublier elle-même. "


S’oublier est-ce rejoindre le flux cosmique ?

C.K.Anthony s’approche de ce "suivre" ainsi:

"  Suivre apporte un succès suprême.
Être fermement correct fait avancer, et est sans blâme.

Suivre notre vérité intérieure dans tout ce que nous entreprenons, c’est là le sens cosmique donné par le Sage à cet hexagramme.
La vérité intérieure est notre mémoire du sentiment d’Harmonie cosmique.
Soumettre la réalité extérieure à notre sentiment de vérité intérieure nous incite à répondre correctement à chaque situation et mène
« au succès suprême.
Lorsque nous suivons ainsi notre vérité intérieure, nous demeurons unis au Tout cosmique."


J’aime bien ce suivre il en vient
 même à donner une méthode
pour déployer toutes connaissances acquises ...
puis après de permettre d'enseigner !

Les oiseaux nous renseignent agréablement.
Comment apprennent-ils à voler ?
En s’élançant dans le ciel et de s'adapter au vent porteur.
Voler dans le Ciel comme une libération voilà qu’un tel guide
s’emploie avec harmonie, avec enthousiasme, joie, exaltation.

 Cependant la souplesse est mise à l’épreuve,
Le guide à cette " approche" apprend (nous prenant la main) à puiser
et conseille à l’aide d’un outil bien concret, indispensable : le puits.
Qu’y-a-t-il à apprendre de cette plongée dans le puits ?



  48, le puits, source de vie.

Le trigramme Bois soulève celui de l’Eau, c’est le puits.
Le bois pénètre au fond de l’eau et la remonte en surface,
ainsi on partage l’eau.

Les mots : quête de la vérité – sagesse – vision – connaissance intuitive – retour à la source – accès au fond des choses.

Mais aussi :
Puits. En bon ordre, régulièrement. Terrain carré divisé en neuf parties égales, comme le caractère Jing.

Autres symboles:
Le puits et ses huit familles - un terrain divisé en neuf parties égales avec le puits au centre - l'espace vide autour duquel s'organise la vie - organisation, ordre et partage des taches - pénétrer, communiquer, traverser librement.

Le Ricci : le puits, moment où il faut descendre dans les profondeurs pour y capter ce qui vivifie sans s’épuiser.


Et si toute lumière doit être " mise en veilleuse "
 par la montée des forces yin,
 il n'y a pas de temps pour se reposer
 vient le temps de plonger dans cette eau, source de vie !

L’eau, c’est le sentiment d’une appartenance commune…
comme un excès commun.

De plus en ce lieu, le puits
où tout le monde vient y puiser son eau quotidienne,
tel un centre caché qui sécrète des liens,
avant de puiser, échanger,
 on communique avant de plonger son "seau."

L’eau va devenir nourriture et se diffuse déjà dans la communication.
A défaut de lumière partageons l’eau de clarté….
Ma Deva Padma écrit ainsi :


" Boire à la source de la clarté
qui se trouve dans les profondeurs de l’être,
 c’est connaître le goût du Tao.
Il est accessible à tous ceux qui ont soif et acceptent
de plonger au cœur d’eux-mêmes pour s’y désaltérer.
Une fois que vous aurez goûté aux eaux claires de la source,
 vous y reviendrez souvent.
Elle est la source qui désaltère et rafraîchit,
celle qui coule éternellement comme une fontaine limpide
tout au long de l’existence. "
   

Ces H17 et H48 invitent à puiser
dans un potentiel sans fin.
Cela exige un travail de communication,
d’échanges réguliers puisés à la source.
Nos émotions se transforment, nous ne "partons " plus au quart de tour.
Nos émotions se transforment et de mûrir à la source.

C’est apprenant alors à comment puiser dans l’excès que des forces
unifiées- unificatrices s’emploient et parfois se contrarient.
Belle manière en fait par ce puits d’approcher des capacités yin
et de ce fait, se pencher sur les demandes parfois les suppliques
des uns et des autres.
A cette association voici une pensée émise:


" Ô qu'il est bon de s’approcher en toute confiance "

de la source d’abondance puis de faire croître !

Voyons le symbolisme des trigrammes :
H17 : le trigramme Tonnerre en bas est surmonté du trigramme Brume
(du lac).
H48 : le trigramme Vent (ou bois) en bas est surmonté du trigramme Eau.

Si le fracas ou tonnerre tonne aux alentours c’est pour secouer, éveiller ce qui dormait, mais là en ce H17, il y a l’élément brume qui s’étend avec un pouvoir de diffusion adapté.
On suit un mouvement qui ne fait plus peur, le tonnerre s’efface face à l’aspect paisible de la brume, il est mis en sourdine.

Le bois est aussi en sourdine,
 tel un arbre composé de racines , elles vont puiser lentement l’eau de la terre
et les branches de puiser du ciel la photosynthèse.
Suivre n’est pas atteindre l’éveil en soi mais s’approcher d’une source qui étanche la soif d’une quête merveilleuse: le Soi.

L’homme de bien, lui, n’ignore pas que c’est par la ressemblance
que les êtres se rassemblent (souvent autour d’un but commun).
Mais il sait aussi que la référence commune
ne suffit pas à définir chaque monde particulier.
Il a donc apprivoisé les forces de la nature pour
le plus grand bien de la communauté.


L’apparition simultanée de forces vigoureuses
 appelle distinction,
répartition,
 organisation.
Il régit donc ce double mouvement :
 d’attirance vers le même et d’affirmation de chacun.

L’humain lorsqu’il se regroupe autour de ce qui est commun,
alors la différence trouve sa place.
Ainsi la concorde ne se résume-t-elle pas
 à la recherche fusionnelle d’harmoniques communes,
et devient dialogue entre différents ?

    " Chaque être est stimulé par ce qui lui ressemble par la forme et la catégorie[…]
Quand l’accordeur de luth frappe la corde gong sur un instrument,
 la même corde sur un autre instrument y répond par résonance ;
et quand il pince la corde jiao sur un instrument,
la même corde sur un autre instrument se met à vibrer.
Tel est le phénomène de l’harmonie mutuelle entre des notes semblables. "
 

A la vue d’une action de suivre en harmonie
tout homme la suivant, la reflète et fait goûter de jolies notes
sans même les avoir lu auparavant, quel exploit.
Les émotions n’en sont que plus fécondes.
Soyons un chef d’orchestre et musicien à la fois en suivant la symphonie.


Mozart a dit : " je mets des notes de musique ensemble et elles s’aiment."
Suivons les !


Guy H

[Aparté : A signaler qu'il n'y a aucun rapprochement à des événements
 actuels ,
 cela est complètement fortuit car les baguettes utilisées
 apportent chaque jour des hexagrammes de manière aléatoire.


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Re : De suivre on gagne à puiser en soi.
« Répondre #1 le: 26 Avril 2019 à 20:39:42 »



imagine ... Sourire

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Re : De suivre on gagne à puiser en soi.
« Répondre #2 le: 27 Avril 2019 à 10:32:27 »

Izazen  merci de ce "Imagine " en groupe.

 "Chaque être est stimulé par ce qui lui ressemble par la forme et la catégorie[…]
Quand l’accordeur de luth frappe la corde gong sur un instrument,
 la même corde sur un autre instrument y répond par résonance ;
et quand il pince la corde jiao sur un instrument,
la même corde sur un autre instrument se met à vibrer.
Tel est le phénomène de l’harmonie mutuelle entre des notes semblables. "


Lorsqu'à plusieurs on résonne en un chant harmonieux quoi de plus simple
pour rassembler et former un chœur !

Merci pour cette vidéo.

Guy H
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