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Izazen
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« Répondre #1 le: 17 Juin 2007 à 14:00:52 » |
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"C'est un grand luxe que de pouvoir cultiver son propre jardin. Vous êtes proche de la terre. Vous utilisez les éléments fondamentaux - l'eau, la lumière, la terre, l'air et les plantes - pour votre travail, votre subsistance et votre plaisir. Semant, taillant, sarclant, éclaircissant, arrachant, vous nourrissez votre jardin des semailles jusqu'aux plantes arrivées à maturité. Année après année, vous pouvez voir la ronde des cycles, du bourgeonnement à la récolte, jusqu'aux nouvelles semailles. Vous mangez ce que vous avez cultivé pour vivre. cela ne vous inquiète pas ni n'inquiète les plantes. Un jour, vous retournerez à cette terre, et vous deviendrez nourriture pour les plantes. C'est le chemin de toute vie, et il est agréable du début à la fin."
Deng Ming-Dao 
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lilou
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« Répondre #2 le: 27 Juin 2007 à 20:58:14 » |
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Merci Izazen pour cette magnifique photo d'un jardin potager que mes yeux se sont régalés à parcourir ..et qui a évoqué en moi un film que j'ai particulièrement apprécié : " dialogue avec mon jardinier ".
Je dis souvent que mon jardin me ressemble : il est distrait ..tout y pousse dans un savant désordre..qui parle de vie ..et lorsque j'y travaille cela équivaut pour moi à une méditation..
Oui..je savoure vraiment cela comme un grand luxe.. une manière de cultiver la paix en soi..
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Izazen
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« Répondre #3 le: 05 Avril 2008 à 12:22:25 » |
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« un jour, Nan Shan a dit :
Jardiniers !
Notre nature profonde demande à s’exprimer, et elle s’exprime inconsciemment, naturellement, au contact des montagnes et des eaux, au contact de la nature.
Les nuages qui courent dans le bleu du ciel , l’eau du torrent qui cascade de roche, les oiseaux et les fleurs, voilà le véritable visage du Tao.
On part en promenade, le bâton sur l’épaule, on sort des murs de la ville, on s’éloigne des habitations. Au rythme des pas sur le sentier de montagne, les soucis peu à peu disparaissent. Dans un vallon moussu, marche solitaire au milieu des bambous géants. Parmi les chaumes lisses et les verts feuillages, la spiritualité s’épanouit inconsciemment.
C’est la bodhi ! »
Extrait de « Dresser des pierres, planter des bambou » Nan Shan du blog Miroirsreflets
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« Dernière édition: 05 Avril 2008 à 19:19:33 par Izazen »
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lilou
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« Répondre #7 le: 09 Avril 2008 à 09:24:47 » |
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Marie,
As tu essayé d'arroser tes fleurs couchées par le vent avec de l'eau tout juste tiède en petite quantité , régulièrement. ..elles te disent peut être simlement qu'elles ont soif ?
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Izazen
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« Répondre #8 le: 15 Août 2010 à 19:03:17 » |
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Il est au sein des bois un charme solitaire un pur ravissement aux confins du désert Et de douces présences où nul ne s'aventure Au bord de l'océan qui gronde et qui murmure Sans cesser d'aimer l'homme, j'adore la nature
Lord Byron
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lilou
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« Répondre #9 le: 17 Août 2010 à 22:15:01 » |
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C'est vraiment curieux Izazen.. Je viens de lire ces mots ce matin et ils m'ont tenu compagnie toute la journée.. Comme un rappel à Soi, voici que je les trouve ici , ce soir, juste avant de fermer l'ordi..Belle coïncidence.. Merci à Toi .
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Marie0802
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« Répondre #10 le: 26 Octobre 2010 à 12:09:57 » |
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Coucou,
Je ne sais pourquoi je suis arrivée jusqu'à ce sujet.
Je suis partie, et voilà, je ne me rappelais plus de ce questionnement : ce qu'avait pu devenir mes jolies tulipes jaunes.
Et ton message, Lilou, je ne l'ai pas lu, et ton message Izazen non plus.
Je suis partie, et parfois pas bien loin m'occupant d'autres choses, et passant de choses en choses.....
J'aurais dû suivre ça de près mais j'étais encore une fois de plus distraite. Dans mon monde......
Ben oui, elles me montraient quelque chose alors qu'une fois de plus, je ramenais ça à moi.
Quelque chose à me dire, non pas de moi, mais d'elles. Alors qu'elles avaient soif, c'était moi qui buvait leur eau. 
Car le jardin ben c'est pareil..... aujourd'hui.
En cet instant, je me dis : que tout passait par la vue quoique j'en dise et en avais oublié l'essentiel : le cœur, le vrai, celui qui n'a pas d'yeux, celui qui ressent le besoin de l'autre, le vrai et pas le superficiel, le besoin de cette plante...
Alors oui, bien sûr, elles m'abandonnaient,
Et aujourd'hui, tout mon jardin après m'avoir bien donné se désole de ce manque d'attention, tout comme je m'abandonne dans un sombre égoïsme, là où il n'y avait de place que pour ce moi.
Je suis ingrate.
Boudiou, ce n'est pas très joli tout ça.
Je repars penaude, mais je vais revenir. 
Bisous
Marie
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"Ce qui est passé a fui ; ce que tu espères est absent ; mais le présent est à toi." Sagesse arabe
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Izazen
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« Répondre #13 le: 27 Octobre 2010 à 15:42:18 » |
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Extrait des Jardins d'Antoine-Marin Lemierre (1733-1793) J'aime la profondeur des antiques forêts,
La vieillesse robuste et les pompeux sommets
Des chênes dont, sans nous, la nature et les âges
Si haut sur notre tête ont cintré les feuillages.
On respire en ces bois sombres, majestueux,
Je ne sais quoi d'auguste et de religieux :
C'est sans doute l'aspect de ces lieux de mystère,
C'est leur profond silence et leur paix solitaire
Qui fit croire longtemps chez les peuples gaulois
Que les dieux ne parlaient que dans le fond des bois.
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Izazen
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« Répondre #15 le: 06 Novembre 2010 à 11:21:36 » |
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Merci à toi Marie pour tes petits mots d'encouragement  Montrant l'endroit, montrant l'envers Tombent les feuilles d'érable en automne. En s'éparpillant
RYOKAN
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Izazen
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« Répondre #16 le: 11 Août 2013 à 11:03:59 » |
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 "Il apparaît de plus en plus que nous ne sommes pas placés dans un monde morcelé. Les grossières divisions entre esprit et nature, âme et corps, sujet et objet, sont de plus en plus considérées comme des fâcheuses conventions de langage. Ce sont des termes boiteux qui ne s'appliquent plus à un univers où tout est en interdépendance, un univers qui se présente comme un vaste complexe de relations subtilement équilibrées.
La nature a un caractère intégralement relationnel, et une interférence en un point déclenche d'imprévisibles réactions en chaîne."
"Au centre de cette nouvelle manière d'envisager les choses, on trouve l'idée d'un monde unitaire sans le moindre raccord, tissu d'interractions mutuelles, où une chose ne se comprend que rapportée à une autre et réciproquement. Il est impossible, dans cette perspective de considérer l'homme isolément de la nature."
"Dans cette nouvelle façon de penser, esprit et matière se résolvent en processus, tandis que les choses se trouvent changées en évènements.
La découverte de notre totale imbrication avec la nature est d'une telle portée que la compréhension du noeud de relations revêt une importance primordiale, qui impliquerait de comprendre la nature "de l'intérieur".
"La conscience d'une solidarité indissoluble de l'homme avec la nature peut être accablante pour certains. Elle apparaît humiliante à une civilisation où l'homme a toujours été considéré comme le couronnement de la création et son "maître et possesseur."
"L'Occident professe une philosophie tournée vers le futur, mais son attitude effective est en contradiction avec cet idéal. Sa vue ne porte guère au-delà du lendemain puisqu'il exploite les ressources terrestres (et modifie l'environnement) avec une connaissance très fragmentaire du réseau de relations ainsi déséquilibré."Alan Watts
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Izazen
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« Répondre #18 le: 22 Septembre 2019 à 17:45:23 » |
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Lorsque le corps devient plus conscient, par cette rencontre quotidienne avec nos perceptions intimes, il peut alors se mettre de lui-même au diapason de la nature et s’y harmoniser. La forêt qui borde mon village me le rappelle tous les jours. On ne peut pas dire que je m’y promène, j’y plonge littéralement. Ce n’est pas moi qui y pénètre, c’est la forêt qui entre en moi, vibre et vit en moi. Mon corps jubile d’y aller, de sentir les odeurs de moisi, de pourriture, de végétal naissant, de sève et de résine. L’immobilité et l’immensité des arbres me redressent. Chaque pas sur la terre meuble restructure mon dos, replace mes épaules. La densité végétale, la force du sol si fertile, la verticalité, les mouvements si lents des troncs, tout cela m’attrape et me transforme dans l’instant. La forêt me dépose en moi-même. Elle m’invite à m’habiter et à habiter l’instant totalement, inconditionnellement. Je n’ai jamais eu ce sentiment qu’il fallait me relier à la nature ou à quoi que ce soit d'autre. J'ai simplement longtemps pleuré de sentir que c'est moi qui me coupais. Après que mes croyances à propos d’une possible coupure aient été démasquées, ce que je découvre plutôt c’est que je ne suis pas séparée. Pas de reliance donc, mais voir que qu'il n'y a pas de séparation. Amitié à tous
Séverine www.laseve-et-lerien.com Auteure de "Vivante ! Un éveil à la vie, à la joie et à l'amour" - éd. Accarias l'Originel.
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