Izazen
10 Octobre 2026 à 00:34:47 *
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Auteur Fil de discussion: Une spontanéité, un imprévu pour repartir de zéro.  (Lu 6 fois)
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Guy H
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" Source d'inspiration nous sommes "


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« le: Hier à 15:57:31 »


   



De C.J.-D..Javary :
Le Yi Jing n’est pas un livre de sorts, il ne prédit pas l’avenir.
Il analyse l’organisation du moment présent de manière à nous aider
 à y insérer au mieux notre action.

C’est fondamentalement un guide de stratégie de la vie quotidienne,
un manuel d’aide à la prise de décision et c’est en cela qu’il est en plein accord
avec la tradition confucéenne.
(p162 : Grandir avec Confucius.)

25, l’inattendu,
 l’innocence ou agir avec spontanéité et
64, hexagramme zéro ou avant la traversée.


 Les H25 et H64 invitent à ce que le spontané soit
perçu comme une situation sans avoir d’attentes ni de projeter,
si ce n’est d’engager un long périple avec des difficultés inhérentes à une situation où rien n’est en place.

Et dans " ce qui survient " est un moment riche de possibilités :
  l’onde porteuse est mentionnée trois fois et l’ouverture à quatre reprises.


https://astropalais.forumactif.com/t1352-25-la-purete

Prévoir l'imprévu est aussi comme prévoir
le début d'une mélodie et d'en émettre les contours
jusqu'à la note juste produite par un précieux instrument
 venant de l'Harmonie.

Un chant Yin d’en sortir.
L’imprévu, l’inattendu, le spontané est parfois quelque chose
 qui nous saisit et emprisonne.
Comment le faire s’épanouir ?
Par le vivre de suite en l’instant présent, sans attendre.

Une poésie de naître en un haïku
" Sur la plus haute branche,
un superbe chant,
il perce les cœurs cet été. "

Guy  H


25, l’innocence, agir avec spontanéité,
 intuition connectée, pureté du cœur.


Le trigramme Tonnerre ou Foudre est surmonté du trigramme Ciel.
Le tonnerre exprime le mouvement (parfois fort)
or le mouvement obéissant au Ciel est dans l’ordre du monde,
tandis que le mouvement brusque ou l’acte né du désir humain
engendre le plus souvent désordre et peine.

Ce H25 est celui de l’extrême sincérité…ou Wou Wang.

Les mots : nature confiante – originalité – spontanéité – franchise – simplicité – inattendu.

Mais aussi :Wu :Non, ne…pas. Négation.
Wang : vain, téméraire, mensonger. A tort, à la légère, sans fondement. Désordonné. Insensé, déraisonnable.

Autres symboles :
Ne pas laisser la femme disparaître - ne pas se couper du réel par la culture de certitudes erronées –
fantasmes – attitude libre de préjugés favorisant attention et intuition – ne rien attendre – inattendu.

Le Ricci : Non errance, moment où la fidélité des êtres leur permet de procéder avec assurance.

Le Ciel antérieur du H25 est le H22 la beauté, la grâce tient donc !
" La beauté est un invité qu’on aime accueillir partout." Écrivait Goethe.

 En ce H22 on tient compte des images, des représentations de la vie, de la nature,
c’est le paraître, comme ce qui survient dans le soudain.
La grâce dotée d’une force incommensurable d’apparaître comme inattendue.


Wou, nous est imagé par un homme faisant des efforts pour dépasser
 une ligne horizontale au-dessus de lui,
univers impénétrable par l’homme
c’est le domaine du non manifesté,
 domaine qui est impénétrable, dit : en dehors de l’univers sensible.
Donc le mot ainsi dégagé est " impossibilité ".
Wang montre en haut un homme qui se cache dans un coin, avec une femme en bas, d’où
l’idée de " une mauvaise conduite ".

Les deux images réunies donnent : " l’impossibilité de se mal conduire "
ou " l’honnêteté morale."

Le Jugement du Livre est très direct :
L’innocence rencontre le succès suprême.
Ou écrit autrement : Le fondamental prend son essor, la constance est avantageuse.

En fait cette situation (l’hexa 25) est la seule qui soit nommée par une négation,
comme si ce dont il s’agit, dépassant le cadre de notre entendement usuel,
ne pouvait pas être cerné que par la description de
 " ce qui n’est pas."

En fait, Wou Wang, son nom se présente donc comme " négation de l’errance "
 ou non divagation ou non désordre.
Et c’est pour cela que le mot spontanément fut retenu pour souligner
la stratégie qui découle de cette perspective de non errance…
ou dit autrement : extrême sincérité.

Heinrich Zimmer d’apporter sa note personnelle de l’inattendu :
" C’est l’involontaire, l’accidentel qui perpétuellement l’emporte
sur tout ce qui avait pu faire l’objet d’un plan[…].
Ce qui de prime abord semble désordonné et déconcertant s’avère
 avec le temps avoir été le facteur bienfaisant et nécessaire."


Le H25 conseille de ne pas avoir d’attentes, ne pas projeter, demeurer en un état d’esprit naturel.
 Demeurer en son centre, d’où jaillit spontanément le discernement issu de notre sentiment
de ce qui est harmonieux et de ce qui est concordant.

Une autre vision personnelle de Carol K.Anthony et Hanna Moog :

" Une telle situation est en harmonie avec le Cosmos et attire l’aide cosmique
en toutes circonstances même les plus imprévues.
Ne pas avoir d’attentes signifie approcher le Sage, ou une personne,
une situation en étant exempt de préjugés, d’images préconçues,
 de croyances inflexibles d’exigences intérieures, de peur et de doutes.
Est innocent, au sens ancien, celui qui ne sait pas,
qui ne  " voit pas le mal."


Entrons dans le sujet d’ : agir spontanément.

La spontanéité est le contraire de la préméditation.
La parole ou l’action ne se base pas sur un long raisonnement
 mais sur l’intuition claire et immédiate
du comportement juste en fonction des circonstances.
Ce H25 conseille à la personne qui le reçoit de vérifier si elle est exempte
des attentes ou des projections mentionnées.

Ajoutons cette citation de Ma Deva Padma sur ce H25.

 "Chez l’adulte, l’innocence n’est pas la même chose
que la crédulité ou la naïveté ;
c’est une qualité qui accompagne la maturité et qui provient de l’expérience,
tout au long de la vie, du fait que se fier aux conseils de son propre cœur
s’est toujours révélé être la meilleure façon de faire face aux aléas de l’existence.

L’innocence est la capacité de prêter attention à la voix de l’intérieure de l’intuition
 et de répondre avec spontanéité à ce que la vie
 nous réserve à chaque instant… "


Qui agit spontanément ne se préoccupe pas d’être raisonnable,
 mais plus simplement d’être en accord avec soi-même.

Au sens cosmique, le mot " innocence "
 décrit la nature humaine dans sa condition originelle
(avant qu’elle ne soit envahie par l’ego collectif) :
en parfaite harmonie avec le Cosmos et entièrement suffisante
 pour permettre à une personne de vivre une vie heureuse.

C’est inventer son attitude en fonction des circonstances.
Être à l’écoute de l’instant ^présent, agir sans préconçu,
se départir de toute idée préalable de manière
à pouvoir répondre avec justesse aux sollicitations de cet instant.

Bien que faire confiance à son intuition dans des contextes
dont on ne peut rien prévoir ne soit guère rassurant,
 pareille attitude ne débouche sur des catastrophes que
si l’on est pas en harmonie avec sa nature propre.

D’où la Voie du Ciel produit tous les êtres et les transforme selon leur nature.

Les Chinois font confiance au flux vital , (chi)
même lorsque son fonctionnement prend des formes inattendues ou scandaleuses.
Leur langue reflète ce point de vue :
 une même expression signifie à la fois nature,
ce qui est par soi-même,
et spontané , ce qui a pour origine soi-même.

Version P.Faure & C.Javary.

C’est là que le mot errance est prononcé.
Cependant le fonctionnement aléatoire de la nature n’est pas une errance,
mais au contraire l’expression d’un ordre sous-jacent,
dont la permanence et la finalité se maintiennent,
quelque soit la diversité des êtres
ou des situations, sans s’opposer à la créativité ni à la liberté.

Ma belle phrase ajoutée à ce texte, résume ce H25: 
" L’attitude à adopter ici n’est pas basée
sur l’innocence,
au sens de simplicité d’esprit ou non culpabilité,
 mais plutôt sur l’aptitude à se mettre
 au diapason de ce qui surgit. "


C’est se mettre en adéquation totale avec des circonstances nouvelles.
Faire confiance à un ordre des choses dépassant l’entendement
 est-ce le début de pénétrer en une Grande Énergie ?

Faire confiance au Flux vital à la Grande Énergie de l’Univers
mais avec tous.

"  Ce qui est départi à chacun, quel que soit son énormité ou sa ténuité,
correspond dans chaque cas exactement à la raison d’être de sa destinée
 sans qu’il y ait jamais d’erreur ."


L’hérédité cosmique et individuelle est donnée par l’Énergie Antérieure
 qui crée, façonne, discipline, conditionne,
nul n’y échappe puisque chaque être, chaque chose est
 cette Énergie Antérieure.

Un commentaire à cette étude :
Les êtres doivent-ils se rencontrer dans l’inattendu ?
La vie est-elle une suite incessante de croissances spontanées ?

Quel guide à ce "spontané",
 à ce "ne pas avoir d’attente" ,
à " l’inattendu-soudain " ?


Pouvoir y répondre :
c’est l’épreuve d’un départ laborieux,
 dernier hexagramme du Livre
 et de le définir comme le H Zéro.
L’hexagramme qui fait tourner la roue de la vie…
départ pour un accomplissement NOUVEAU.


De Carl Gustav Jung de nous donner une belle pensée du H zéro.
Ex perfecto nihil fit :
 de l’achevé rien ne sourd, disent les maîtres anciens,
tandis qu’à l’opposé, l’imparfait porte en lui
les germes de l’amélioration future. "



https://astropalais.forumactif.com/t1391-64-mutation-avant-la-realisation

64, avant l’accomplissement.
en fait il correspond plus à l'hexagramme zéro.

Le trigramme Eau est surmonté du trigramme Feu.
Le feu sur l’eau décrit l’Ordre non établi,
qui attend un nouveau cycle pour se réaliser.
Cet hexagramme final en fait conduit à la porte
"de ce qui n’est pas encore. "

Les mots : incertitude – doute et hésitation – perte de confiance – conditions instables – extrême vigilance – discorde –

Mais aussi : Ne pas encore. Ne…pas, ne pas exister encore.
Réussir, mener à bonne fin. Compléter. Traverser.

Autres symboles :
Les branches sont en bourgeons – un fleuve à traverser d’une façon ou d’une autre –
on ne sait pas comment seront les épis – indétermination – la traversée du gué n’est pas encore accomplie – la limite du masculin.

Le Ricci : Marche vers l’accomplissement, moment où les forces complémentaires se répondent sans encore atteindre le but.

Le ciel antérieur au H64 est le [H12] avant le Big Bang c’est du vide,
 pas de communication entre ciel et terre,
tout repart de zéro.
 Ciel reste en son domaine tout comme la terre.

Les " épousailles " ne sont qu’à l’état informe.
C’est l’hiver où tout est figé et le printemps pas loin, on défriche un cycle totalement neuf.
Ciel et Terre regagnent leur domaine privilégié.


H64, avant l’accomplissement " le pas encore traversé ".
C’est en fait la non réalisation des   " épousailles " entre l’eau et le feu ou tout
du moins repoussées à plus tard après tout un parcours d’épreuves et d’aboutir au H63.
(comme l’a été le H12 avec le H11 entre ciel et terre)
ou l’épuisement du masculin.
Ce H64 prépare une fusion-union future en un long périple audacieux et d’arriver enfin au H63,
 on se met sur la Voie de l’ ACCOMPLISSEMENT ou RÉALISATION

Le H63 est cette alchimie de la vie qui a fait du feu et eau une symbiose,
ultime parcours, parfois tortueux, paroxysme fugace,
ultime réalisation de la vie qui ouvre un chemin nouveau.
L’harmonie est enfin contemplée.
Le H64 par contre prépare à se remettre sur les rails de ce projet grandiose,
 l'alchimie eau-feu n’est qu’à ses balbutiements.

On embarque de nouveau et de rapprocher l'image de l’arcane majeur du Tarot,
La carte 1, le Bateleur qui détient tout le nécessaire pour aller en des pérégrinations :
épée, écu et coupe et sceptre !
Le Bateleur n’est pas encore tout à fait conscient, que son esprit recèle
encore beaucoup d’inconscient et d’invisible.

Le fond de sa coiffe au Bateleur est un cercle fermé rouge, symbolisant son esprit éternel, son Moi suprême.
Pourquoi il se trouve dans un cercle fermé car l’esprit (qui l’habite pourtant)
ne peut jamais se manifester dans le monde matériel.
 L’esprit appartient à un autre monde.


Puisque le H63 est le seul hexagramme (admettons)
" parfait " du Livre,
une symbiose accomplie, je dirais " réussie "
 par des éveils successifs,
en des chemins harmonieux et des épreuves surmontées.

Pour certains l'Être divin fut antérieur à l'apparition de l'humain
 sous les dimensions actuelles et cela le place (l’humain) dans une quête obsessionnelle,
 il est alors sur la " route du retour au Divin ou l'Adam "
(selon Annick de Souzenelle).

Cette recherche - après divers parcours plus ou moins longs
 les uns des autres, plus ou moins par des éveils " ratés "
 et d’autres par contre " spontanés " ou plutôt imprévus -
 achevée
 relance l’homme sur une route faite d'harmonie-disharmonie.

Donc le H63 fera place ensuite à ce H64,
le guide à ces limites, les mesures à mettre en place
faire tourner en quelque sorte la " ROUE " de la vie,
d’amorcer un nouveau cycle.

Donc cette image correspond au mot achevé.
Claude Pipitone en son « Yi King du Thérapeute »
 avance ceci qui est le cœur du H zéro:

" La rivière charrie les âmes des ancêtres et l’arbre est celui de la famille (arbre généalogique).
 On a semé le blé qui devient un champ fertile.
La nourriture est promise.

Ce pictogramme propose un travail sur les répétitions familiales.
Relier Eau et Feu, c’est relier le masculin et le féminin et le champ de blé de donner en abondance.
On retrouve l’ocytocine hypophysaire et le cortisol surrénalien, les deux hormones de la naissance.
La proposition est de faire la synthèse, la sainte-thèse, de ces deux pôles porteurs de vie. "


Des mots comme croissance inachevée et l’achevé,
 il en découle alors la définition suivante pour l’H64 de :
 " inachèvement "

 Préparé et résolu, se lancer en une route nouvelle ou projet nouveau
n’est pas simple et désoriente au premier abord.

Il est impératif d’aller de l’avant,
  " recommencer de zéro " , c’est-à-dire empoigner un départ,
soit de lâcher prise ou bien d’agir dans le " non-agir " Lèvres scellées
 ou les deux à la fois…
 c’est parti, top chrono.

Un parcours si palpitant est vécu avec son lot de fracas, de secousses intérieures, d'émotions,
un séisme diraient certains comme frappés de stupeur,
alors qu'il s’ensuit un autre jour tout différent
 et tout aussi exaltant comme franchir des ravins, excitant et surtout calme paradoxalement.

Ainsi le Livre donne cet avertissement :
 ".../...restaurer tout équilibre en tempérant constance et inconstance,
cela réclame une bonne dose d’harmonie à développer."


Lors de tout instant présent ressenti comme harmonieux,
une modification du regard fait qu'une situation nouvelle
est acceptée, dès lors on se sent prêt à appréhender tout nouveau départ.
Une citation paradoxale s’impose : vouloir
 " briser la glace en ce temps d'usure ".

Quoi de plus beau que d’aller en un pas nouveau
à la construction de relations sociales nouvelles
comme si déjà un immense
océan est à franchir
une montagne à gravir,
sortir d’une coquille,
gréer un navire,
épouser ce qui vient.


A chacun d’en ressentir ces moments subtils
comme des mémoires de survenir en un regard agréable
lorsqu’il reflète un espoir, une paix, une sérénité.
 Il est prêt à regarder l’harmonie avec un œil tout neuf.

Le H64 est l’épreuve d’un accomplissement
 qui sera laborieux.
Le départ d’une traversée nouvelle pour en écrire des contes et
d’éblouir par des rencontres imprévues comme autant de franchissements.


De cette étude, il y a une idée forte d’une maîtrise de soi pour exprimer un grand potentiel.
Une expansion, un enseignement qui accroît la personnalité
 est sur le point de s’exprimer sachant que la route est longue.
Et les épreuves sur cette route ne font que commencer.

De François Jullien.  "  L’influence du Sage :
 efficience trop subtile et trop progressive pour être perceptible
 et qui agit en autrui comme une incitation
 à la fois indirecte et infinie,
de sorte que celui-ci se transforme
 de lui-même et spontanément.
…/…Efficience trop subtile pour être concrètement
appréhendée, pénétrant autrui de façon diffuse et à son insu,
et si discrètement assimilable
qu’autrui l’éprouve spontanément comme sienne. "


Cette étude suscite des réflexions et seulement à l’aide d’une perception intuitive,
 on vibre alors à l’écho d’un ordre naturel appelé Chi : Flux ou Harmonie du Cosmos,
 une réelle invitation à s’emparer de
l’ INATTENDU
La Grande Image de mettre en avant le discernement nécessaire à la préparation
d’un nouvel agencement des forces (Yin Yang) afin
qu’émerge l’ordre déjà présent au cœur de l’hexagramme H64.


H25 : le trigramme Tonnerre en bas est surmonté du trigramme Ciel.
H64 : le trigramme Eau en bas est surmonté du trigramme Feu.

H25 : un fracas sort de terre, yang une dynamique qui s’échappe de terre et prend naissance,
 se précipitant vers le ciel, apparition fugace, jaillissant spontanément comme inattendu.
 La Foudre exprimant le mouvement or le mouvement obéissant au Ciel est dans l’ordre du monde.
Comme un Ciel qui ordonne soudainement : « tiens un peu d’imprévu ! »

H64 : Que vient faire une eau sous un feu ?

H64 : Le H zéro ou " le pas encore traversé - pas encore accompli ou avalé " est d’actualité.
C’est en fait la non réalisation des " épousailles
 " entre l’eau et le feu, (comme l’a été le H12 avec le H11 entre ciel et terre)
ou l’épuisement du masculin.
Ce H64 prépare une fusion-union future en un long périple audacieux
et d’arriver ensuite au H63.
C’est ainsi que l’on peut s’émerveiller de la profusion du renouveau.

De cette étude, se dégage une idée forte d’approcher
 harmonieusement le long de tout chemin de merveilleux changements et
 de faire table rase des épreuves passées, d’autres surprises attendues
sur un chemin tout neuf où l’adversité peut apparaître.

Cette constance est à rapprocher d'une phrase hermétique concernant les émotions.
 "Et toujours changer de rive avec sa barque. "

Voici un conseil fort judicieux à cette étude,
laisser vibrer son cerveau droit créatif et de s’unir à
- la douceur
- au calme
- la réflexion
- la visualisation d’une guérison pour certains
et enfin par une vision nouvelle de ressentir de l’intuition,
 ensuite agir de manière juste et mesurée par son cerveau gauche.

On dit que le guide ne subit pas le déroulement des émotions qui assaillent,
 il en prépare l’émergence d’autres et de se satisfaire
 par une patience sereine.

C'est le moment idéal d'aller jusqu’à une perception intuitive et
de vibrer à l’écho de cet ordre naturel éternel, le flux cosmique.
Et à la mesure d’un cœur battant de ressentir cette perception harmonieuse,
prodigieuse et malgré des circonstances contraires d’avancer courageusement, patiemment et de retenir le conseil :
Ne pas flancher avant d’avoir atteint l’autre rive.

Une fois en contact avec un trésor essentiel de l’inattendu
il n’est plus besoin de prévoir ni de s’attendre.
 C'est d'une profondeur indéfinissable.
Une harmonie d'imprégner tout méditant.

Dans le texte de l’hexagramme, le symbole de cette progression est un échassier
(grue, héron ou oie sauvage)
 au vol tranquille et sûr – oiseau migrateur dont le retour
 à date fixe est perçu comme le garant de fidélité.

Les différentes étapes du voyage  de cet oiseau s’accompagnent du thème de l’enfantement,
symbole du projet que l’on cherche à mener à terme.
Cette capacité d’engendrement,
c’est la femme qui en est l’exemple et le symbole.
C’est la principale qualité yin qui est mise en avant ici :
par un terme chinois qui signifie : attendre, espérer, accueillir,
se proposer, cela sert de marque pour le futur.

L’homme, quant à lui, est caractérisé par le terme
 qui désigne à la fois le mouvement et une action,
 une marche en avant caractéristique du comportement Yang.

Si la femme ( et sa réceptivité) est assurance de pérennité,
l’arbre sur la montagne nous donne deux indications :
la montagne est rigueur, le bois est force de croissance.

En incrustant patiemment ses racines dans la roche,
l’arbre en dissout jour après jour l’inaltérable
dureté et grandit lentement,
 fortifiant sa sève par cette résistance.

Il est dit que le sage à la rigueur.
Il n’a d’autres ancrage que sa force personnelle,
d’autre souci que de maintenir la direction qui l’affermit.

Mais cette hauteur est intérieure, non pas motif d’orgueil ou de mépris.
Le sobre, le quotidien, l’ordinaire sont le terrain où elle s’exerce.

Ainsi le sage est-il également flexible comme le bois.
Il considère le banal avec bienveillance et respecte les usages courants.
Plus, il voit dans leur continuité le signe d’un accord.

" L’homme de bien travaille à la racine.
C’est sur des racines bien ancrées
que la Voie peut croître et s’épanouir. "

Confucius.

En cette étude, on parle d’essor originel se produisant spontanément
et réclamant une constance .
J’ajoute que  lorsque le présent sollicite
 l’homme  par des évènements inattendus,
il trouve aisément les moyens d’y faire face avec en soi
une conscience du chemin à parcourir.
C’est se mettre en condition face à l’imprévu. Lèvres scellées
Que du progrès sur le long terme.



Guy H

[Aparté : A signaler qu'il n'y a aucun rapprochement à des événements actuels, et si cela était,
 complètement fortuit cela serait, car les baguettes utilisées apportent chaque jour
des hexagrammes de manière aléatoire pour cette étude.]
Journalisée
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