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19 Août 2018 à 20:51:53

Izazen  |  Au jardin d'images  |  Photos, images et films de nature (Modérateur: Izazen)  |  Fil de discussion: Kogis, le message des derniers hommes 0 Membres et 5 Invités sur ce fil de discussion. « sujet précédent | | sujet suivant »
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Auteur Fil de discussion: Kogis, le message des derniers hommes  (Lu 4261 fois)
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Kogis, le message des derniers hommes
« le: 09 Février 2011 à 12:21:30 »





Les indiens KOGIS vivent sur les hauteurs de la Sierra Nevada de Santa Marta ( elle culmine à 5800 mètres d'altitude) à 45 km de la mer des caraïbes. Ces indiens sont actuellement en danger, les paramilitaires leur prennent leurs terres. Ils se retranchent donc dans les hautes vallées de la Sierra Nevada.






Le respect du monde. la communion des gens. Le maintien des traditions. L'absence d'ambition personnelle. Le partage.









Sauver les Kogis et leurs enseignements et sauver une des région des plus précieuses en matière de biodiversité c'est aussi nous sauver.



Pour  les aider à racheter leurs terres, à retrouver leurs objets sacrés, éparpillés dans les pays colonisateurs.

 http://infoskogis.free.fr/

 L'association d'Eric Julien.

http://www.tchendukua.com/





« Dernière édition: 10 Février 2011 à 10:02:02 par Izazen » Journalisée
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Re : Kogis, le message des derniers hommes
« Répondre #1 le: 01 Novembre 2012 à 18:50:02 »


Qui sont les Kogis ?

 Les Kogis sont les descendants des indiens Tayronas, une des plus brillantes civilisations du continent sud-américain. Du temps de leur splendeur, ce peuple du nord de la Colombie comptait près de 500 000 individus.

Mais la conquête espagnole au XVIe siècle a repoussé les Indiens dans la Sierra Nevada de Santa Marta, une montagne qui culmine à 5 775 m et plonge dans la mer des Caraïbes.

Les Kogis voient dans cet espace naturel le "cœur du monde", la Terre-Mère qui façonne leur culture, leurs croyances et leur code moral. C’est sur ces sommets qu’ils sont établis depuis quatre siècles. A l’écart du monde, à plus de 1200 km de Bogota, la capitale colombienne.

Un peuple menacé

Pour les Kogis, qui considèrent la nature comme "un corps vivant", l’écologie est une philosophie ancestrale. Ces indiens ont donc souffert de la destruction progressive de leur habitat depuis une quarantaine d’années.

Dans les années 1970, l’apparition du narcotrafic a entraîné le déboisement des contreforts de la sierra. La forêt a été rasée, laissant place à d’immenses champs de marijuana, puis de coca dans les années 1990. En un peu moins de 40 ans, ce sont plus de 75% des arbres de la région qui ont ainsi été détruits.

L’habitat des indiens Kogis a également été malmené par le développement du tourisme dans la cité de Santa Marta et la culture intensive de la banane puis de l’huile de palme, qui ont contribué à épuiser les sols et les réserves d’eau de la sierra.

Un homme au service des Kogis

Jeune coopérant, Eric Julien part en Colombie en 1985 à la demande du gouvernement français. Mais une excursion dans la Sierra Nevada de Santa Marta tourne mal. Victime d’un œdème pulmonaire, il est recueilli et soigné par les Kogis, qui lui sauvent la vie.

Dix ans plus tard, il fonde l’ONG Tchendukua-Ici et Ailleurs pour aider les Kogis à "retrouver les terres de leurs ancêtres". Grâce au soutien de 5000 donateurs, il rachète 1500 hectares de terre, sur lesquels vivent aujourd’hui 30 familles Kogis.

En 2008, deux nouveaux terrains ont été acquis et offerts aux indiens. Arbres fruitiers tropicaux et palmiers repoussent désormais sur des terres longtemps désertes et qui attirent de nouveau la faune.

L’ONG lutte aujourd’hui pour mener à bien la reforestation de ces terres ancestrales, et les transformer en réserves indiennes au statut inaliénable.

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Re : Kogis, le message des derniers hommes
« Répondre #2 le: 01 Novembre 2012 à 19:05:14 »

Paroles kogis, ce qu'ils nous apprennent.





Les 10 valeurs primordiales des indiens Kogis aux « petits frères » du monde moderne…




1) Une mémoire collective:



Ils se racontent leur histoire et ne l’écrivent pas. Ils discutent longuement et prennent des décisions pour le futur en fonction de leurs expériences passées.

Citation Kogis :
« Nous devons apprendre à écouter les anciens, à les respecter comme nous respectons nos enfants, nos épouses. Pour cela, il faut être humble, apprendre à aimer. Les Kogis doivent se respecter et s’aimer: comme ils respectent et aiment la nature. » M.M Dingula.



2) Une forte convivialité:

Les Kogis parlent beaucoup, pour mieux se comprendre, éviter les conflits… Ainsi, leurs relations sociales sont fortes et harmonieuses.

Citation :  » Nous sommes frères, nous sommes égaux entre frères, les jeunes et les anciens. Lorsque nous mangeons, nous ne mangeons pas chacun dans son coin comme les petits frères, c’est trop triste d’être seul. Quand il n’y a pas beaucoup à manger, on partage ce qu’il y a. Il faut toujours essayer d’aider l’autre, l’accompagner pour qu’il soit bien. » Conchacala.



3) Une finalité d’équilibre:


Pour les Kogis, l’équilibre est partout : équilibre de soi, de soi avec les autres et de soi avec le monde et la nature.

Citation : » Les petis frères ne savent pas ce qui signifie l’idée de justice, d’équilibre. Ils font des trous, ils causent des dégâts partout, ils coupent des arbres, sans savoir, sans comprendre, ils sont aveugles, ils ne voient pas et n’entendent pas, alors les problèmes arrivent. » M.M Dingula



4) Un temps cyclique:

Pour les Kogis, le temps est cyclique. Chaque année, les étapes fondamentales de la vie sont marquées pas un rituel, une cérémonie.

Citation : « Au début, nous sommes petits enfants, peu à peu, nous devenons grands, puis nous finissons par revenir vers là Mère (la Terre) pour mourir… » M.M Dingula



5) L’appartenance à un lieu:

Les Kogis, et tous les peuples racines appartiennent à un lieu et portent cet endroit dans leur coeur.

Citation :  » Pour nous, ce n’est pas simplement un territoire, c’est le coeur du monde, de la vie, c’est comme un corps vivant.. » MM.Dingula



6) Des lois fondés sur le vivant:


Les Kogis vivent en relation permanente avec la nature et le vivant. Leurs lois sociales et politiques sont basées sur l’observation de la nature.

Citation : « Nous devons écouter les voix de la nature. Si on écoute pas, chacun va de son côtés et sans direction, cela ne peut pas aller. Pour nous, la nature est comme vos livres, tout y est écrit. Essayer de comprendre que la mère terre, c’est la justice, l’équilibre. » MM.Baro



7) Une association des contraires:


Pour les Kogis, il n’y a pas de bien et de mal dans la vie. Mais il y a des principes opposés : le jour et la nuit, le féminin et le masculin, le haut et le bas..



8 ) Un pouvoir canalisé:

Chez les Kogis, il n’y a pas de « chef » ( c’est pareil dans tous les peuples racines ). Les décisions sont prises tous ensemble, après avoir longuement parlé dans la « Nuhé ».

Citation : « Dans la Nuhé, on peut pas se disputer, on vient pour discuter de choses importantes… » MM.Dingula



9) Une parole partagée en permanence:

C’est la première chose qui frappe quand on arrive chez les Kogis : chacun demande qu’on lui répéte notre histoire. La culture orale inspire bien leurs activités quotidiennes que leurs rituels sacrés.



10) Une prédominance de l’invisible:

Chez les Kogis, c’est « Aluna », la pensée ou l’énergie qui a crée le « vivant ». Certains enfants sont sélectionnés pour être « Mamu »; leur éducation vise à rentrer en relation avec l’esprit de chaque chose. Lorsque leur enseignement prend fin, le Mamu qui a accompagné son élève prononce alors la phrase rituelle :

« Tu as appris à voir à travers les montagnes, à travers le coeur des hommes, tu as appris à regarder au-delà des apparences, maintenant tu es un mamu. » MM.Dingula

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Re : Kogis, le message des derniers hommes
« Répondre #3 le: 22 Janvier 2018 à 09:07:15 »

Quand les indiens Kogis nous parlent de la Terre...





Leurs chamans ont l’expérience de 4000 ans d'observation de la nature  et de 9 ans à 18 ans d'apprentissage dans leur vie ...





Dans leur communauté, ils donnent la même importance à chaque individu, car il n'y a pas de hiérarchie entre eux. Ainsi, par exemple, celle ou celui qui coud est autant considéré que celle ou celui qui cultive, etc…

Toute décision est prise après que tout le monde se soit exprimé et cela vaut autant pour l'enfant que pour le vieillard. C'est pourquoi les Kogis peuvent prendre beaucoup de temps afin de prendre une décision qui ne lèse personne.

Leurs traditions sont caractérisés par un rapport très fort à la Terre. De nos jours, ils se sentent encore gardiens de la Terre qu'ils considèrent comme « sacrée ». Ils sont, entre autre, capables de reconnaître les lieux où la Terre est "vivante" et ceux où elle est "morte"...
« Dernière édition: 22 Janvier 2018 à 09:15:19 par Izazen » Journalisée
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