Izazen
05 Octobre 2026 à 18:12:08 *
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Auteur Fil de discussion: Mener son embarcation parfaitement dans le vent.  (Lu 3 fois)
Guy H et 1 Invité sur ce fil de discussion.
Guy H
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" Source d'inspiration nous sommes "


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« le: Aujourd'hui à 16:51:40 »



De C.J.-D..Javary :
Le Yi Jing n’est pas un livre de sorts, il ne prédit pas l’avenir.
Il analyse l’organisation du moment présent de manière à nous aider
 à y insérer au mieux notre action.

C’est fondamentalement un guide de stratégie de la vie quotidienne,
un manuel d’aide à la prise de décision et c’est en cela qu’il est en plein accord
avec la tradition confucéenne.
(p162 : Grandir avec Confucius.)

59 disperser et réunir, dissolution ou dénouer
et 53, progresser pas à pas, avancer peu à peu graduellement.



https://astropalais.forumactif.com/t1386-59-la-separation

 59, dissolution ou dénouer.

Trigramme de l’Eau surmonté par celui du Vent.
Le vent agit à la surface de l’eau, la répand et l’évapore.

Les mots : négativité diffuse – rétablissement de l’harmonie – circulation –revitalisation – dissolution des divisions – éclaircissement. 

Mais aussi :
Dissoudre, séparer, disperser, répandre, grossi (en parlant des eaux d’un fleuve).
Fonte des glaces. Inondation.

Le Ricci : dispersion, moment où les faibles, disséminés partout,
 agissent en accord avec l’élément fort.


Le ciel antérieur au H59, dissolution. [H45] LE  RASSEMBLEMENT
ou bien convergence des énergies disparates autour d’un même point de référence.
Si un rassemblement, réunion participe à une dissolution,
 cela suscite souvent une inquiétude et paradoxalement cela favorise la fin de structures périmées.
 Les structures sociales de se défaire, un rassemblement d’en ouvrir de nouvelles.


Après l’échange hexa 58 où l’eau a pour principe de se mélanger (eau du lac ou brume),
ou à la satisfaction se dissipe et passe,
 alors succède l’hexagramme 59 ou séparation.
On dit que le vent agit à la surface de l’eau, la répand et l’évapore.
L’humeur de l’homme s’épaissit lorsqu’il est triste et elle se dilate au contraire
lorsqu’il est satisfait.
Au mot satisfaction comporte le sens de dilatation.

 Comme une séparation n’est sans fin,
l’excès d’eau produisant le marais, il ne peut tout absorber,
 l’image symbolique mène à la limitation, vient l’hexa 60 suivant, la mesure.

Un signe unique de caractériser ce H59 :
l’Eau où se reconnait le signe grand
donnant le sens d’abondant, nombreux.
Dénouer, dissolution, l’image HOUAN est déconcertante,

A gauche, se trouve le signe d’eau en abondance.
A droite, un homme plié sur un refuge (d’autres d’y voir un toit de maison)
 deux mains se tendent vers cet homme (d’autres d’y voir plutôt deux mains avec l’intention de piller).
L’ensemble exprime l’idée de dissolution par le travail de l’ EAU
(lorsque tout part à vau-l’eau) et la perte des rigidités.
Exemple imagé : les cellules de l’eau figées en hiver, gelées…
 de se regrouper dans le dégel et de redevenir EAU fluide.

Paradoxalement, au sens de séparation (du H59) est associé le mot de regroupement.
Cheng Yi de nous démontrer ce côté paradoxal :
  "Aux moments de dispersion et de désunion,
il faut des actes susceptibles de ramener le cœur des hommes pour réunir ce qui est séparé :
 offrir des sacrifices et établir des temples aux mânes des ancêtres. "


Il y a une autre interprétation, celle d’un homme
qui monte sur son toit au cours d’une inondation
 et des mains se tendent pour le sauver.
Un ancien pictogramme dessine un cours d’eau tourbillonnant et
 des mains avec le bruit figuré de la respiration.

Quand la force du vent se déchaîne au-dessus des eaux, quand la tempête vient disloquer
les formes établies et brouiller les cœurs, il faut des hommes qui, tels les Rois d’antan,
 soient capables de créer des points de convergence,
des lieux où rétablir le contact avec les esprits,
demander l’aide du Souverain d’en haut.

Le grand Fleuve est possible de franchir écrit Pïerre Faure en son "Yi Jing" bleu.

D’une façon ou d’une autre HOUAN est la " dissipation des biens "
ou encore oser lâcher ce qui bloque ......et dénouer. Lèvres scellées
Un mouvement paradoxal qui produit une désagrégation en ce H59,
 avec à l’horizon une refonte :
les deux forces par des voies différentes, œuvrent à dissoudre les éléments coagulés pour les ramener à un souffle unique,
 mouvement préalable à de nouvelles agrégations.

[Aparté depuis l’ouvrage de Elisabeth Haich « la Sagesse du Tarot ou
les vingt-deux niveau de conscience de l’être humain.:
d’ouvrir une grande parenthèse avec l’arcane majeur du Tarot,


Arcane 15
le Diable qui à sa main gauche porte les deux organes sexuels unis.
 Sur son bras droit deux mots SOLVE c'est-à-dire SÉPARE
et sur le gras gauche, COAGULA, RÉUNIR.
Que sépare-t-il et que réunit-il ce diable ?

La science vient à l’appui de la philosophie védique qui prétendait, il y a des milliers d’années déjà, qu’à l’origine,
 l’homme portait en lui les deux sexes ou plutôt les deux sexes étant fusionnés.

(Le logo yin yang réuni les deux éléments vitaux avec un peu de yin dans le yang et de yang dans le yin, tout est défini.)
Tel un ange, l’être humain était donc androgyne…/…être androgyne c’est un homme
et une femme réunis en une seule créature.
Que lui est-il donné à accomplir à ce Diable représentant la loi de la matière ?
Il a séparé les deux sexes afin d’assurer la procréation, la naissance,
 et a fait de chacun d’eux, un être indépendant.

Il a donc séparé les deux sexes, puis physiquement pendant le court moment de l’acte sexuel les a réunis.
 Une fois vécue, cette unité se dissout et les deux sexes doivent se séparer
 pour continuer à vivre indépendamment de l’autre.
(D'autres d'écrire à retrouver par la suite sa Déité.)

Ensuite la tendance est de plus en plus marquée vers l’un ou l’autre des sexes,
 et continuent encore à se rechercher, ressentant une affinité, cette nostalgie et
le désir d’être à nouveau UN, d’avoir un MOI unique.
 Le grand Beethoven écrit à sa bien-aimée Thérèse Brunswieck :
« O toi, mon ange, mon tout, mon « MOI ».]


En fait, lorsque dans le quotidien " arrive " ce H59,
ce sont des temps de difficultés
dès lors il faut savoir mener sa barque :
on serait débordé sans une attention extrême.

Car ce H59, parle souvent d’une situation qui suscite l’inquiétude
(homme sur un toit, habitation envahit d’eau) mais elle a un aspect heureux (paradoxalement) ;
 elle favorise la fin des structures périmées et ouvre à de nouveaux développements
progressivement comme le H53, le guide qui évoque un progrès pas à pas.

Dans la haute Antiquité chinoise, c’est le rôle du roi que d’assurer le lien entre la cohérence
de l’univers et la multiplicité des formes qu’il génère :
le temple est le lieu où, par des invocations
 aux esprits et les sacrifices qu’il leur offre,
 les cœurs sont à nouveau rassemblés
et le contact
avec l’intangible maintenu.

Le H59 revient souvent lorsqu’il est question d’un transfert de choses ou de personnes
 pouvant avoir lieu,  changement de propriété ou
séparation ou une dispersion morale ou matérielle,
cela peut être aussi d’envisager une dispersion de cendres en pleine mer.

Une aide se manifeste ou est demandée et
acceptée de manière totalement altruiste,
le tout se faisant dans une ambiance mouvante
 (l’image de l’eau coulant) mal définie.

Carol K.Anthony et Hanna Moog d’apporter une précision d’une Aide favorable.
Les mains autour de cet homme sur le toit.
"Le Sage indique que le thème principal de cet hexagramme est la
« dissolution » de notre attachement à l’ego collectif,
grâce à l’Aide de la Dissolution.
Les différents éléments constituant l’ego nécessitent différents moyens
pour être éliminés.
Cet hexagramme traite des éléments qui nécessitent une « dissolution »,
par exemple la rigidité et ce que le Sage nomme les « boules de conflit . "

Il y a rigidité lorsqu’une personne
s’attache à  suivre un ensemble de règles lui indiquant
 quoi penser, quoi ressentir et quoi faire,
au lieu d’écouter sa vérité intérieure
– laquelle la connecte à son sens de l’harmonie inhérente à chaque situation.
 La rigidité résulte de la dépendance par rapport à l’ego collectif.


Celui-ci dicte ses règles et ses normes et les applique
quelles que soient les circonstances.
L’individu intériorise ces règles en termes
de « juste ou faux » et de « bien ou mal ».
 [0 et 1 de s’installer en une mémoire d’ordinateur, ou IA de nos jours]
L’attachement à l’ego collectif se traduit par un raisonnement en termes de
« groupe-nous »
mais en fait c’est un "groupe-ego ".


Le Yi King pense qu’on a les reins assez solides
 pour traverser le péril que représente
 un "grand cours d’eau " et il ajoute:
 " avantage de la pureté".

On dit également que la montée des eaux,
 si elle reste raisonnable,
est favorable car elle nettoie les saletés accumulées
le long des canaux et dans les rigoles.
Et lorsqu’elle se retire, elle laisse toujours un limon fertile.

Si les trigrammes sont le vent qui court au-dessus de l’eau,
cela peut-être une tempête qui s’amorce.
Les flots se soulèvent, les bourrasques se succèdent :
 dislocation, délitement, déperdition.

Un souffle impérieux qui effraie et qui brouille les cœurs,
sans doute pour mieux en disposer.
N.Chassériau en son ouvrage : « Prenez les bonnes décisions avec le Yi King. »
 donne un titre très juste à ce H59 : Les nœuds se défont.
"Les barrières disparaissent et
 de nouveaux horizons se profilent. "


Quand les nœuds se défont, c’est un processus de dissolution qui s’enclenche
 ce qui était bloqué se libère,
ce qui était rigide retrouve sa fluidité,
ce qui était crispé récupère sa souplesse.

Le Vent se lève au-dessus de l’Eau, la transforme en en brume et la " dissout " dans l’air.
L’eau est la grande protagoniste de cet hexagramme, où il est question de la fonte de la glace
t surtout de la crue des fleuves qui, en sortant de leur lit, entraînent tout avec eux…/…

 Et d’ajouter plus loin :"…/…les nœuds dont il est question sont souvent des nœuds intérieurs :
 les pires enfermement sont ceux auxquels,
 sans le vouloir (quelques fois sans le savoir), nous nous contraignons nous-mêmes.

La psychanalyse parle de super ego,
cette image parentale inconsciente qui nous porte à nous juger trop sévèrement,
nous empêchant de nous exprimer et de nos développer de façon libre et autonome. "


Pour devenir ce que nous sommes (« Deviens ce que tu es » dira Friedrich Nietzsche.),
 il faut défaire les nœuds qui bloquent l’épanouissement de nos potentiels intellectuels et émotionnels. ;-X
(Ce que Carol K.Anthony désigne par « écouter sa vérité intérieure. »)
Cette opération ne va pas de soi, car on s’habitue à l’enfermement,
 aux interdictions et aux conditionnements en tout genre :
 après des années d’emprisonnement,
 les détenus ont souvent du mal à affronter leur remise en liberté.

Il faut avoir du courage de débloquer l’ego rigide et envahissant, de se prendre en main et d’affronter ses responsabilités.
La dissolution des barrières internes est une étape fondamentale mais risquée,
 qu’il convient d’affronter en toute connaissance de cause.
 Avant de " se jeter à l’eau ", il faut s’assurer de savoir nager."


Les sept défis à relever dans la dissolution sont les plus simples :
-   Ne pas succomber aux remous émotionnels, dédramatiser.
-   Apprendre à traverser une période de bouleversement sans flancher.
-   Ne pas s’accrocher à ce qui est périmé, savoir tourner la page.
-   Regarder la déstructuration en face et l’envisager avec intelligence et sang-froid.
-   Dissoudre rigidités et attachements.
-   S’entraîner à ne pas tout contrôler, à lâcher prise, à faire confiance.
-   Voir la désintégration comme une opportunité de renouvellement.

Vent au-dessus de l’eau, il peut être violent qui emporte les évidences et balaye les modèles,
une tourmente où la mort est conviée,
 où comme par effraction d’autres forces s’invitent,
cherchant à imprégner d’une science plus profonde
des êtres qui se croyaient pour toujours établis.
Moment critique où les règles sont caduques,
où les barrières s’estompent.

Lorsque les individus sentent la fragilité de leurs limites et
 que les repères connus ont perdu tout objet,
 on se tourne vers des hommes capables
 de rassembler autour de points de convergence.

 Serait-ce aspirer à établir, construire,
ériger un temple et d’y défaire des nœuds à deux, voire à plusieurs ?

Telle une nef de bois qui abriterait dans la pire des tempêtes,
 le temple accueille aussi bien l’homme que le divin,
 pour rappeler un lien que rien ne saurait dénouer,
pour redonner un gage que rien ne saurait emporter.


Philippe Jacottet dans  "Paysages avec figures absentes "  écrit :

"  Qu’est-ce qui fait qu’en un lieu ont ait dressé un temple,
sinon la présence d’une source et le sentiment obscur
 d’y avoir trouvé un centre ?
Une figure se crée dans ces lieux,
expression d’une ordonnance.
On cesse, enfin, d’être désorienté. "


Ce H59 la "dissolution" aide à prendre conscience
des difficultés dont la communication véhicule, circule.
Cette prise de conscience est la première étape
vers la restauration de l’harmonie perdue
par exemple avec les réseaux sociaux.

D’une façon ou d’une autre HOUAN est la " dissipation des biens ".
C.Javary ajoute:

" Lorsque tout va à vau l'eau et que ce qui était solidement posé ne l'est plus,
 il n'est pas possible de rester aux comportements habituels.
Il faut savoir tenir bon avec endurance et "passer" le fleuve avec audace,
dépasser des limites ordinaires pour s'ouvrir à des possibilités nouvelles."


Pour être orienté en ce H59 quel guide
en ces temps de  "dispersion " ?
Celui qui prend son temps pour faire progresser cette dissolution,
le temps de dénouer.H53.

Et de comprendre cette abondante débordante EAU
en cette planète, tellement vaste que ce H53 se propose
de progresser en douceur.

" La voie se réalise à mesure que nous y cheminons ;
 les choses deviennent ce qu’elles sont à mesure que nous les disons telles."




https://astropalais.forumactif.com/t1380-53-le-progres

53, progrès graduel ou pas à pas.

Belle illustration de cet hexagramme par une citation de Lautréamont :
" Comme un angle à perte de vue de grues frileuses, méditant beaucoup, qui, pendant l’hiver,
vole puissamment à travers le silence, toutes voiles tendues, vers un point déterminé de l’horizon…"
Lèvres scellées
Pas à pas, battement d’ailes après battement d’ailes, la progression est douce sur le long terme.

Le trigramme Montagne est surmonté du trigramme Vent (ou bois).
Ce H53 est une progression réglée, graduelle, imagée par l'élévation des arbres
et c’est la montagne qui fixe les étapes. Une forêt de s’étendre avec le temps.

Un arbre croît au sommet d’une montagne qui par sa masse a concentré beaucoup d’eau y coule par des nappes intérieures.
C’est une avancée lente, cadencée, régulière, pour laquelle les efforts et endurance sont requis.
Quelle soit grue ou oie sauvage, un oiseau migrateur au vol tranquille et sûr,
 dont le retour à date fixe est garant de constance et de fidélité.

La pensée chinoise y voit de suite un symbole de stabilité dans le mariage.

Les  mots : progrès graduel – continuité – prudente lenteur – faculté d’adaptation – approche convenable.
Mais aussi :
Se déverser dans, se jeter dans (cours d’eau). Mouiller, humecter, imbiber.
Exercer une influence (bonne ou mauvaise). Prononcé au quatrième ton) : Avancer pas à pas,
 pénétrer peu à peu, graduellement.

Autres symboles :
L’eau, le char, la hache, ces trois éléments creusent petit à petit les surfaces avec lesquelles ils sont en relation –
progression par à-coups – mouvement cyclique.

Le Ricci : développement régulier, moment ne nouvelle étape est franchie dans la marche vers un accomplissement final.


Le ciel antérieur du H53 est le H17 c’est un souffle dynamique,
 jeune, plein d’allant qui cherche à se déployer et donc qui fait avancer que par de petits pas comme de
 SUIVRE au rythme des saisons.


Si le H52 est une montagne redoublée, lieu idéal à se stabiliser et pourquoi pas y méditer un certain temps ;
C’est à la suite de cette méditation qu’il se présente une occasion de développer en soi le vrai SOI.

 En ce H53 on perçoit la manière d’utiliser sa réceptivité comme
toutes autres qualités yin. Lèvres scellées
Faire entrevoir une progression harmonieuse
se présente sous la forme de trois images dans le pictogramme chinois.

- L’eau de la rivière qui creuse peu à peu son lit
- Le char lourd qui avance lentement
- la hache qui débite le bois petit à petit par éclats.


Que des signes symbolisant une progression par petits pas…
chaque jour est un pas nouveau….et si de plus une discipline alimente
le juvénile, le présage est favorable.


Cet hexagramme décrit le processus de développement du vrai soi
 grâce auquel celui-ci s’affirme graduellement et toujours d’avantage aux commandes de la personnalité.
 Et Carol K.Anthony et Hanna Moog d’ajouter en leur ouvrage « Yi King , l’oracle de la Voie du Cosmos »
".../...Parallèlement, la personne est réunifiée avec le Cosmos.
Le vrai soi, dont le développement a été interrompu pendant l’enfance, grandit au fur et à mesure
que l’ego est éliminé. Sa croissance est symbolisée par le développement d’une « jeune oie sauvage » du stade d’oison à celui d’adulte."

ceci par un processus graduel.

Il mène toujours à plus de clarté ainsi que de nombreuses
"compréhensions-paliers".

Ce processus est comparable à l’escalade d’un versant d’une montagne :
 chaque « prise » permet d’élargir la vision globale d’un
succès avant d’atteindre son sommet.

L’idée est d’avancer peu à peu… comme par une autre image antique toute chinoise dirions-nous :
 "La femme à marier attend que l’homme s’avance " !


LE PROGRÈS a pour modèle le mariage, qui représente l’association entre les forces Yin et Yang.
L’objectif du périple ne peut être atteint que par l’alliance entre l’adaptabilité dont
la femme est le symbole et l’aptitude Yang à se maintenir dans une direction suivie.

Pour un marin, dans l'ordre c'est apprendre à lire sa position,
 faire le point où il navigue
et seulement ensuite de choisir un cap.

Le progrès graduel décrit une avancée lente, cadencée, régulière, pour laquelle la patience et
l’endurance sont requises tout comme en méditation.
Une progression lente, par étapes permet à un effort tenace de mener à bien cette
progression. Chaque étape est une phase d’apprentissage faite d’arrêts comme de reculs.

Ainsi on mène un projet à terme et s’inspirer d’une énergie créative par des phases d’effort alternant avec des moments de pause.

Les différentes étapes du voyage de cet oiseau migrateur (et de lire en chaque trait de l’hexagramme :
l’oie sauvage) ou pas à pas, s’accompagnent du thème de l’enfantement,
symbole d'un projet que l’on cherche à mener à terme.

Cette capacité d’engendrement, c’est la femme qui en est l’exemple
(pérennisation des générations) et le symbole. Le Yin.
C’est donc la principale qualité YIN qui est mise en avant ici :
par un terme chinois qui signifie :
attendre, espérer, accueillir, se proposer
 et sert de marque pour le futur.

L’homme, quant à lui, est caractérisé par le terme
 qui désigne à la fois le mouvement et une action,
 une marche en avant caractéristique du comportement Yang le mandat du Ciel.
Le mandat d’un (d’une) chaman averti et responsable.

Tandis que la femme son domaine est la Terre et sa réceptivité,
c'est l'assurance de pérennité;
l’arbre sur la montagne apporte deux indications :
la montagne est rigueur, le bois est force de croissance,
les deux d’être en osmose parfaite.
Lèvres scellées

En incrustant patiemment ses racines dans la roche,
l’arbre en dissout jour après jour l’inaltérable
dureté et grandit lentement,
 fortifiant sa sève par cette résistance.

Il est dit que le sage à la rigueur,
il n’a d’autres ancrages que sa force personnelle,
d’autre souci que de maintenir la direction qui l’affermit telle la sève
 de l’arbre qui embellit.

Et toute arbre avec ses racines de contourner même les roches
 les plus denses du sol.
En cette situation il est utile d’avoir une hauteur de vue intérieure ,
et non pas un motif d’orgueil ou de mépris, plus d’égo surdimensionné.  Lèvres scellées

Le sobre, le quotidien, l’ordinaire est ce terrain où s’exerce tout apprentissage.
Ainsi le sage est-il également flexible comme le bois ?
Il considère le banal avec bienveillance et respecte les usages courants.

Plus, il voit dans leur continuité le signe d’un accord

"  L’homme de bien travaille à la racine.
C’est sur des racines bien ancrées
que la Voie peut croître et s’épanouir. "
Confucius.

Les ultimes conseils sont particuliers au 6èm trait du H53
avec ce texte qui commence par :
" L’oie des moissons progresse à hauteur de coteau…/…"
Messagère céleste, l’oie guide l’être sur son chemin et le ramener à des hauteurs montagneuses,
ceci sans précipitation mais une spontanéité subtile, d’avancer petit à petit dans la vie,
 sachant appréhender ce qui survient par la force d’un vent appelé harmonie.
 Lèvres scellées
En les six traits, l’oie sauvage se trouve en six places différentes respectivement
sur la berge,
sur les rochers,
 sur un plateau,
dans les arbres,
 et d’arriver sur la colline des ancêtres.

Un conseil est approprié à chacun des traits, chacun des lieux.

Cette oie qui prépare son émigration comme synchronisée avec le temps.
Un périple se prépare, un élan se forme, la traversée quitte le point zéro.
" Volant vers la rive"
"Avançant vers le haut de la falaise"

"S’envolant au plus haut des nuages"
: le chaman doit utiliser ses plumes pour exécuter la danse du vent. "
 (trois citations en la version de Sylvie Verbois)

Ce guide demande de travailler à pas mesurés et décidés (tel le vent)
ce qui implique de développer des qualités yin éminentes…imminentes…
principalement la souplesse comme celle de tout arbre et le plus souple étant le bambou !


" En s’asseyant dans le silence, détendu et confortable,
observant simplement la respiration et les pensées,
 on vide l’ esprit et les tensions qui affectent le bien-être.
C’est une manière de puiser intérieurement en son soi.

Quand une pensée qui captive l’attention s’élève,
on respire alors calmement, cette tension se relâche et
l’on revient à la neutralité.
C’est la forme de méditation la plus simple et elle fonctionne. "


Redécouvrons cette belle phrase par ce guide :
"  A quoi bon asséner au vulgaire des vérités qu’il ne peut intégrer ? "

Pour éclairer l’insensé, pour répondre à celui
 chez qui l’éducation manque,
 une parole directe est inefficace,
 elle peut même blesser et provoquer
 des réactions agressives en retour.
Il est temps de faire observer les saisons de manière sereine,
ce qui n’est pas forcément l’apanage de tout novice.

Symbolisme des trigrammes.
H59 : le trigramme Eau en bas est surmonté du trigramme Vent (ou bois).
H53 : le trigramme Montagne en bas est surmonté du trigramme Vent (ou bois).

H59  L'eau et sa fluidité poussée par le vent fusionnent.
 C’est un dégel des rigidités.
Que dire de cette eau qui souvent induit, l'insondable, des abysses,
des inquiétudes, angoisses, soucis , mais accompagnée par le vent cela favorise une alchimie :
faire fondre la glace, ces cellules séparées par le froid de se réunir au printemps.
L’eau redevient eau et vu à l’extrême c'est la dissolution de l'ego.

La brume a un rôle déterminant, découvrir des espaces nouveaux et d’entreprendre
la marche du " ciel "
promettant la découverte d’autres horizons, d'autres situations et
de pénétrer dans la mémoire (pourquoi pas d’un ou de plusieurs karmas).
Le ciel d’y apporter une certaine prudence et ainsi savoir où l’on met ses pieds.

H53 Tous les aspects des étapes à accepter et celles à ne pas s’en affranchir
 sont contenues par une montagne.

Elle stabilise et un vent qui se modère ou l’arbre de croître lentement.
Une forêt progressivement de s’étoffer sur les flancs de montagne et de la recouvrir, petit à petit.
Le Bois (ou vent) se situant au-dessus d’une montagne,
modèle et va contraindre la montagne à s’adoucir, accompagnée du vent qui souffle,
elle laisse la forêt prospérer en son sol avant de la recouvrir complétement .

Ce vent, cet arbre d’avoir gravit cette montagne pas à pas jusqu’au sommet,
 cela lui en a donné un succès, voir le vent satisfait comme tout arbre
 et devenir
 cette forêt accueillante et la biodiversité de s’y développer.  Lèvres scellées

On ne succombe pas à de l’empressement,
de l’impulsivité ou un remue-ménage radical.
 L’eau par contre peut déborder voire submerger,
inonder et causer de vastes dégâts néanmoins, elle épouse le vent.

C’est en avançant que l’on trouve des ressources qui n’apparaissaient pas,
des capacités qui étaient en suspend car
 elles n’existaient auparavant qu’à l’état informe de potentiel.
Voici une aide-découverte pour dénouer avec facilité.

C’est à chacun d’œuvrer par soi-même à l’émergence
 de potentiels nouveaux et d’expérimenter cette règle :
on trouve les choses en les faisant. Lèvres scellées
Commençons alors par dégager une confiance très forte rien
qu’en soi seulement, ensuite à l’entourage direct.

Suivre les mouvements produits par
 les changements demande parfois à ce que l’impulsivité
soit maîtrisée comme pour franchir l’infranchissable barrière
 d'un langage nouveau .

Comme du "déjà vu", du déjà traversé en barque pour dénouer. Lèvres scellées


Guy H

[Aparté : A signaler qu'il n'y a aucun rapprochement à des événements actuels,
 et si cela était, complètement fortuit cela serait, car les baguettes utilisées apportent chaque jour
des hexagrammes de manière aléatoire pour cette étude.]
Journalisée
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