Izazen
06 Juillet 2026 à 07:50:14 *
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Démarré par Guy H - Dernier message par Guy H


De C.J.-D..Javary :
Le Yi Jing n’est pas un livre de sorts, il ne prédit pas l’avenir.
Il analyse l’organisation du moment présent de manière à nous aider
 à y insérer au mieux notre action.

C’est fondamentalement un guide de stratégie de la vie quotidienne,
un manuel d’aide à la prise de décision et c’est en cela qu’il est en plein accord
avec la tradition confucéenne.
(p162 : Grandir avec Confucius.)


53, le développement ou pas à pas, évolution graduelle, et
 17, suivre, suite, s’insérer dans un flux porteur.


Préambule.
On note qu’entre H35 (le progrès) et le H53 avec des chiffres inversés (le développement) il y a une différence entre
« avancer au grand jour » où le trigramme Terre est en bas et le Feu en haut,
ici en ce H53, « progresser pas à pas »
le trigramme  Montagne en bas est surmonté du trigramme Vent ou bois,
le symbolisme d’un arbre qui croit sur une montagne à son rythme.

Au H35 on ne diffère pas une action,
au H53 on se donne du temps et de n’avancer que par étapes.

Toute croissance, régulière au quotidien, dans l'harmonie,
parvient à prospérer…c’est à la fois concrétiser une abondance du yin
 qui, parvenant à son apogée se met à déployer une énergie yang.
Comme la sève progressive d’un arbre selon les saisons.

Ici le guide SUIVRE, c’est faire un pas hors de son chemin habituel
pour s’intégrer en toute confiance et par une action minimale
dans un courant porteur.



https://astropalais.forumactif.com/t1380-53-le-progres

53. Développement ou progresser pas à pas.

Le trigramme Montagne est surmonté par celui du Bois (selon ou vent). Signe de croissance,
 l’élévation des arbres provient de la montagne où ils auront une croissance idéale selon l’adret et l’ubac.

L’image est celle d’un arbre qui croît sur le sommet d’une montagne, croissance double celle au sol
par ses racines et celle vers le ciel par la photosynthèse.



Les mots : progrès graduel – continuité – prudente lenteur – faculté d’adaptation – approche convenable.

Mais aussi :
Se déverser dans, se jeter dans (cours d’eau). Mouiller, humecter, imbiber.
Exercer une influence (bonne ou mauvaise).
Prononcé au quatrième ton : avancer pas à pas, pénétrer peu à peu, graduellement.

Autres symboles :
L’eau, le char, la hache, ces trois éléments creusent petit à petit les surfaces avec lesquelles ils sont en relation –
 progression par à-coups – mouvements cycliques.

Le Ricci : développement régulier, moment ne nouvelle étape est franchie dans la marche
 vers un accomplissement final.


Le ciel antérieur du H53 est le H17 c’est un souffle dynamique pas
 autant que le Ciel, le Un
, c’est un jeune, plein d’allant qui cherche à se déployer et
 donc qui fait avancer par de petits pas comme de SUIVRE
 au rythme des saisons petits pas ou grands pas selon.


En ce H53, l’image d’une progression harmonieuse
est présentée en trois symboles distincts dans le caractère chinois.

- L’eau de la rivière qui creuse peu à peu son lit, qui avance à son rythme selon son afflux d’eau.
- Le char à faux lourd qui avance lentement, majestueusement, en respectant ordre et mesure.
- la hache qui débite à une cadence lente, petit à petit par éclats. Elle met de l’ordre en détruisant l’inutile.


L’idée pour cette étude des deux hexas est d’avancer peu à peu et de se mettre en quête d’harmonie…….
jusqu’à l'évidence qu'un apprentissage s’impose.

Belle illustration de ce H53 par une citation de Lautréamont pour rappel à l’oiseau migrateur :
" Comme un angle à perte de vue de grues frileuses, méditant beaucoup, qui, pendant l’hiver,
vole puissamment à travers le silence, toutes voiles tendues, vers un point déterminé de l’horizon…"


Pas à pas, battement d’ailes après battement d’ailes, la progression est autant décrite par
 le long vol migratoire de l’oiseau que l’implantation de l’arbre.

L’arbre d’une montagne incruste lentement ses racines dans la roche et s’élève
ainsi peu à peu vers le ciel par un effort quotidien et avec une régularité
sans faille.

Le trigramme Montagne est surmonté du trigramme Vent (ou bois).
Ce H53 est une progression réglée, graduelle, imagée par l'élévation des arbres
et c’est la montagne qui fixe les étapes, les forêts de s’étendre à volonté.

Un arbre croît au sommet d’une montagne qui par sa masse a concentré beaucoup d’eau
 en son intérieure, lieu où de nombreuses sources y coulent.

C’est une avancée lente, cadencée, régulière, pour laquelle efforts et endurance sont requis.
Quelle soit grue ou oie sauvage, un oiseau migrateur au vol tranquille et sûr,
 dont le retour à date fixe est garant de constance et de fidélité.

Et en l'hexagramme guide (H30) cet arbre sera éclairé,
 soleil et photosynthèse d’un apport inestimable.

La pensée chinoise d'y voir un symbole de " l’Être Grand qui se relie à la lumière
 tel un arbre et la reflète à son tour aux quatre orients. "


Tchouang tseu donne un aperçu de cet Être :
" Il vit en dehors de l’éloge et du blâme,
il s’étend comme le dragon,
il se replie comme le serpent,
il se transforme selon le cours du temps et ne s’obstine dans aucun parti pris,
il s’élève ou s’abaisse selon l’harmonie universelle,
il s’ébat auprès de l’ancêtre des êtres,
il traite en être les êtres sans être écrasé dans les êtres,
qui pourrait entraver sa liberté ? "


Si le H52 est une montagne redoublée, lieu idéal pour y méditer,
 le H53 est l’occasion de développer son Être intérieur le vrai soi.

En ce H53, que des signes symbolisant une progression par petits pas…vers ce SOI,
chaque jour par un pas nouveau.

Cet hexagramme décrit le processus de développement du vrai soi
grâce auquel celui-ci s’affirme graduellement et toujours d’avantage aux commandes de la personnalité,
mais qui fait défaut à beaucoup d’entre nous.

Ce H53 est un processus graduel.
Il mène toujours à plus de clarté à de nombreuses
 « compréhensions-paliers ».
Il peut être comparé à l’escalade du versant d’une montagne :
 chaque « prise » permet d’élargir la vision globale, aucune vue n’étant définitive.

L’idée est d’avancer peu à peu… comme par une autre image antique toute chinoise dirions-nous :
"La femme à marier attend que l’homme s’avance " !

LE PROGRÈS a pour modèle le mariage, qui représente l’association entre forces Yin et Yang.
L’objectif du périple ne peut être atteint que par l’alliance entre l’adaptabilité
dont la femme est le symbole et l’aptitude Yang à se maintenir dans une direction suivie.

Le potentiel du souffle Yin, face obscure et indéterminée du vivant, il en est à la fois la source et de réceptacle.
« Fermement ancré dans la quiétude », cette force recèle un potentiel de génération immense,
dont les qualités sont simplicité et souplesse.

Pour un marin, dans l'ordre c'est apprendre à lire sa position sur une carte,
 faire le point, seulement ensuite de choisir un cap selon les vents et aléas de la météo.

Le progrès graduel décrit une avancée lente, cadencée, régulière, pour laquelle la patience
et l’endurance sont requises tout comme en méditation.
Ainsi on mène un projet à terme et s’inspirer d’une énergétique par des phases
d’effort alternant avec des moments de pause.

Les différentes étapes du voyage de cet oiseau migrateur (en les six traits de lire :
 l’oie sauvage) ou pas à pas, s’accompagnent du thème de l’enfantement,
symbole du projet que l’on cherche à mener à terme.

Cette capacité d’engendrement,
c’est la femme qui en est l’exemple (pérennisation des générations) et le symbole.
C’est donc la principale qualité YIN qui est mise en avant ici :
par un terme chinois qui signifie :
attendre, espérer, accueillir, se proposer
 et sert de marque pour le futur.

L’homme, quant à lui, est caractérisé par le terme
 qui désigne à la fois le mouvement, l’action,
 une marche en avant caractéristique du comportement Yang,
 c’est le mandat du Ciel.

Tandis que la femme son domaine est la Terre et sa réceptivité,
c'est l'assurance de pérennité;
l’arbre sur la montagne apporte deux indications :
la montagne est rigueur, le bois est force de croissance.

En incrustant patiemment ses racines dans la roche,
l’arbre en dissout jour après jour l’inaltérable
dureté et grandit lentement,
 fortifiant sa sève par cette résistance.

Il est dit que le sage à la rigueur,
il n’a d’autres ancrages que sa force personnelle,
d’autre souci que de maintenir la direction qui l’affermit telle la sève
 de l’arbre qui embellit.
Et toute arbre avec ses racines de contourner même les roches les plus denses et profondes du sol.

En cette situation il est utile d’avoir une hauteur intérieure ,
et non pas un motif d’orgueil ou de mépris.
Le sobre, le quotidien, l’ordinaire est ce terrain où s’exerce tout apprentissage.
Ainsi le sage est-il également flexible comme le bois ?
Il considère le banal avec bienveillance et respecte les usages courants.

Plus, il voit dans leur continuité le signe d’un accord

"  L’homme de bien travaille à la racine.
C’est sur des racines bien ancrées
que la Voie peut croître et s’épanouir. "
Confucius.

Les ultimes conseils sont particuliers au 6èm trait du H53
avec ce texte qui commence par :
" L’oie des moissons progresse à hauteur de coteau…/…"

Messagère céleste, l’oie guide l’être sur son chemin.
Il convient de suivre son exemple, de ne rien faire avec précipitation mais spontanéité,
d’avancer petit à petit dans la vie, sachant appréhender ce qui survient
par la force d’un vent appelé harmonie.

En les six traits, l’oie sauvage se trouve en six places différentes
 respectivement :
sur la berge, sur les rochers, sur un plateau, dans les arbres et de se poser sur une souche,
d’arriver sur la colline des ancêtres et de progresser vers les hauteurs ;
Ses plumes peuvent alors être utilisées comme ornement rituel.
Un conseil est approprié à chacun des traits.

Cette oie qui prépare son émigration comme synchronisée avec le temps.

Un périple se prépare, un élan se forme, la traversée quitte le point zéro.
" Volant vers la rive"
"Avançant vers le haut de la falaise"

"S’envolant au plus haut des nuages"
: le chaman doit utiliser ses plumes pour exécuter la danse du vent. "
 (trois citations en la version de Sylvie Verbois)

C’est ce pas à pas du H53 qui est matérialisé par un vent très doux
au sommet d’une montagne.
La souplesse est mise à l’épreuve et Pierre Faure de citer les sept défis à relever en cette situation H53:

-   apprendre à mener les choses à bien en s’enracinant dans la lenteur et la durée
-   savoir traverser une épreuve difficile à force de temps, d’efforts, de patience
-   œuvrer au quotidien avec persévérance sans dépendre du résultat immédiat
-   oublier la griserie, accepter la grisaille, s’ancrer dans le vrai
-   poursuivre les efforts sans se laisser désarçonner par les échecs
-   savoir faire des pas en arrière
-   garder foi quand un projet ne peut aboutir qu’à longue échéance.


Pour harmoniser, un chemin idéal de s’entrouvrir, et comme citation,
 celle de C.G. Jung dans « la Réalité de l’âme » :
" devenir un homme entièrement unifié. "
Pourquoi pas lors d’une trouvaille de l’Être de valeur ?
Tchouang tseu de nous en donner l’exemple plus haut.

Mais l’être d’envergure est aussi une métaphore
qui indique qu’il faut prendre de la hauteur
par rapport à toute difficultés survenant, en les extériorisant,
 en les faisant partager avec autrui mais pas tout le monde.

 En fait en les verbalisant
mais en parler c'est déjà beaucoup.

Et l’apparition d’un guide expert pour agrémenter une progression lente
faite d’efforts comme des temps de repos.
C'est le H17 qui va progresser afin d’obtenir une place adéquate.

Toutefois ces deux hexagrammes parlent de progrès sous deux aspects.
1) En un progrès graduel on aborde la progression par des périodes alternées
d’efforts et de temps de repos.
Parfois il est même judicieux de faire des pas en arrière.
2) On parle de Grande prospérité en cette Suite. La persévérance permet de demeurer hors d’atteinte
et ce qui est sous le Ciel correspond au moment opportun.

Ces deux hexagrammes apportent de fins arguments sur le comment progresser.

Cependant en H35, d’évoquer de progresser en plein jour avec une difficulté, s’attendre à des obstacles.
Ce H53 évoque tous les aspects des étapes à accepter et ne pas s’en affranchir comme les sauter de manière irréfléchie.

C’est en cela que le guide H17 inestimable, jeune plein d’allant cherchant à satisfaire toute progression et de
Le ferme descend en dessous du souple, le mouvement est dans la Joie,
Suite d’ajouter à ne pas hésiter à se joindre au flux universel.



https://astropalais.forumactif.com/t1344-17-l-entourage

17. Suivre, suite ou adaptation. En chinois SUI.

Le trigramme  Foudre ou Tonnerre est surmonté du trigramme Brume ou Lac.
Suivre, s’adapter, conduit à la liberté.
Il y a nécessité à rechercher l’instant juste.

Les mots : loyauté – adaptabilité – coopération – confiance – fiabilité – sensibilité aux autres –
service – obtention de conseils.

Mais aussi :
Suivre, se conformer à.
Suivant, selon, d’après, conformément à.
 Au gré de. Au fur et à mesure…etc.

Autres symboles :
Découper de la viande de façon rituelle – se laisser glisser,
 se faufiler dans les interstices – accompagner un mouvement –
sans motif, sans cause, sans précédent.

Le Ricci : conformité au déroulement, moment où l’on s’insère dans le développement universel.


Le ciel antérieur du H17 est le H63 ,
l’ ACCOMPLISSEMENT RÉALISÉ ou le " avalé ".
 SUIVRE est le dispositif idéal où tout est en ordre et à sa place,
ainsi d’aller dans le sens d’un formidable courant fluide adéquat .


Impétueuse est la volonté – poussée par le désir de la découverte –
 bataille, tâtonne, travaille les ingrédients d’une maturité future.

Arrive un temps où l’effort n’est plus de mise,
 où c’est en lâchant prise que l’on trouve confiance et
d’évoluer un peu plus souplement. Lèvres scellées

Suivre est un guide qui éclaire malgré les images contenues
 dans les trigrammes un " Tonnerre ",
 le trigramme Tchen du bas sort de la Brume le trigramme Touei du haut.

SUI est un mouvement souple, comme si le mouvement
 conduisait à une allure simple, plus ouverte,
plus diffuse,
 comme si l’impulsivité le cédait à cette légèreté
qui permet aux forces de s’assembler, se rassembler.

 La légèreté de toute brume pénètre en toute anfractuosité.
 En ce H17, il y a une grande capacité d’initialisation
Comme de faire un "plein. "
avant de s’attaquer à une route nouvelle et en repartir de zéro avec une fluidité
comme acquise avant ce départ (H64).

Cela demande à tout un chacun de se maintenir avec patience et confiance
en cette dynamique produite par la base de l’hexagramme, le Tonnerre.
Il s’agit de franchir le grand fleuve avec tous les éléments favorables
" n’est-il pas écrit que la constance est avantageuse. "

L’homme de bien ne craint pas l’obscurité car il connaît la valeur de l’abandon :
qu’après les difficultés des premières expériences survient
 une phase où la conscience claire s’estompe et renonce à ses prérogatives.

Le vouloir laisse alors place à une activité plus fluide, plus relâchée,
et ainsi plus entière.
Une impulsion est donnée, suivre c’est savoir abandonner
 le volontarisme et laisser le mouvement se poursuivre de façon naturelle.
L’hexa nucléaire H53 est une progression pas à pas, au cœur de suivre
il y a un comportement qui dépasse l’individu.
On ne peut que SUIVRE !

C’est ce qui se produit lorsqu’un apprentissage a été mené à bien :
 les éléments nécessaires ayant été intégrés,
 l’activité est en mesure de s’exercer par elle-même,
 sans que nous ayons davantage à intervenir.

Comme une belle leçon d’apprivoisement, nous ne cherchons plus à contrôler,
 nous avons confiance dans le " suivre ".

Jean-François Billeter ajoute :

" L’oubli est lié à la maîtrise,
il se produit lorsque les forces profondes prennent le relais :
la conscience peut oublier
 de diriger les opérations comme elle le faisait jusque-là,
et s’oublier elle-même. "


J’aime bien ce suivre il en vient même
à adopter un comportement totalement libre,
l’émergence du Yin est inévitable…
et sans devenir un mouton de Panurge,
le suivre est un mouvement, une situation
qui a toujours un début et une fin.

Ce suivre, de parvenir à faire accepter la
"mesure d’une retenue dans la décision ",
par un autre regard celui de comment "suivre"...
un peu comme on regarde un vol d’oiseau en plein Ciel,
jusqu'à sa disparition.

Suivre les mouvements produits par les changements demande
 parfois à freiner l’impulsivité
et donc en pleine conscience de choisir un bon chemin à suivre.

Que dire de plus de cette association :
 qu’il nous arrive de ne pas savoir par quoi commencer lorsqu'une émotion de délivrance
nous assaille et avec qui commencer ?
Alors un remord prend naissance comme d'avoir échappé à quelque chose;
avec une petite réflexion supplémentaire,
 une vision fugace, simplement on suit
 car il n’y a pas d’autre issue !
Lèvres scellées

Dans le Jugement du Livre du H17 on lit :
SUIVRE
Fondamentalement favorisant.
Ténacité profitable.
Absence de faute.


Voici l’approche de ce SUIVRE, celle de Dominique Bonpaix
en son ouvrage « le Yi Jing pour les nuls »

" C’est se mettre en phase.
La situation est caractérisée par un courant très favorable dans lequel il faut s’insérer avec facilité.
Faire le pas est nécessaire pour déboucher sur de nouvelles perspectives opportunes.
S’adapter alors avec patience et confiance à ce qui porte est gage de réussite.
Il ne faut pas rester dans l’expectative mais rejoindre le flux sans hésiter.


Ou résumé par ; Suivre apporte un succès suprême.
Être fermement correct fait avancer, on en devient sans blâme.

Carol K.Anthony et Anna Moog d’apporter une autre approche
 tout aussi particulière :


" « Suivre » notre vérité intérieure dans tout ce que nous entreprenons,
c’est là le sens cosmique donné par le Sage à cet hexagramme.
La vérité intérieure est notre mémoire du sentiment d’Harmonie cosmique.
Soumettre la réalité extérieure à notre sentiment de vérité intérieure
nous incite à répondre correctement à chaque situation et
 mène au « succès suprême ».
Lorsque nous suivons ainsi notre vérité intérieure,
 nous demeurons unis au Tout cosmique.

[Et] Le Principe cosmique consistant à suivre notre vérité intérieure contraste
 avec l’idée de « suivre », telle qu’elle est définie par l’ego collectif.
Pour celui-ci, « suivre » signifie servir ses normes et ses valeurs
 dans un seul but, devenir tôt ou tard l’un de ses dirigeants. "


SUIVEZ mon regard de qui cela peut-il être ?

Cette étude invite à modifier sa manière de percevoir, ressentir intérieurement
les événements ainsi de procurer un certain pouvoir
de s’adapter à toutes les situations même les plus soudaines.
 C'est le principe du Livre.
Ce SUIVRE est un mouvement dynamique, jeune, plein
d’allant qui cherche à se déployer….
et de commencer par suivre simplement le cours des événements du quotidien.

On peut avancer qu’un rythme juste doit être développé,
par rapport à cette dissolution et comme par
  " un déclic ":
 d’engager une réaction énergique, le yang d’être libéré,
 la résolution de naître harmonieusement.
 
 ces hexagrammes incitent à mûrir les pics Yang comme ceux de Yin
 et de se préparer à plusieurs métamorphoses,
plusieurs changements radicaux
comme de bien beaux lâcher-prise. Lèvres scellées

Les symboles sont le langage de l’esprit, aidant à prendre conscience
à pérenniser en soi de l’harmonie. Lèvres scellées

Ce guide H17 de rendre palpable subtilement qu’en toute sensibilité d’une émotion libératoire,
on apprend à s’ouvrir à tout vent qui nous propulse sans perdre notre équilibre.
Et de nous adapter avec souplesse tel un merveilleux et modeste funambule sur une corde tendue.

Serait-ce leTao qui par trois fois s’insinue ?
Il y aurait-il dans " l’air du temps " des changements qui s’annoncent ?

Le devin-divin que chacun porte en soi se fait-il plus proche ?
Devin, dans le sens de découvrir le caché, le faire naître.
En faire une discipline à parfaire n’est pas un impossible rêve.

Prendre à " bras-le-corps " toute impulsivité naissante
quant à l’approche d’une révolution, cela requiert
 qu'une sérénité soit installée auparavant (Voir le H52, Montagne redoublé). Lèvres scellées
En fait c’est une transformation à vivre, une de plus en
suivant le cours des événements.

Cela demande à tout un chacun de se maintenir avec patience et confiance
en cette dynamique produite par la base de l’hexagramme, le Tonnerre.
Il s’agit de franchir le grand fleuve avec tous les éléments favorables
" n’est-il pas écrit que la constance est avantageuse. "

L’homme de bien ne craint pas l’obscurité car il connaît la valeur de l’abandon :
qu’après les difficultés des premières expériences survient
 une phase où la conscience claire s’estompe et renonce à ses prérogatives.

Le vouloir laisse alors place à une activité plus fluide, plus relâchée,
et ainsi plus entière.
Une impulsion est donnée, suivre c’est savoir abandonner
 le volontarisme et laisser le mouvement se poursuivre de façon naturelle.

L’hexa nucléaire H53 est une progression pas à pas, au cœur de SUIVRE
il y a un comportement qui dépasse l’individu.
On ne peut que SUIVRE !

C’est ce qui se produit lorsqu’un apprentissage a été mené à bien :
 les éléments nécessaires ayant été intégrés,
 l’activité est en mesure de s’exercer par elle-même,
 sans que nous ayons davantage à intervenir.

Comme une belle leçon d’apprivoisement, nous ne cherchons plus à contrôler,
 nous avons confiance dans le " suivre ".

Jean-François Billeter ajoute :

" L’oubli est lié à la maîtrise,
il se produit lorsque les forces profondes prennent le relais :
la conscience peut oublier
 de diriger les opérations comme elle le faisait jusque-là,
et s’oublier elle-même. "


J’aime bien ce suivre il en vient même
à adopter un comportement totalement libre,
l’émergence du Yin est inévitable…
et sans devenir un mouton de Panurge,
le suivre est un mouvement, une situation
qui a toujours un début et une fin.

Ce suivre, et de parvenir à faire accepter la
"mesure d’une retenue de la décision ",
par un autre regard celui de comment "suivre"...
un peu comme on regarde un vol d’oiseau en plein Ciel,
jusqu'à sa disparition.

Suivre les mouvements produits par les changements demande
 parfois à freiner l’impulsivité
et donc en pleine conscience de se libérer.

Ou résumé par ; Suivre apporte un succès suprême
Être fermement correct fait avancer, et est sans blâme.

Cette étude invite à modifier sa manière de percevoir, ressentir intérieurement
les événements ainsi de procurer un certain pouvoir
de s’adapter à toutes les situations même les plus soudaines.
 C'est le principe du Livre.

Ce SUIVRE est un mouvement dynamique, jeune, plein d’allant qui cherche à se déployer….
et de commencer par suivre simplement le cours du quotidien.

Symbolisme des trigrammes.
H53 : Le trigramme Vent (ou bois) de surmonter le trigramme Montagne (stabilité)
 mais ici c’est plutôt le symbole de l’Arbre, le bois qui progresse sur la montagne devenant forêt.
H17 : le trigramme Vent (ou bois) de surmonter le trigramme Tonnerre.

H53 : De grandes réalisations adviennent
c’est donc du fait d’avoir fait émerger des forces Yin
 qui sommeillaient en soi, doucement.

H17 : En ce guide on ne doit pas nous laisser être manipulés par de belles paroles,
 les plus beaux atours, les plus beaux ornements portés puis de suivre spontanément,
transportés par ci par là et certains d’empoisonner encore plus la situation.
Mais la montagne est aussi un obstacle qui empêche toute portée d’un vent obscure.
Comme pour lui intimer de se réserver pour plus tard. 

De provoquer aussi un ébranlement des consciences a tout individu
par ce qui en ressort de la bouche : nos paroles et si elles sont harmonieuses
quoi de plus favorables à l’union du Yin et le Yang, c’est prodigieux éveil. L’éveil des consciences. Lèvres scellées

La force en toute dynamique de suivre, est d’appréhender ce qui doit éclore.
De provoquer aussi un ébranlement des consciences a tout individu
par ce qui en ressort de la bouche : nos paroles et si elles sont harmonieuses
quoi de plus favorables à l’union du Yin et le Yang, c’est prodigieux éveil.
L’éveil des consciences. Lèvres scellées

A son heure tel un vent qui se lève, l'harmonie est enclenchée,
ceci n’est possible que dans une attitude réceptive bien entendu
 car si fermé soit-on intérieurement
comment pourrions-nous alors entendre le conseil
de se fondre en ce vent qui pénètre ? Lèvres scellées

De se fondre en un pas progressif et de prendre un essor qui soit le plus harmonieux.
 Des pas à pas conformes aux lois naturelles de la vie comme aux lois du clan, de la société.


Guy H

[Aparté : A signaler qu'il n'y a aucun rapprochement à des événements actuels, et si cela était,
complètement fortuit se serait, car les baguettes utilisées apportent chaque jour des hexagrammes
de manière aléatoire pour cette étude.]

 2 
 le: 04 Juillet 2026 à 10:17:10 
Démarré par Guy H - Dernier message par Guy H


De C.J.-D..Javary :
Le Yi Jing n’est pas un livre de sorts, il ne prédit pas l’avenir.
Il analyse l’organisation du moment présent de manière à nous aider
 à y insérer au mieux notre action.

C’est fondamentalement un guide de stratégie de la vie quotidienne,
un manuel d’aide à la prise de décision et c’est en cela qu’il est en plein accord
avec la tradition confucéenne.
(p162 : Grandir avec Confucius.)


52, Montagne ou stabilisation et
62, la beauté de ce qui est petit, surpassement du petit, l’excès de petit
voire même le petit défaut ou petit passage à l’antichambre.


Le vrai silence vient au bout des mots,
mais les mots justes ne naissent qu’au sein du silence.

De François Cheng

GEN : est à l’image d’une montagne, stable et de taille, du haut de laquelle
 le panorama est grandiose,
en son for intérieur on accède à une manière d’appréhender
la méditation, singulière moment d’échanges qui se libèrent.

Le trigramme Montagne est répété.
L’arrêt répété deux fois indique
le  repos par la nature même des choses, et l’on ajoute :
la voie de l’arrêt dépend essentiellement du moment.
Le H52, c’est savoir s’arrêter.
Et le H62 de préconiser la patience et rester un certain temps en une antichambre.




https://astropalais.forumactif.com/t1379-52-le-calme

52, immobilisation, stabilité voire même méditation,
ou pause salutaire.


Est répété le trigramme Montagne.
 L’arrêt répété deux fois indique un repos par la nature même des choses, et l’on ajoute :
la voie de l’arrêt dépend essentiellement du moment.


Les mots : méditation – renouvellement automatique – sang-froid – détachement – acceptation de soi – équanimité – sérénité.

Mais aussi:
Refuser d'avancer, résister.
Prononcé au troisième ton chinois : Ferme, solide, dur, inébranlable, franc, droit, simple dans sa mise.

Autres symboles :
Arrêt – cesser d’avancer à l’issue d’une prise de conscience – l’être en marche se retourne et regarde – se tenir immobile –
se détourner – stabiliser et prendre appui sur…

Ricci : Stabilité, moment où s’affirme la continuité dans le repos comme dans le mouvement.


Le Ciel antérieur du H52 est le H51 , l’éveilleur qui après son
 " coup de tonnerre" une période de calme devient toute naturelle comme imposée.

  "Le vrai silence vient au bout des mots,
mais les mots justes ne naissent qu’au sein du silence. "

François Cheng.

Fermeté et droiture sont associés à cet hexa avec cette sentence :
 "  L’homme ferme et droit s’ignore lui-même,
et ne tient aucun compte des à-côtés dans ses actes. "


Pour aller à l’essentiel, c'est être constant dans la maîtrise de soi,
 cela réclame de se reposer
avant de se mettre en mouvement (surtout si des antagonismes doivent être résolus)
mais rien ne doit être définitif. Corps et esprit doivent être apaisés.

Le Ciel en trigramme supérieur au-dessus de la Montagne donnait :
le RETRAIT H33, un repli nécessaire.
Ici la Montagne prend la place du Ciel et de s'imposer comme de dire
"je suis l'abri idéal afin de méditer "
 et donc pas besoin de se replier plutôt au grand jour d'entrer dans le recueillement !

Et la première étape d’une stabilisation
est l’arrêt par la méditation qui n’est pas forcément une affaire sérieuse,
 difficile à gérer ; elle est au contraire,
aussi naturelle que la respiration et aussi vivifiante
 que l’air frais de la montagne.

Ce n’est pas de l’ascétisme pur et dur réclamé en ce H52,
 mais un repos, une pause bien légitime
face aux événements comme un grand ou petit voyage.

Souvent les ermites vont dans la montagne pour s’isoler et méditer
 car ils voient en elle une force silencieuse qui soutient,
 rassemble et concentre les forces.
La montagne qui symbolise la fermeté qui empêche, arrête, met à l’écart ce qui divise,
et la rigueur de tenir les perturbations en respect.

Pierre Faure d’apporter en son  ouvrage " Yi Jing, Le classique des mutations "
" L’être humain, lorsqu’il est décontenancé par l’extérieur ou commence à d’éparpiller à tout va,
 il doit suspendre son volontarisme habituel et s’immobiliser, afin de laisse peu à peu se réorganiser
 en lui les forces qui l’animent.

Il suffit (après avoir trouvé sa montagne) qu’il s’apaise un instant pour voir
se réinstaller une posture intérieure, que se redessinent les contours d’un sentiment d’unité.
(d’harmonie.) "

 
Voici une précision capitale apportée par Nathalie Chassériau en ce H52 :

"Faire une pause salutaire, c’est aussi vous efforcer de limiter vos pensées
 à la situation telle qu’elle se configure ici et maintenant,
 en cessant de ressasser les expériences passées ou de faire des spéculations hasardeuses
 sur ce qui pourrait arriver.

Il faut stopper le bavardage intérieur, qui caractérise souvent les moments de stress et
 consiste à tourner mentalement en rond en revenant constamment
sur les mêmes raisonnements stériles, les mêmes attentes et les mêmes craintes,
sans avancer d’un pas dans la recherche d’une solution.

L’INSTANT présent recèle beaucoup plus que ce que nous percevons la plupart du temps.
Mais pour être à même de capter les possibilités qu’il nous offre, il faut commencer par se détendre.

Pause salutaire et pourquoi pas s’installer en une antichambre.

Non seulement on garde le calme que l’on a installé à l’intérieur mais on imprègne l’environnement :
 on peut intervenir dans le monde sans se laisser troubler,
avoir le geste sûr et la parole cohérente.
Parfois dit-on la nuit porte conseil, les montagnes aussi d’affirmer une stabilité
sans pour cela en arriver à une rigidité excessive.

" L’idéogramme chinois représente un immense œil au-dessus d’un être humain.
Or, le mouvement de ce dernier est inversé. L’ensemble exprime donc une prise de conscience provoquant un arrêt."

Nous dit Dominique Bonpaix en son " Yi Jing pour les nuls ".

Et ce qui permet cet arrêt, c’est la rigueur, et le retour à soi.
D’autant plus que s’entraîner à accomplir (même dans les petites actions) nécessite une bonne réflexion,
 une étude de la faisabilité de comment renverser une discorde sans risque.
Une méditation opportune envers un guide met l'accent sur une séparation de points de vues divergents.

Autre idée à partager, celle de Claude Pipitone en son livre :
" Le Yi King du thérapeute ".
  C’est un grand œil qui se retourne pour regarder. La vue se donne alors soit derrière lui, soit à l’intérieur de lui.
C’est le pictogramme par excellence de la méditation qui permet à l’œil interne de se manifester.

 Comme le signifiait le maître soufi Rùmi :
"Deviens vision, perds la tête, décapite-toi. "
Est-ce décapiter l’ego ?

Et pour image une dernière citation de Zhong Yong XIV. :

 "  L’homme de bien se conduit selon la place où il se trouve
sans rien désirer en dehors…[…]
 Rien ne pénètre en lui au point
qu’il ne se trouverait plus lui-même."

 et "Celui qui se maîtrise lui-même détient la vraie puissance. "[/i]
J’ajoute telle est l’action d’une montagne qui apaise, stabilise…
calme lorsqu’ arrivé à son sommet.


Le livre des transformations est si changeant...
-   la montagne et son assise pour y méditer,
 autant de subtilités pour bénéficier d’arguments utiles
plus à favoriser une détente
que d’amplifier de suite des visions au grand jour.

Toutes méditations apportent un bienfait et permettent à quiconque d’accueillir
ce qui vient.
Le H52, est tout indiqué pour réfléchir à comment accroître ce qui doit se révéler ?

Carol Anthony et Hanna Moog en leur Yi King Oracle de la Voie du Cosmos
indiquent :

" La méditation du Yi King est un exercice qui permet à une personne de découvrir ce qui la préoccupe le plus.
L’objectif est de l’amener à considérer ses préoccupations à la lumière
de sa vérité intérieure. "


C’est en cela que le guide H62 d’éprouver à l’être humain
sa patience. Et en attendant de ne s’occuper que de petites choses.

De plus se bouger dans la méditation n’est pas paradoxal,
on  calme toute hésitation et agitation.
La recommandation par le H62 est de ne pas pendre d’initiative en cette antichambre.



https://astropalais.forumactif.com/t1099-62-la-preponderance-du-petit

62, la beauté de ce qui est petit ou l’excès de petit,
 voire même le petit défaut.


Les mots : découverte de l’extraordinaire dans l’ordinaire – maintien de la simplicité –
 ralentissement – grande attention – discrétion – sensibilité aux détails.

Mais aussi :
Xiao : Petit, menu, mince. Peu, un peu de. Rapetisser, diminuer, s’amenuiser.
Guo : traverser, franchir, aller au-delà, dépasser, surpasser, outrepasser, passer au travers, trop, excès,
transgression, faute. Opérateur grammatical marquant le passage d’une limite ou simplement du temps.

Autres symboles :
Petit, germes – traversée – la petite traversée – ce qui est petit, en germe, traverse, va au-delà – au-delà des limites temporelles.

Le Ricci : prépondérance du petit, moment où la puissance en voie de développement reste faible et
ne permet que de faibles résultats.


Le ciel antérieur du H62 est le H21 MORDRE et UNIR. Ou
" Couper avec les dents et joindre les mâchoires."


Il s’agit donc de mâcher et mastiquer jusqu’à ce que les données d’un problème soient suffisamment disséquées
pour pouvoir trancher, autrement dit :
accomplir les efforts nécessaires pour clarifier une situation afin d’aboutir à une position ferme et à des décisions franches.
Se donner alors du temps et en l’antichambre d’être bienvenue pour y patienter.
Et de prononcer à bon escient un NON pour ne pas franchir plus de ravins !
Il n’est pas encore temps de traverser le Grand fleuve.


A noter que les deux traits du milieu (3em et 4èm) sont yang et tiennent tout l'ensemble.
Montagne et tonnerre de se repousser et l’éloignement de ces énergies ne permet pas une grande expansion,
mais un temps toutefois est propice à régler les petites choses.
Ou autrement écrit : « …de montrer comment l’attention
 portée aux « petites » graines à l’origine des événements entraîne le « succès ».


Au sommet d’une montagne, un tonnerre s’exprime !
Le tonnerre est mouvement, secousse, désir !
Alors que la montagne est rigueur, fermeté, sagesse.

L’écartèlement est complet entre ces deux courants opposés,
 dont la disposition et le rythme sont à contretemps l’un de l’autre.
Si les forces se contrarient celle du tonnerre en perd une partie de son élan car en base.
La montagne, son calme d’en être toutefois perturbé mais domine le tonnerre.
On dit que le Yang par ses deux traits yang au cœur de l’hexagramme est totalement
enveloppé par du Yin (deux traits du bas, deux traits du haut) et c’est ce dernier qui l’emporte.

Siao est " petit "
Kouo est le " défaut ", ou alors " les défauts du petit ".
Une autre définition aussi acceptable est le petit excès.

Mais c’est une image triple que cet idéogramme montre.
Premier dessin, celui du haut que l’on retrouve dans l’hexa 9,
 est un trait vertical entre deux autres qui lui servent de canal,
est le symbole de l’ Influx de l’impulsion pure de la Cause Initiale
qui vient stimuler l’univers pour tisser la toile de la Manifestation ;
il " traverse" dit le dessin.

Deuxième dessin, un bec de lièvre :
nous l’avons déjà vu au H28 où
le  " Souffle créateur traverse le Principe
des idées archétypes et leur donne la vie.
"

Et le dernier dessin, une bouche et son mouvement,
à ce H62, il anime les formes et
crée le Principe du langage servant à communiquer.
De Claude Pipitone dans le "Yi King du thérapeute."
"  L’influx céleste descendant en trois rayons n’est pas sans rappeler
 le triban lumineux et sonores des druides, créateur de vie.

Effectivement, ici cette énergie est porteuse d’un message du ciel puisqu’elle se cristallise
dans des oracles divinatoires.
Il en est ainsi des trois feuillets embryologiques à la base de la constitution de l’embryon.
Le besoin de spiritualité va de pair avec celui de la démonstration d’affection.
Une attention importante est donnée aux petites choses, aux petits gestes.
C’est en eux que résident les sentiments profonds. "


En haut du caractère, il y a trois traits : sens de petit.
En bas du trigramme, deux parties.
Sur celle de gauche des traces sont laissées par un pied (il ne boite pas comme au H39) :
 signe général du mouvement.
 Sur celle de droite en bas un trou : idée de passage au travers, de dépassement.
Ce pouvoir est l’expression dynamique de la Cause Initiale :
si lui est pur (le trait vertical), la forme ne l’est pas (bec de lièvre).

Donc, le son a existé avant la parole
qui n’en est qu’un reflet de plus en plus imparfait
à mesure que les plans se diversifient
car il perd à chaque fois de sa puissance.

Dans le sens divinatoire de l’image, on a un objet ténu de sa nature et partagé en deux,
le présage de descendre est heureux.

" Si le bruit des ailes de l’oiseau, contrairement à la loi naturelle, monte et s’élève,
 cela indique une difficulté ; si, au contraire,
 il se conforme passivement à cette loi et descend,
 ce sera l’indication d’une chose aisée et facile.
Descendre constitue la grandeur du présage heureux. "
dit le Yi-King.

 On dit que l’heure est au petit, à la défiance et de ne pas voir "grand" ![/colorb]
La place est occupée par ceux qui prétendent,
 mais chez qui le talent fait défaut dit une citation.

L’homme de peu s’empêtre dans ses errances,
 il perd le Nord et le sens commun, il y a un trop plein de luminosité,
cela induit un aveuglement ou blocage imminent…plus rien ne fonctionne de façon normale.

Et s'il révisait ses objectifs à la baisse ?
Les temps de profusion, de pléthore obstacles rencontrés, cet homme de peu
lui ont-ils permis de les réviser ? De gouter son Être intérieur ?


Se refusant à entrer dans ces jeux où le mesquin le dispute au prétentieux,
l’homme de bien rappelle au petit la modestie
 tout en le tenant à distance.
Distance d’acteur, qui offre au vulgaire
le reflet amplifié de sa duplicité .C’est en s’enracinant dans le possible en un
terre à terre, le petit à petit,
 la répétition, la méticulosité, que l’on retourne à son avantage les forces Yin
et de traverser la situation sans grandes difficultés……
comme toutes situations insurmontables.

D’ Eric Jackson Perrin il mentionne ceci sur le H62 :
"Seule une personne se faisant suffisamment petite, acceptant totalement sa petitesse,
bien ancrée dans la matière et incarnant son humanité peut parvenir et accéder ensuite à sa grandeur suprême,
à l’éveil au sommet de la grande montagne."


On note que deux traits yang sont au cœur du H62, comme encerclés par du Yin,
ce qui ne leur permet pas d’avancer. La prudence est de mise.
Le trigramme surplombe le tonnerre, c’est un signe évident de retenue.
Un pareil guide, invite à ne pas trop engager
des forces yang dynamiques comme si le retour du Printemps
veut paraître alors qu’un hiver est encore présent.

Le H62 est composé d'un élément faible situé
 à une place forte,
 donc contraint d'établir une relation avec l'extérieur.
Il ne doit pas se prendre pour ce qu'il n'est pas,
ni se perdre dans la folie des grandeurs en toute innocence,
même si une "Grande force " (ou une entrave)
est potentiellement présente, pas loin.

Toutefois le Livre donne cet avertissement :
que l'heure n'est pas aux grandes réalisations
et que celui qui n'est pas à la hauteur doit se montrer humble
et se concentrer sur les petites choses, penser à s’économiser dans l’usage du chaudron.
Pas simple connaissant les réactions toutes juvéniles au début de la vie.
Donc s'il est besoin d'user que cela soit en commençant petit.

Comme le Tao restaure constamment
l’équilibre en tempérant les excès,
dans certains domaines de la vie,
après avoir dépassé la mesure,
il est bon de réduire ses ambitions,
il est temps de ralentir
et de reprendre contact
avec son Être intérieur.

A Chacun d’en ressentir ces moments subtils de la vie,
 ce H62 est un passage étroit donnant accès au H 63, accomplissement.


Échanges de paroles, d'actions, d'expériences
comme si l’eau coulait alors qu’elle avait été gelée.
Suivre le dégel et l’écoulement ne demande pas un trop gros effort.

 Ce guide préconise de s’employer à faire patienter le déploiement
 de ces énergies yin-yang, ce qui réclame le besoin de développer une perception intuitive
 (cet autre regard du chaman)
qui fait que l'on vibre à l’écho bruyant (ou Influx) de l’univers en constant bouleversement.
Changements passant en des cycles ininterrompus.
Il est recommandé toutefois de passer un certain temps en une belle antichambre qui mène au H63.

Ainsi de coller à cette constance des changements de l’univers,
 est-ce possible de les maîtriser ou du moins une partie ?
Oui car la Montagne et son symbolisme permet une méditation.


[Par cette belle étude on en dégage de la lumière,
et de l’observation d’un ou de plusieurs petits défauts survenant dans le quotidien,
 une aide précieuse, providentielle de survenir.
Souvent nos paroles de s’en tenir à de la simplicité.

 Symbolisme des trigrammes.
Cette étude, invite à comprendre comment faire face à une situation
qui ne demande qu’à s'installer dans l’harmonie .

Symbolisme des trigrammes.
H52 : le trigramme Montagne est en bas comme en haut.
H62 : le trigramme Montagne en bas est surmonté du trigramme Tonnerre.

H52 : Une terre sur une autre terre est la montagne se dressant
 et d’être un promontoire idéal.
De ce sommet un grand œil se retourne pour regarder,
la vue de se porter soit derrière lui, soit à l’intérieur de lui.
Vaste panoramique pour méditer !

Ce n’est pas chose facile de ne pas s’employer
lorsqu’un plan énergétique (de méditer) a lieu.

H62 :Montagne et Tonnerre s’opposent, mouvement, stabilité, c’est particulièrement bruyant.
Le calme de l’emporter puisque la recommandation de la montagne est une énergie de sagesse.
Est-ce sous la forme proposée d’une quête de Soi ?
Se stabiliser est une marque d’entrevoir toute situation avec calme alors que le tonnerre voudrait exposer son fracas.
"Celui qui se maîtrise lui-même détient la vraie puissance. "
Puis après en avoir trouvé les petits défauts et de s’en tenir à une révision des objectifs en baisse.
Ensuite, bien après d’engager au " bon moment "
une action énergique tout en harmonie puisque le H63 n’est pas loin.

Précieuse est l’action si l’harmonie est présente.  Lèvres scellées

Pour cette association nous pouvons avancer qu’en toute décision énergique
 parfois on demande de s’entourer de conseillers et les plus proches sont ceux
 qui inscrivent l'harmonie en leur foi,
et plus besoin de prendre un temps de réflexion.

Cette association est significative
de mûrir (des projets), c’est la méthode employée par tout "grimpeur d’une montagne" et d’apaiser le mental.
 Parfois le retrait en un lieu escarpé voire même une simple colline
produit une perception intuitive qui sommeillait en chacun.
On se révèle pour ne pas écrire on s’éveille.

Restaurer les équilibres par une action de stabilisation, se reposer,
faire pause pour méditer, c’est un retrait en harmonie qui se produit afin
 d’appréhender tout excès, tout « trop plein »
étant encore en suspens.

Connaître les transformations auxquelles il faut faire face chaque jour,
c’est prévoir et parfois si déconcertant, une méditation devenant bien utile
 pour harmoniser une situation complexe.

Revenons à ce terme de méditation,
un terme qui indique d’entrer en l’intérieur,
de pénétrer, ceci avec deux indications majeurs,
le lieu et le mouvement. Ici le guide d’évoquer une antichambre
et le mouvement est de prendre patience.

C’est l’occasion de saines remises en route et de réaménagements bénéfiques.
On se fait reconnaître, on se met en défi, un courage , une patience, une lucidité
et des ressources en soi d’être dés-enfouies.

Cela demande de faire preuve de sérénité,
d’épurer son regard,
de rectifier sa posture,
d'arriver à gérer une énergie fougueuse (celle du feu)
en pleine méditation, pas simple …mais possible,
en fait une expérience de plus, une gymnastique du paradoxal  Lèvres scellées
comme le Livre de nous y baigner à plusieurs reprises.

En cette étude,
on peut y voir alors la pratique des souhaits, comme par exemple de
faire un vœux et de l'envoyer au ciel.  Lèvres scellées
 
Connaître les transformations auxquelles chacun fait face chaque jour,
c’est prévoir mais lorsque la puissance céleste yang s’en "mêle",
il s’ensuit un regard nouveau, des pensées nouvelles et des paroles justes
à point nommé, les disperser à des distances.
Il s’ensuit des actes accomplis fort appréciés.

De quoi amplifier autour de soi et de franchir la porte du H63.
  Lèvres scellées


Guy H

[Aparté : A signaler qu'il n'y a aucun rapprochement à des événements actuels et si cela était,
complètement fortuit cela serait, car les baguettes utilisées apportent chaque jour des hexagrammes de manière aléatoire pour cette étude.]

 3 
 le: 03 Juillet 2026 à 18:16:13 
Démarré par Guy H - Dernier message par Guy H


De C.J.-D..Javary :
Le Yi Jing n’est pas un livre de sorts, il ne prédit pas l’avenir.
Il analyse l’organisation du moment présent de manière à nous aider
 à y insérer au mieux notre action.

C’est fondamentalement un guide de stratégie de la vie quotidienne,
un manuel d’aide à la prise de décision et c’est en cela qu’il est en plein accord
avec la tradition confucéenne.
(p162 : Grandir avec Confucius.)


H60, la mesure, les limites et
47, creux de la vague, oppression, épuisement ou accablement.


Deux hexagrammes d'une simplicité :
 le H60 se donne l’idée d’une mesure qui se met en mouvement,
avec quatre traits à une très bonne place.
Et le guide H47, d’exposer les conséquences des limites imposées, il s’ensuit un état d’épuisement
parfois allant jusqu’à une dépression.



https://astropalais.forumactif.com/t1387-60-la-limite

60, la limitation, les limites ou la mesure.

Les mots : autodiscipline – pratique – respect de soi – introspection –
entraînement à la patience – accumulation d’énergie – rituel – maturité.

Mais aussi :
Cérémonie, rite, règle de bien séance. Économiser, modérer, tempérer, mesure.
Fermeté d’âme, droiture, fidélité. Rythme. Degré, niveau, classe. Lettre de créance.

Autres symboles :
Aller vers les bambous - régulation -mesure -économie - souplesse - partage -
confondre économie et partage avec radinerie - les bambous proches les uns des autres arrivent
à croître et partager sans nuire - s'arrêter quand il faut.

Le Ricci : modération, moment où un élément modérateur limite les excès
 et d'assurer l’union.


Le ciel antérieur du H60 est le H7,
LES GENS EN ARMES.
Mais plus communément appelé : discipline.
Si l’Être de valeur, établit des règles elles doivent être rigoureusement respectées.
Un ordre est validé, c’est une discipline à rapprocher à un acte militaire anodin.
 Une compagnie de gens en armes (limitée dans ses déplacements)
 d’être au garde-à-vous sur la place d’arme d’une caserne à la levée du drapeau.
La liberté d’action échappe au soldat, elle est dite limitée.


Au-dessus de la Brume (du Lac) il y a de l’Eau.
Que d’eau, que d’eau la mesure s’impose.
Sachant que le premier trait changé donne l’hexa dérivé H29. Le trigramme eau redoublé.
Un entraînement pas simple à mettre en pratique si ce n’est par
 l’apport assez singulier des six « compagnons » au H60.

Six hexagrammes dérivés apportent une vision globale à ces limites avec
une précision subtile de comment on exploite la mesure avec ces jolis ingrédients.

-   H29, entraînement aux abîmes : un temps où la proximité
de précipices cause une incertitude anxieuse. On y dépasse la peur et la sensation de vide en établissant son cœur.
-   H3, la confusion des débuts : commencement plein de promesses,
un terrain vierge mais chaotique, qu’il s’agit de défricher, démêler et organiser.
-   H5, l’attente : la patience prévient d’élans fougueux, elle ne doit pas non
plus être prétexte à un attentisme anxieux.
-   H58, l’échange : le temps de dialogue ouvre à se mesurer par et
 dans une alternance d’expression et d’écoute.
-   H19, l’approche : c’est se tourner vers l’autre avec bienveillance
et savoir canaliser l’effervescence que la proximité suscite.
-   H61, la confiance au juste milieu : belle invitation à trouver la bonne distance
entre soi et le monde extérieur. Un juste équilibre entre affirmation et ouverture,
 est le seul chemin valable pour instaurer des relations fluides.


Ainsi est exposée la situation de ce qu’est la mesure,  les limites.
C’est pourquoi la nature impose des limites à toutes choses,
 obligeant l’énergie à croître de l’intérieur si elle ne peut plus de croître à l’extérieur.

En fait, sans limite, il serait impossible d’optimiser notre potentiel.
Afin d’éviter toute mesure amère dit-on
 il est bon d’agir avec modération, afin d’économiser l’effort et
 de canaliser l’énergie.

Ainsi l’homme de bien établit les nombres
et les règles en évaluant l’agir qui déploie le talent.
C'est-à-dire que le cadre dans lequel l’action se déroule doit être parfaitement défini.
Les limites ne doivent pas en être dépassées.
L’économie est le but des limitations…
l’action mesurée en est le résultat.

On dit que dans la mesure, les brumes
d’abord se dispersent, puis s’assemblent peu à peu en un courant unique :
une cohésion s’établit – une direction se dessine –
 la vitalité est endiguée qui s’éparpillait sans contrainte.
Le flux de s’exposer en soi puis envers les autres.

Que devons-nous encore apprendre de la mesure ?
En la Dixième Aile, il est dit : s’arrêter !

A partir de la grossière image d’un pied ou de l’empreinte d’un pied,
c’est la représentation d’un pied qui ne franchit pas la limite et s’arrête à l’endroit correct.
 C’est donc avoir (H34) la Force du Grand pour sens de s’empêcher
 
et (H52) la Stabilisation avec le sens de calmer.

Mesure, c’est trouver le rythme par lequel la vitalité se déploie à sa juste mesure,
en harmonie.

Une citation de Montaigne apporte une belle pensée de ce H60
comme beaucoup d’autres penseurs dans l’antiquité chinoise.

"La grandeur de l’âme ne consiste pas tant à aller vers le haut et en avant
qu’à savoir trouver son rang et s’y limiter. "


Tout se tient, la mesure est bienvenue,
elle représente tout ce qui régularise, tempère et délimite.
Établir une cadence permet de trouver un souffle, reconnaître les limites
 permet d’habiter un territoire, poser des frontières permet
 de modérer les élans et de déterminer un cadre.
Et un retour logique de se préparer comme d’entrer en scène
par un court séjour d’automne.

Cependant, lorsque tout se mêle et que l’heure est à la régulation,
 imposer ou s’imposer des règles trop rigoureuses,
des barrières trop étanches, c’est dépasser la mesure et
aboutir à obtenir un effet contraire à l'harmonie.

Reconnaître les limites, celles d’autrui et les siennes propres,
 c’est trouver la juste cadence entre manque et trop plein,
 entre laxisme et rigidité, et ainsi créer un espace de circulation fluide
où peut s’épanouir le flux vital qui nourrit les dix mille êtres.

Cette action de l’esprit aide au mûrissement de toutes choses.

Équilibre entre fermeté et souplesse tel est le contenu de tout hexagramme du Yi Jing,
particulièrement ce H60 où la progression pas à pas est fort utile.
L’image de l’hexa : la brume (ou lac au-dessus de l’eau) symbolise
le désir d’expression et d’échange. Une communication en harmonie de revenir
à son point de départ tel un boomerang.

Appétence bien légère quand
il s’agit de découvrir son talent
et d’en affirmer les contours.

Il y faudra le contact avec l’extérieur et ses difficultés,
avant que l’innocence ne s’estompe et
 que le pouvoir propre ne se révèle.
Peu à peu, dans le va-et-vient entre audace et retenue,
on repère les critères de l’action adéquate et
un potentiel de se déployer à la juste mesure.

Zhong Yong ajoutait ceci sur les limites :

"Quand le contentement ou la colère,
la tristesse ou la joie ne se sont pas encore déployés,
 c’est ce qu’on appelle la centralité ;
et quand ces sentiments se déploient
mais demeurent tous en équilibre et modérés,
 c’est ce qu’on appelle l’harmonie.

La centralité est le grand fondement du monde,
l’harmonie est sa voie universelle."


L’harmonie : serait-ce les contours de l’existence ?

Jacques.E.Deschamps , d’apporter une belle pensée à propos de l’harmonie en son ouvrage:
 " 64 réponses pour ouvrir sur soi et la vie les portes de la sagesse. " Ed.Axiome
" Le visible ouvre nos regards sur l’invisible. "
Anaxagore.

" Mille chemins menant en terre de lumière et cependant l’aveugle est le seul à les voir !
Mille remparts cernant le château de l’amour et pourtant aucun mur, pourtant aucune porte !
Mille arbres constituant la forêt du savoir et l’on n’y voit jamais que mille grains de sable !
Mille fois mille voix qui chantent la sagesse et l’on n’entend jamais que l’écho du silence !
Mille fois mille mots dans le livre du Verbe, mille fois mille mots sur mille pages blanches !

Marcher sur un chemin invisible et, pourtant, garder en son esprit le but de son voyage,
 boire l’eau du désert, franchir le mur sans porte,
écouter le silence et le chant du silence,
 se taire et, se taisant, être l’écho du Verbe,
 voici ce que le sage ou l’enfant malhabile accomplit sans effort
et sans même y penser…./……/…
Quand l’esprit et le cœur deviennent ennemis, on en perd le sommeil,
 le corps tombe malade.

Quand la cime et l’abîme ensemble se confondent, la glace fond
et l’eau va nourrir l’océan…./…
Engendre l’harmonie du seul fait d’être soi,
Tout cela est aussi simple que RESPIRER."


Voici un très beau rapprochement avec un film fort agréable en émotions
« Les ailes du désir » de Wim Wenders où un ange résigne
à son état d'invisible et de s’ouvrir au réel sur terre par l’attirance d’une belle trapéziste,
tous les deux retenus entre ciel et terre.

C’est dire qu’en cette romance le visible pousse à rechercher,
 découvrir l’invisible sur terre, hors limites.
L’inattendu de clore le film, l’ange reste bien sur terre mais avec
 une trapéziste envolée vers d’autres cieux .
Et puisque le cœur de ceux que nous aimons est notre vraie demeure,
des limites s’imposent comme en tout l’univers où y surgit une dispersion bienvenue
 que l'on attendait pas !

L’absence de limites conduit à une dissolution dans
l’infini et représente une menace.
Aussi les limites, bien que souvent désagréables à observer,
sont-elles les garantes de la bonne marche de l’univers ?

Le monde visible est mesuré alors que le monde invisible ne l’est pas.
De fait une inspiration à ressentir en soi, un souffle intérieur, invisible de nature à comprendre
que " l’inattendu est de tous les instants : le vivant en est tissé depuis longtemps. "
 De Pierre Faure.
" La voie se réalise à mesure que nous y cheminons ;
 les choses deviennent ce qu’elles sont à mesure que nous les disons telles."


Pas simple de prendre conscience à se conduire en harmonie
 avec le Tout cosmique et d’être en mesure de MESURER.

Le guide est une source d’inspiration à aller voir en ces temps
où tout est mesuré, il est utile de décanter…et si des nœuds gordiens
 se mêlent à une situation complexe,
il est bon d’être modeste et Grand
tel un Tchouang-tseu.
 Celui qui inspire tel un chaman-sourcier d’aujourd’hui
comme autrefois et de travailler directement sur les énergies et les formes qu’elles prennent.

 C’est convoquer les sources et remodeler les dispositifs qui vont au centre
 
au cœur même où se travaille le vivant.
 Comme briser ce qui était lié par l’action du temps.

La citation de Carl Gustave Jung est manifestement liée au H60 :
" Toutes les formes sont soumises à l’action du temps,
elles vieillissent, souffrent, s’écroulent, à moins qu’elles ne se métamorphosent.


L’humain a souvent une envie de s’augmenter et paradoxalement en a peur.
Il oscille constamment entre le désir de changement et la peur de changer.

C’est en cela que le guide H47 est de circonstance
car il est question de mesurer les énergies Yin comme Yang
qui épuisent et de diminuer à tout un chacun ses propres ressources.

Faut-il un guide pour nous porter lors d’un épuisement passager
un accablement qui avait trop duré ?
Pour cela les conseils du H47 seront bien utiles.

Difficile d’admettre cet hexagramme qui parle d’impossibilité d’agir.
Excepté l’Être Grand, de valeur ou d’envergure
en ne perdant pas de ses forces
il détient un présage faste.


Ce guide, paradoxalement participe à traverser
 des "tempêtes" dues aux LIMITES, un temps d’enfermement,
 voire d'emprisonnement provisoire. 
Une belle épreuve d’un lâcher prise et de s’ancrer en soi-même.


Une citation de Nietzsche dans « le Crépuscule des idoles » est appropriée à ce H47,
"Ce qui ne me tue pas me rend plus fort ! "


47, accablement, éreintement, épuisement, oppression, épreuve.

https://astropalais.forumactif.com/t1374-47-l-affliction

Et y a-t-il pire que  d'avoir traversé la vie sans houle et sans naufrage,
d’être resté à la surface des choses, d'avoir dansé toute une vie au bal des ombres."

Christiane Singer.

Ce H47 a été très commenté par beaucoup d’auteurs (es) c’est dire qu’il a fait l’objet de belles
 passes d’armes entre les écrivains, psychologues et grands penseurs
sur le sujet de la dépression. Il y a eu et il y aura encore beaucoup à lire.

Sujet fort propice à se comporter avec une conviction, défendre sa parole.
C’est la raison d’être de l’Être Grand nous dit le Livre.

 En la Grande Image on lit :
" De la brume mais pas d'eau : ACCABLEMENT.
Ainsi l’Être de valeur,
en faisant aboutir ses aspirations,
accomplit son mandat.

 Extrait du " Classique des mutations " de Pierre Faure.

Si la brume est au-dessus de l'eau, elle n'est pas d'une même nature
ni d'un même mouvement, qu’elle soit en bas ou en brume par le haut..

Les différents sens du H47 :

Un moment où on se sent seul, abattu, démuni, à bout.
Des difficultés de communication, pouvant aller jusqu'à l'incompréhension totale.
Un contexte de désaccord compliqué, difficile à traverser,
dur quand il est accompagné de luttes de pouvoir.
Une épreuve pour les convictions personnelles.
Une situation où personne ne fait de cadeau.
Une exigence démesurée, sans concessions.
Un enfermement dans ses vérités propres, que l'on peine à exprimer et à définir.

Le trigramme Eau est surmonté du trigramme Brume (du lac).
C'est un excès de la satisfaction et du péril,
réunis ils décrivent un bonheur mis en péril.

Les mots : restriction – épuisement – dépression – diminution des ressources –
 sentiment d’isolement – punition – confinement.

Mais aussi :
Entourer, encercler. Pauvre, à bout de ressources. Pauvreté, détresse. Difficile. Se tracasser.
Souci, anxiété. Fatigue, épuisement. Avoir sommeil.

Autres symboles :
Un arbre aux racines visibles se trouve limité dans son expansion – être encerclé – un arbre en prison –
fatigue – incompréhension – toucher le fond – deux arbres en prison se trouvent par hasard nez à nez.

Le Ricci : oppression, moment où, face à l’adversité, la persévérance dans l’effort permet de conduire au succès.


Le ciel antérieure du H47 est le H8 L’union, la solidarité
une alliance qui est incertaine de provoquer plus qu’un malaise,
 un épuisement qui appelle à se ressourcer en son intérieur.
Comme aussi lors d’un second oracle demandé en H8 et de convenir
à prendre un chemin idéal pour tout voyageur passant par une épreuve.
Lèvres scellées

Le H47, l’épuisement ou oppression est une situation qui fait accepter
des temps maussades voire noirs (être dans le creux de la vague).
Ils sont liés à un état de délabrement, d’épuisement,
d’oppression, d’éreintement, dépression et qui paradoxalement oui,
 sont des temps fastes, opportuns pour
l’homme de bien.


Le Zhou Yi d’ y lire dans l’appréciation
Éreintement, le ferme est encerclé, danger et joie.
Éreintement sans perdre la force de réussir, n’est-ce pas seulement le sage qui peut y parvenir ?
Persévérance, Faste pour le Grand Homme (car) le ferme est au centre.
Des paroles sont énoncées mais restent incomprises, accorder de l’importance
à la parole est sans issue.

 
Gonflé par les deux grands « porteurs » de la vie le Yang et le Yin,
 les désirs de réalisation
manifestement sont grands mais de se heurter à des incompréhensions voire des rejets,
 qui ne sont pas nécessairement un drame.
 Le H46 est un élan vers le « haut » une poussée vitale,
un souffle de s’exprimer……à force une contrainte survient,
 une fatigue, un épuisement, disons bien naturel. Vient le H47.

"…/… Présage d’ouverture pour un Être d’Envergure.
seulement ses paroles prononcées sont parfois incomprises,
c'est qu'il se recueille en son for intérieur."


Cyrille Javary écrit de façon éloquente, en début de texte sur ce H47:
"Épuisement est un moment où un difficile face à face avec autrui
place face à soi-même..."

Si le H48 est un puits, une compénétration, le H47 est un face-à-face.

Cherchons un peu dans la nature ce qui nous fait comprendre
cette citation par l’apport du contenu de ce H47.
Tout est dans la nature et si l’on s’en approche,
 Cela conduit à éveiller d’autres réponses
à tous soucis comme faire un choix.

Observer la nature à commencer par l’eau.
L’eau qui par un mouvement continuel atteint son océan et une autre eau,
 celle contenue dans la brume en fines particules d’eau d’occuper toutes étendues.
Un mouvement se discipline et trouve la force de franchir les difficultés,
recréant le lien entre le gouffre intérieur et la bouche qui l’exprime.
Une rencontre se faisant en silence par un aspect fluide, un côté spirituel
de la vie.

Jean-Philippe Schlumberger pour qui l’Accablement représente, en quelque sorte,
  la destruction du H45 « le Rassemblement » par mutation du second trait,
 il apporte un élément probant sur le plan spirituel :
 "…/…on retrouve dans le texte la mention du sacrifice rituel,
ce qui peut être traduit, dans la situation de l’Adversité,
par le recours à la foi, à la prière
ou à quelque disposition intérieure possédant la même signification."


Être en position d'isolement, d'épuisement parfois,
donne cependant les moyens de regarder autrement toutes situations
et d’entamer un pas rassurant où l'inquiétude n'a plus de prise et
 de revenir à une stabilisation, d’autres d’écrire de s’installer en une centralité.

Voyons la position de Carol.K.Anthony et Hanna Moog en leur
« Yi King, l’ Oracle de la Voie du Cosmos » :
" Oppresser/épuiser désigne en premier lieu les situations
 qui épuisent continuellement la réserve de chi , ou force vitale -énergie puisée
dans le vrai soi et prodiguée à la naissance.

Dans des conditions normales, cette réserve s’emplit continuellement grâce au contact harmonieux
de la personne avec autrui et avec la Nature, à travers ses sentiments.
Cependant le conditionnement social au cours duquel l’ego s’est développé,
 ainsi que que d’éventuelles expériences traumatisantes
ont coupé la personne de ses sentiments et de sa capacité à échanger sereinement
avec la Nature et avec autrui,ainsi qu’elle en a besoin. "


Ce H47 est difficilement abordable puisque lié à un enfermement soit abstrait ou concret.
Un état d’épuisement pour en sortir du positif, n’est pas simple à vivre
et encore moins dans une situation où tout est sous
l’aura d’un imposant besoin de se nourrir d’un enseignement supplémentaire.


".../...C'est aussi prendre le risque de se remettre totalement en question et
 de vérifier le bien-fondé de sa façon de voir les choses en allant puiser à la source même de son être. ……

[le puits étant l’hexa suivant qui s’impose]
C'est ainsi qu'il est possible de trouver le sens véritable de ses aspirations et de donner corps à sa parole.../…"
ainsi écrit si bien Dominique Bonpaix en son ouvrage :
" Le Yi Jing pour les nuls".

De Pierre Faure: "…/…la parole ou compénétration qui signifie communiquer
au double sens du terme, d’abord circuler aisément, passer librement,
 ensuite pénétrer par l’intelligence, comprendre à fond.


C’est un enseignement de plus que de passer par une épreuve d’accablement, d'oppression,
la difficile prise de conscience d’un manque de vérité
oblige à faire retour sur soi
pour vérifier ses certitudes, et renforcer sa foi.
Cette situation d’accablement présente des défis à relever.
Pierre Faure de les énumérer :

-   Savoir assumer et défendre ses convictions malgré un environnement hostile.
-   Réfléchir aux raisons de l’isolement et de l’incompréhension.
-   Faire le nécessaire pour sortir par le haut d’un mauvais pas.
-   Ne pas s’enfermer dans des exigences irréalistes, prendre conscience de leur aspect exagéré,
ne pas couper le lien avec les autres.
-   S’investir réellement dans ce à quoi l’on prétend, être à la hauteur de ses exigences,
tout faire pour être crédible et faire passer sa parole.
-   Apprendre à modérer ses injonctions sans pour autant faire des concessions.


Seul celui qui vit le lien entre ce qu’il ressent et ce qu’il exprime,
 peut maîtriser ce qui " accable "
et de patienter aisément cela n’étant pas permis à tout un chacun,
sinon à celui qui « colle » avec les saisons.

Une autre image est l’occasion de toucher la pensée du H47,
par le pictogramme lui-même :

" Un arbre, dont les racines sont bien visibles, est entouré par un mur étanche.
L’arbre, dans la symbolique chinoise, est lié au printemps, à l’extériorisation du flux vital.
Or, cette propension est ici bloquée. C’est la non-communication avec l’extérieur.
Les racines sont alors importantes et de grandir malgré un état d’enfermement. "
Toujours de Dominique Bonpaix.

Dans le texte chinois, on fait référence à l’être d’envergure,
à de rares situations (des 64 hexas) on demande de requérir
à l’intervention directe d’un homme de parole…
et en fait de trouver déjà l’homme-femme qui peut être soi-même…
mais changé,
ou plutôt transformé-métamorphosé !

L’homme de bien ou dit d’envergure, ne déroge pas aux vérités qu’il se donne,
il découvre dès lors, sous l’exigeante contrainte dictée par les circonstances,
 le lien secret entre désir et mandat.
 Il sait que le Yin ne donne pas quelque chose de bon en paralysant
le Yang car c’est lui qui l’anime.

 Et donc, cet homme ou femme parle juste et d’émettre les mots appropriés
 même lorsqu’il est accablé, le yang l’ayant forgé dans le secret de l’harmonie.
Il n'est pas affecté par une situation contraignante d'enfermement
respirant plutôt un vent de liberté parfois dérangeant.

Sa mutation, sa parole, de confuses et incertaines qu’elles étaient,
devient pouvoir :
l’affirmer au dehors impliquait de savoir la forger
dans une forme solide et durable...malgré pour certains étant une forme menaçante.

De Jean Lévi.
" Au cœur d’une situation d’empêchement, il y a un chaos sous-jacent,
 une indétermination à même de faire évoluer ce qui est régulier,
défini ou statique. "

Puis une autre:
"Ce désordre est ce qui rend difficile d’entreprendre à l’extérieur et
 incite à ramener ses forces vers l’intérieur.
En évitant de s’extérioriser quand le désordre règne
(ou les difficultés, obstacles),
On rassemble ses énergies dans un mouvement de gestation
qui prépare les éclosions futures… "

 Citation dans le Yi Jing de C.Javary.

Tout en ce H47, incite à « SE TENIR » pour mener à bien tout ce qui doit être entrepris,
projet, idée de bien être.
De Tchoung tseu :
"  Le " vaste Ciel " ne favorisera pas ton action
 si tu agis par calcul :
 aucune ressource cachée ne viendra te seconder
 au moment décisif."


En cette association, H60 se changeant en  H47,
deux traits vont changer, la premier et le quatrième. Que nous indiquent-ils ?

A lire leur hexagramme dérivé respectif,
1er trait : H58 : L’ ÉCHANGE. Est décrite une disposition légère,innocente, naïve
 avec cette citation de Schlumberger : Au point le plus bas, lorsqu’on attend plus rien,
ue forme de sérénité très particulière devient possible.

4èm trait : H29 : L’ ENTRAÎNEMENT AUX ABÎMES.
Sont décrits des moments de doute, d’angoisse, de division intérieure, que l’on dépasse en
se reliant au cœur et en gardant confiance.

De cette étude,  il est important de déverrouiller son cœur
par - un nouveau mode de pensée
- une nouvelle vision spontanée des anciennes
turpitudes d’épuisement comme d’anciennes mémoires. Lèvres scellées

L’association des H60 et H47 avise qu’en toutes circonstances favorisantes,
 ou défavorables seulement
elles peuvent être contrariées comme l’écrit Winnicott :
par la "mise en relation du dedans et la réalité du dehors."

Le symbolisme des trigrammes est évocateur :
H60 : le trigramme Eau en haut de surmonter le trigramme Brume (du lac).
H47 : le trigramme Brume (du lac) de surmonter le trigramme Eau.

Par deux fois le trigramme Brume (du lac) apparaît, une fois en bas, une autre fois en haut.
On indique par ce trigramme qu’une communication est soit étouffée,
limitée soit de ne pas s’exprimer du tout et de ne retenir que du silence.
Leur trigramme sont inversés.

H60 : ce qui surprend c’est la finalité par  l’ EAU !
La brume est légère, ces gouttelettes d’eau d’êtres submergées et alors !
Bien sûr que non, elles parlent à l’eau afin de demeurer gouttelettes, petites mais nombreuses.
Joliment, l’eau limite, mesure et s’accorde dans la famille Eau.

Parfois c’est l’eau de dépasser ses limites et de finir en inondation,
en canicule, comme si le H60 d’en appeler à l’aide puis après cette aide,
d’être en mesure de faire face au H47.

H47 Que vient faire cette eau agitée par de la brume ?
 Une danse de plus comme une dépression ?
La brume qui s’élève a tôt fait de s’évaporer et l’humidité de s’épuiser :
expression légère, à laquelle manque la profondeur de l’eau.
Elle n’inquiète plus car pas découragé par les difficultés, on renforce son courage
et de trouver en soi les ressources nécessaires pour réaliser ses objectifs.

Cette étude permet de prendre le pouls du monde
 afin d’en connaître les périodes favorables ou défavorables
 pour agir ou ne pas agir… pour se mettre en accord ou
laisser un désaccord suivre son cours.

Ainsi d’interroger les tiges d’achillée pour construire un bonheur. Lèvres scellées
Et "ça marche" !
De convenir :
  qu’une LARME ne montre pas la fragilité d’une personne
 mais la grandeur de son cœur .
(GH)

On échange premièrement des paroles puis des actes.  Lèvres scellées
En cette étude il est utile de se fier à la nature fluide de la vie
et des paroles qui tranchent,
des paroles parfois perçues comme des menaces,
car l’esprit interprète souvent (et il se trompe)
 la vulnérabilité comme une inadéquation.

Alors qu’il est question principalement de restaurer (rétablir)
la libre circulation des êtres en agissant sur ce qui y a fait obstacle.
On découvre l’aspect défavorable de l’ego et l’ego collectif qui emprisonnent.

A soi de prendre ce flux " à bras-le-corps "
 ou de le laisser aller, belle manière de modeler et vivre
des souffles nouveaux pour dénouer des situations parfois bien orageuses.
Alors on lâche-prise volontairement, c’est ce qui suit un retrait organisé.

Lieu où tout est Yin
y réside un bel enrichissement.
  Lèvres scellées

Le Yi Jing en fait aide à appréhender
toutes les facettes du quotidien,
 c'est ce qui est contenu dans la phrase suivante:
" penser la place que l'on confère au yin
 comme celle accordée au yang."
…une discipline volontaire en sera bien venue.


Que dire de cette étude ?
Que l’entente entre Yin et Yang donne la mesure,
à la fois du yang et de son yin contenu en son intérieur.
 Être dans la mesure demande parfois de prendre de la distance fort utile
pour aborder d’autres rives, d’autres changements.

Un juste équilibre dans la mesure est nécessaire pour instaurer des relations fluides.
La MESURE est acceptée et de ne pas plonger en l’abîme d’une oppression.

Au  travers de cette étude,
c’est harmoniser le présent dont il est question.
Le quotidien est parfois inextricable sans solution apparente,
seulement par une action vigoureuse, limitée on parvient
à enclencher du neuf et cela demande de commencer petit.

Comptabiliser, mettre en place un système de mesures,
 bref tout ce qui est nécessaire à établir un contrat officiel
pour décréter autrement et partager des échanges nouveaux.
 Établir un mandat durable.

C'est d'avancer en des partages harmonieux dont il est question,
s’approcher au grand jour (après un temps d'obscurité)
 pour les mettre en place subtilement
des partages harmonieux.

Alors de se fixer un chemin et s’y tenir
tel est la recommandation de ce jour, évoluons
en un nouveau regard, accepter nos limites



Guy H

[Aparté : A signaler qu'il n'y a aucun rapprochement à des événements actuel.
Si cela était, complètement fortuit cela serait car les baguettes utilisées apportent chaque jour
des hexagrammes de manière aléatoire pour cette étude.

 4 
 le: 16 Avril 2026 à 19:07:10 
Démarré par Guy H - Dernier message par Guy H
Je remercie  Izazen
qui par ce site me permet
d'ouvrir une nouvelle rubrique
où chaque jour est postée
une lecture particulière des pensées contenues
dans les hexagrammes du Livre des Changements,
alors que d’autres écrivent des Transformations
ou Classique des mutations.

Les 64 hexagrammes représentent 64 situations dites "gabarit"
et une association de deux hexagrammes sera proposée en une combinaison subtile,
totalement aléatoire.

Ces hexagrammes du Livre contiennent des conseils,
des avertissements qui apportent une confiance et pour résumer,
ces conseils nous permettent d’être à la fois
 " au bon moment et au bon endroit."


A plusieurs reprises ces conseils sont posés pour se recentrer
 sur l'essentiel d'une situation et
parfois donner une leçon de gymnastique du paradoxal...
gymnastique subtile de l'interaction Yin-Yang.

 Il est nécessaire d'inclure un préambule à cette rubrique.

Certaines citations phrases rassemblées proviennent de plusieurs ouvrages
et versions du Yi Jing ou Yi King.
 Il s'agit donc d'un patchwork des versions les plus lues.
Les auteurs les plus connus qu'il est bon de les remercier pour leur talent:


Paco Alpi & Alain Constantin, Carol K.Anthony & Hanna Moog, Serge Augier,
Arlette de Beaucorps & Dominique Bonpaix, J.D. Cauhépé et A.Z. Kuang, Nathalie Chassériau,
 Jean-Pierre De Leeck, Philippe Duchesne,  Pierre Faure, Cyrille Javary, Elena Judica Cordiglia,
François Julien, Maud Kristen, Ma Deva Padma, Eric Jackson Perrin,
Paul-Louis Félix Philastre, Claude Pipitone, Jean Philippe Schlumberger,
Sylvie Verbois, Richard Wilhelm.


Voici donc une présentation quotidienne de deux hexagrammes:
 l'un qualifié d' "événementiel" un décors planté
 l'autre appelé "guide"ou conseilleur qui en fait se trouve induit
 en et par "l'événementiel", compagnon obligé.
 
Cette  idée nouvelle permet d'appréhender le présent parfois insaisissable,
ceci par une lecture différente des versions "officielles", conventionnelles.

Auparavant il est utile d'entrer dans un vaste univers du symbolisme yin-yang et
celui des huit trigrammes composant les soixante quatre hexagrammes.

 Déjà par des mots de plusieurs versions associés à chaque hexagramme,
une lecture nouvelle donne une vibration avant l'explication des hexagrammes propres.

En ces hexas du jour c’est la découverte des trigrammes,
 leur symbolisme, leur place, leur interaction.
Que le trigramme soit situé en bas ou en haut à eux deux,
 ils présentent une combinaison duelle
résumant le " cœur " des hexagrammes.

En "l'événementiel" est incluse l'image du décors de la situation particulière.
En "le guide" est proposée une réflexion supplémentaire appropriée pour
 visionner l'image sous un regard neuf et d'apporter parfois un conseil inestimable.
Avec un accompagnement de citations précises comme éclairage approprié.

Les aficionados des arts divinatoires seront déçus et
s'apercevront qu'il n'est point question d'examiner un horoscope du jour.
Cette présentation d'hexagramme est un entraînement élémentaire à la compréhension du Livre.
L'univers du Livre est immense...d’où l’ouvrage de Carol Anthony
 la seule auteure à avoir écrit :
 " la philosophie du Yi King."

Cet apprentissage quotidien peut devenir un savoir en attente d'être employé.

Une pédagogie des hexagrammes et à chacun de se forger une réflexion nouvelle avant
d'entamer un pas dans une action, avant de le retenir
ou bien de ne pas penser que l'on marche.

Ce Yi Jing est véritablement un compagnon harmonieux.
Une toute petite réflexion parfois fugace peut être
 bien utile lors d'un événement inopiné, imprévu...
celle qui échappe souvent.

Une pièce du puzzle (pour une situation précise) est toujours une découverte...
et nous donne "un coup d'avance "
 sur ce qui survient !
Et c'est par une nouvelle lecture (cet autre regard)
 que l'on capte le cœur d'un hexagramme.

Ce sera à chacun
d'attraper la balle au vol :
par un conseil déposé ce jour, une partie du texte, une image opportune,
une idée supplémentaire qui ne venait pas en mémoire.

C'est ce que je me propose d'apporter chaque jour.
Tant que possible, jour férié compris.

Et selon les 64 figures de ce livre
les commentaires quotidiens seront utiles pour aborder le comment:

 
- retrouver de l'harmonie,
  - progresser dans l'harmonie,
  -  ou s'en éloigner provisoirement en "harmonie"...
 paradoxalement utile.

Et si la lecture vous interpelle,
n’hésitez pas à commenter ces hexagrammes
selon votre moment présent …
mais faites vite car passé le délai de deux jours ces hexas
disparaîtront pour le plus grand bien du présent...
ainsi que vos commentaires.
 Parfois certaines images, photographies, dessins associés à votre commentaire
 seront conservés sous une autre rubrique.


Tout se prépare dans le présent,
 se construit et s’estompe
 selon le bon moment et le bon endroit.


Bonne lecture à vous avec un court texte en final,
à chaque post,en aparté une précision supplémentaire du côté fortuit de ce couple d'hexas
 qui ne provient pas d'un tirage ni d'une question préalable.

Aussi depuis 2007 une banque de données des hexagrammes est disponible, à votre demande
une association d'hexas précise peut vous être envoyée en passant
par ce site d'Izazen et
de lire la rubrique : "échanges d'hexagrammes ."


Guy H


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